Afflux? Déplacé·es et réfugié·es dans le monde
Où fuient les réfugié·s?
Dans leur propre pays: les déplacé·es internes
« Les déplacés internes sont des personnes contraintes de fuir à l’intérieur de leur propre pays, notamment en raison de conflits, de violences, de violations des droits humains ou de catastrophes. Ils représentent l’un des plus grands groupes de personnes déplacées. »
HCR, Personnes déplacées internes
« Lorsque des personnes passent une frontière pour échapper aux persécutions, elles sont protégées par des conventions internationales et sont juridiquement considérées comme des réfugiés. Les personnes vivant une situation semblable qui quittent leur région d’origine tout en restant dans leur propre pays deviennent des déplacés internes. Leur protection relève de la responsabilité de l’État concerné, mais celui-ci ne peut cependant souvent plus l’assurer – ou refuse de la garantir au groupe de population concerné. »
Sur les 82,2 millions de déplacé·es internes à la fin de 2025 dans le monde, 68,7 millions (-7%) ont été déplacé·es en raison de conflits et de la violence, et 13,6 millions (+37%) en raison de désastres naturels.
Soudan (9,1 millions), Colombie (7,2 mio), Syrie (6 mio), Bangladesh (5 mio), Yemen (4,8 mio) sont les pays où se trouvent le plus grand nombre de déplacé·es internes.
Pour aller plus loin : Le rapport du Internal displacement monitoring centre présente de nombreuses cartes et statistiques interactives sur le sujet ainsi que des informations sur les réponses données à ce phénomène du déplacement interne.

IDMC, Global Report on Internal Displacement 2026
Hors de leur frontière: les réfugiés
65% des réfugiés trouvent refuge dans les pays voisins des situations de crise selon le HCR, l’agence des Nations Unies pour les réfugiés.
Plus de 70% des personnes déplacées sont originaires de seulement 5 pays (Global trends 2025, p. 25) : le Venezuela (417’000 réfugié·es et 6 mio d’autres personnes ayant besoin d’une protection internationale originaires du Venezuela; La quasi-totalité d’entre eux sont restés dans des pays d’Amérique latine ou des Caraïbes, principalement en Colombie, au Pérou ou encore au Brésil), l’Ukraine (5,2 mio majoritairement réfugié·es en Allemagne, Pologne ou République Tchèque), la Syrie (4,9 mio, la plupart hébergé·es en Turquie, Allemagne et au Liban), l’Afghanistan (3,7 mio, un chiffre en baisse de 36% par rapport à l’année précédente, qui s’explique par les politiques restrictives à l’égard des afghan·es en Iran et au Pakistan; ces pays restent toutefois les principaux pays accueillant les réfugié·es afghan·es, devant l’Allemagne, la France et le Royaume-Uni), le Soudan (2,8 mio réfugié·es au Tchad, au Soudan du Sud et en Libye) et le Soudan du Sud (2,4 mio, majoritairement réfugié en Ouganda, au Soudan, en Éthiopie ou au Kenya). Et c’est autour de ces pays que vivent le plus grand nombre de réfugiés.
Le rapport du HCR Global trends 2025 présente les éléments clés relatifs aux pays d’accueil (p. 28): il montre que 68% des personnes réfugiées dans le monde sont accueillies par les pays à moyen ou très bas revenus.
Pour aller plus loin : voir le rapport Global Trends 2025 du HCR avec des infographies éclairant de nombreux aspects des déplacements forcés dans le monde.

Pour casser quelques idées reçues, quelques caractéristiques démographiques sur les réfugiés dans le monde.
Le HCR estime à quelque 39% le pourcentage d’enfants (moins de 18 ans) parmi les réfugié·es dans le monde en 2024. Toujours selon l’Agence de l’ONU, les femmes et les filles représenteraient quelque 50% des personnes réfugiées.
