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HCR | 70 milions de personnes déplacées dans le monde en 2018

En ligne depuis le 20 juin 2019

Le HCR, l’agence des Nations unies pour les réfugiés, publie son rapport statistique annuel des déplacements forcés de populations dans le monde pour l’année 2018. Un état des lieux montrant à nouveau une augmentation du nombre de personnes fuyant les persécutions, les guerres et les conflits de par le monde, avec près de 70,8 millions de personnes dans le monde déracinées. Une tendance mondiale qui ne se reflète pas dans le nombre d’arrivées en Suisse et en Europe, dont la politique aux frontières se reflète par le nombre de morts en Méditerranée et la situation critique dans les pays limitrophes. De fait, les pays pauvres accueillent deux fois plus de personnes déplacées que les pays à haut revenus. Dans un communiqué, le Bureau suisse du HCR rappelle que les demandes d’asile en Suisse sont paradoxalement à leur plus bas niveau, ce qui devrait inciter le pays à mieux accueillir les personnes qui frappent à sa porte, à améliorer la qualité des procédures d’asile et à un “engagement renforcé dans le cadre du programme de réinstallation du HCR“.

Ci-dessous quelques faits marquants du rapport, et le communiqué publié sur le site du HCR en accompagnement du rapport.

Lien vers le rapport du HCR: «Tendances mondiales / Global Trends»


Tendances mondiales 2018 : 7 faits marquants

ENFANTS: En 2018, un réfugié sur deux était un enfant. Parmi eux, 111 000 étaient seuls ou séparés de leur famille. Rien qu’en Ouganda, 2800 enfants réfugiés non accompagnés âgés de cinq ans ou moins ont été répertoriés.

MILIEU URBAIN: Davantage de réfugiés vivent dans une ville (61%) plutôt que dans une zone rurale ou un camp de réfugiés.

PAYS RICHES ET PAUVRES: Les pays à revenu élevé accueillent en moyenne 2,7 réfugiés pour 1000 habitants; les pays à faible ou moyen revenu hébergent en moyenne 5,8 réfugiés pour 1000 habitants; les pays les plus pauvres accueillent un tiers des personnes réfugiées à travers le monde.

LOCALISATION: Environ 80% des réfugiés vivent dans des pays voisins de leur pays d’origine.

DURÉE: Près de 4 personnes réfugiées sur 5 sont dans des situations de déplacements qui durent depuis au moins cinq ans. Une personne réfugiée sur cinq est dans une situation de déplacement qui dure depuis 20 ans voire davantage.

NOUVEAUX DEMANDEURS D’ASILE: En 2018, le plus grand nombre de dépôts de nouvelles demandes d’asile provenait de Vénézuéliens (341 800).

PROBABILITÉ: La proportion d’individus dans le monde qui sont réfugiés, demandeurs d’asile ou déplacés internes est passée à 1 sur 108 en 2018. Il y a dix ans, cette proportion était de 1 sur 160.

Le nombre de personnes déracinées à travers le monde dépasse 70 millions

La baisse des arrivées constatée en Suisse ne correspond pas aux développements mondiaux

Mohammad Ayub, 31 ans, et Kismat Ara, 3 ans, sont membres d’une famille rohingya dont les quatre dernières générations ont connu la fuite et l’exil. ©UNHCR/R. Arnold

Alors que le nombre de demandes d’asile déposées en Suisse a atteint son plus bas niveau depuis 2007, les chiffres publiés par le HCR, l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés, démontrent que le nombre de personnes fuyant la guerre, les persécutions ou les conflits dans le monde a dépassé 70 millions en 2018. Il s’agit d’un niveau sans précédent, jamais atteint en bientôt 70 années d’existence du HCR.

Selon les statistiques collectées dans le cadre du rapport annuel du HCR Tendances mondiales, près de 70,8 millions de personnes dans le monde sont aujourd’hui déracinées. Cela représente le double du nombre de personnes déracinées il y a 20 ans, et 2,3 millions de personnes supplémentaires par rapport à l’an dernier.

«Ces chiffres confirment à nouveau la hausse sur le long terme du nombre de personnes ayant besoin d’être protégées à cause des guerres, des conflits et des persécutions. Bien que la rhétorique au sujet des réfugiés et des migrants soit souvent toxique, nous assistons également à une vague de générosité et de solidarité, en particulier de la part des communautés qui accueillent déjà un grand nombre de réfugiés. Nous constatons également une implication sans précédent de la part de nouveaux acteurs, notamment dans les secteurs du développement, des entreprises privées et des particuliers, ce qui reflète non seulement la mise en œuvre du Pacte mondial sur les réfugiés, mais aussi son esprit», a souligné le Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés, Filippo Grandi. «Nous devons nous appuyer sur ces exemples positifs et renforcer notre solidarité envers des milliers de personnes innocentes qui, chaque jour, sont contraintes de fuir leur foyer.»

