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Drôle de news | Centre pour récalcitrants… en sous occupation

En ligne depuis le 18 juillet 2019 et publié dans - modifié le 11 août 2019

Les agents de sécurité du centre qui font traverser la route aux enfants pour s’occuper. Un restaurateur qui se mord les doigts d’avoir embauché une aide pour assurer les dizaines de repas par jour annoncés. C’est la déroute au Centre «spécifique» des Verrières (Neuchâtel) prévu pour accueillir jusqu’à 60 personnes dès 2020, relève Arcinfo (18 mai 2019). Le journaliste Mathieu Henguely fait le compte : « A peine quatre requérants par mois aux Verrières. Seuls 26 […] ont été attribués au Centre spécifique durant les six premiers mois » Et 15 y auraient séjourné, certains préférant s’éclipser à la vue du bâtiment, rapporte un témoin. Question rentabilité, ce n’est pas mieux : 5 millions de francs dépensés par Berne pour la première année d’activité, en plus de l’achat et des coûts de transformation du bâtiment…

Où sont donc les « récalcitrants », ces demandeurs d’asile susceptibles d’être sanctionnés pour mauvais comportement par les fonctionnaires des centres fédéraux ou cantonaux?

Lors de la révision « urgente » de la loi sur l’asile portée par Simonetta Sommaruga en 2013, le Conseiller d’État Pierre Maudet, qui militait pour accueillir ce centre à Genève, n’avait cessé de parler de «250 récalcitrants actifs dans le canton de Genève»… Une exagération reprise sans sourciller 0ar les médias et déconstruite par le Comptoir des médias dans un fact-checking*. Dire que les autorités fédérales et cantonales se sont amusées à se faire peur (et à faire peur à la population) en criminalisant les requérants d’asile n’est en revanche pas exagéré.

SOPHIE MALKA

* «250 ‹ récalcitrants › à Genève, vraiment ?», Décryptage paru sur asile.ch, 30 septembre 2013


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