Le nombre de 70,8 millions de personnes déplacées de force dépasse la population totale de pays tels que la France et la Grande-Bretagne. En font partie 25,9 millions de réfugiés, ayant fui leur pays en raison de la guerre et des persécutions, soit 500 000 de plus qu’en 2017. Ce total inclut 5,5 millions de réfugiés de Palestine, relevant de la responsabilité de l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient. S’y ajoutent 3,5 millions de demandeurs d’asile, en attente d’une décision sur leur demande de protection. Le groupe le plus important – composé de 41,3 millions de personnes en 2018 – comprend les individus déplacés vers d’autres régions au sein de leur propre pays, catégorie dite des déplacés internes.

La hausse globale du nombre de personnes déracinées continue de dépasser le rythme auquel des solutions durables peuvent leur être trouvées. La meilleure option pour tout réfugié est de pouvoir rentrer chez lui de manière volontaire, dans la sécurité et la dignité. D’autres solutions incluent l’intégration dans la communauté d’accueil ou la réinstallation dans un pays tiers. Cependant, seulement 92 400 réfugiés ont été réinstallés en 2018, soit moins de 7% des personnes en attente d’une réinstallation. Environ 593 800 réfugiés ont pu rentrer chez eux et 62 600 autres ont été naturalisés.

«Quelle que soit la situation des personnes réfugiées – l’endroit où elles se trouvent ou le temps écoulé, il faut mettre l’accent sur la recherche de solutions et éliminer les obstacles qui empêchent ces personnes de rentrer chez elles», a ajouté Filippo Grandi. «Il s’agit d’une tâche complexe à laquelle le HCR dévoue toutes ses compétences, mais elle exige également que tous les pays unissent leurs efforts afin d’œuvrer pour le bien commun. Il s’agit de l’un des plus grands défis de notre époque.»

La baisse des arrivées constatée en Suisse ne correspond pas aux développements mondiaux

En comparaison, le nombre de demandes d’asile en Suisse a continué à baisser de façon notable. En 2018, seules 15 255 personnes ont demandé protection contre la guerre et les persécutions en Suisse, en comparaison à 18 088 l’année précédente et 27 207 personnes en 2016. Ces chiffres officiels incluant par ailleurs les demandes d’asile multiples et les naissances d’enfants de réfugiés et de demandeurs d’asile en Suisse, le nombre de personnes nouvellement arrivées en Suisse est en réalité encore plus base, équivalent à un total d’environ 10 000 personnes. Selon la Statistique en matière d’asile 2018 du Secrétariat d’État aux migrations (SEM), il s’agit du «chiffre le plus bas enregistré depuis 2007 (10 844 demandes)». La part des demandes d’asile présentées en Suisse par rapport à l’ensemble de celles déposées en Europe s’est quant à elle située aux alentours de 2,5, ce qui équivaut selon le SEM à la «deuxième valeur la plus basse pour la Suisse depuis la chute du mur de Berlin».

«Le nombre particulièrement bas de demandes d’asile offre à la Suisse une marge d’action pour se concentrer sur la qualité du nouveau système d’asile, entré en vigueur le 1er mars, et sur la mise en œuvre de l’Agenda Intégration», commente Anja Klug, Représentante du HCR en Suisse et au Liechtenstein. «Il ouvre par ailleurs un espace pour un engagement renforcé dans le cadre du programme de réinstallation du HCR. Celui-ci apporte en effet une contribution importante en matière de solidarité avec les pays en développement, qui continuent à accueillir 84% des réfugiés de la planète.»

Tendances mondiales 2018 : 7 faits marquants

ENFANTS: En 2018, un réfugié sur deux était un enfant. Parmi eux, 111 000 étaient seuls ou séparés de leur famille. Rien qu’en Ouganda, 2800 enfants réfugiés non accompagnés âgés de cinq ans ou moins ont été répertoriés.

MILIEU URBAIN: Davantage de réfugiés vivent dans une ville (61%) plutôt que dans une zone rurale ou un camp de réfugiés.

PAYS RICHES ET PAUVRES: Les pays à revenu élevé accueillent en moyenne 2,7 réfugiés pour 1000 habitants; les pays à faible ou moyen revenu hébergent en moyenne 5,8 réfugiés pour 1000 habitants; les pays les plus pauvres accueillent un tiers des personnes réfugiées à travers le monde.

LOCALISATION: Environ 80% des réfugiés vivent dans des pays voisins de leur pays d’origine.

DURÉE: Près de 4 personnes réfugiées sur 5 sont dans des situations de déplacements qui durent depuis au moins cinq ans. Une personne réfugiée sur cinq est dans une situation de déplacement qui dure depuis 20 ans voire davantage.

NOUVEAUX DEMANDEURS D’ASILE: En 2018, le plus grand nombre de dépôts de nouvelles demandes d’asile provenait de Vénézuéliens (341 800).

PROBABILITÉ: La proportion d’individus dans le monde qui sont réfugiés, demandeurs d’asile ou déplacés internes est passée à 1 sur 108 en 2018. Il y a dix ans, cette proportion était de 1 sur 160.

Le rapport complet: Global Trends


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