Amnesty | 95% des réfugiés syriens sont accueillis dans seulement 5 pays
La Turquie, le Liban, la Jordanie, l’Irak et l’Egypte accueillent 95% des réfugiés syriens, comme le montre cette infographie proposée par Amnesty International.
La Turquie, le Liban, la Jordanie, l’Irak et l’Egypte accueillent 95% des réfugiés syriens, comme le montre cette infographie proposée par Amnesty International.
Entre coutume ancienne et droit international, tout capitaine au long cours doit secourir chaque «navire en détresse» afin d’en sauver les passagers. On s’en convaincra en relisant Coke en stock (1958) de Hergé, ce réquisitoire humaniste contre le trafic des humains et le racisme contemporains! Même le forban cosmopolite Rastapopoulos s’incline devant l’impératif de la solidarité maritime, inscrite dans les droits naturels de l’humanité. L’horrible bonhomme, trafiquant d’esclaves, d’armes et de drogue, est contraint de secourir Tintin, Haddock, le pilote estonien Szut et Milou, naufragés sur un radeau de la Méduse en Mer rouge, après le mitraillage aérien de leur caboteur effectué par les Mosquitos de Bab El Ehr.
L’ «économie-monde» est le concept que Fernand Braudel nous a donné pour illustrer et exprimer le vaste dispositif engendré par le système économique capitaliste et ses mécanismes à jamais en quête d’expansion et de nouveaux marchés. Les évolutions globales des dernières années, culminant avec la situation désespérée des réfugiés qui se déroule à présent devant nos yeux, ont instauré à leur tour la «crise-monde», le pays de notre présent.
Samedi à Genève, 700 personnes ont manifesté pour l’ouverture de nos frontières et une protection des migrants.
Distinguer les réfugiés d’un côté, qui ont droit à la protection, et les migrants économiques de l’autre: une démarcation reprise en chœur aussi bien à droite qu’à gauche de l’échiquier politique, mais bien moins évidente qu’il n’y paraît.
Imaginez que la Syrie n’existe pas, que la guerre n’y ait jamais eu lieu. La crise des migrants en Europe ne paraîtrait alors pas si terrible.
Le 4 septembre 2015 au rassemblement citoyen sur la Place Neuve («Aylan et les autres: assez de morts») beaucoup de familles se sont réunies pour exprimer leur tristesse suite au décès de l’enfant Aylan retrouvé mort sur la plage de Bodrum en Turquie et pour exprimer leur solidarité aux réfugiés. Plusieurs personnes ont parlé, des juristes, des militants, des enfants.
Parmi toutes les stratégies rhétoriques destinées à légitimer des politiques d’immigration de plus en plus restrictives, brutales et attentatoires aux droits fondamentaux, il en est une qui a connu un remarquable essor ces dernières années – et plus encore ces derniers mois. Il s’agit de la thématique des «filières» de «passeurs» qui «exploitent» la détresse des migrants. Cette thématique, en diabolisant les passeurs (tous assimilés à des «réseaux mafieux» et à des «esclavagistes») et en réduisant les migrants au rang de pures victimes, permet du même coup de parer de vertus humanitaires les mesures gouvernementales les plus cyniques, et de criminaliser toute solidarité de terrain avec les migrants, qu’elle soit individuelle ou associative. Parce qu’elle est devenue l’un des principaux moyens de justifier l’injustifiable, sinon le principal, cette rhétorique particulièrement fallacieuse doit d’urgence être déconstruite.
Réfugiée à Yverdon, la famille Ali est menacée d’expulsion. Au terme d’un dangereux périple, elle est entrée en Europe par l’Espagne.
Depuis 2011, un cinquième de la population syrienne a fui à l’étranger les bombardements massifs de civils par Bachar Al-Assad ou les exactions de l’organisation Etat islamique. Les pays limitrophes subissent directement cette vague de réfugiés. Ailleurs, seule l’Europe prend vraiment sa part.
Suite à l’actualité dramatique liée aux réfugiés, nous vous proposons la consultation libre de notre reportage dessiné Les frontières de la honte de Taina Tervonen et Jeff Pourquié paru dans La Revue Dessinée n°7, au printemps dernier.
Les pays de l’Union européenne (UE) envisagent d’accueillir un nombre plus important de réfugiés syriens et, en même temps, ils essayent de fermer les portes de l’Union aux demandeurs d’asile originaires d’autres pays.
Geler les admissions, la motion «qui ne rend pas service» à la droite. L’asile reste au cœur de la campagne.
Les migrants venant de pays en développement sont plus de 200 millions dans le monde. Leur activité économique contribue non seulement à la croissance du PIB de leur pays d’accueil. L’argent qu’ils envoient dans leurs pays d’origine équivaut à trois fois le montant net de l’aide publique au développement. Le FIDA, fonds de l’ONU pour le développement agricole, basé à Rome s’est penché sur ce phénomène et cherche à sensibiliser sur les opportunités présentées par ce véritable trésor des migrants.
Fin 2013, après plus de dix ans d’intervention, les troupes combattantes françaises ont officiellement quitté l’Afghanistan. Laissant derrière eux une partie des interprètes afghans qui les avaient épaulés. Aujourd’hui, ces hommes se disent menacés et discriminés en raison de leur travail passé. Une démarche judiciaire sur le point de démarrer en France leur offre toutefois un regain d’espoir et une dernière chance, d’un jour, peut-être, quitter l’Afghanistan et son instabilité.
La capacité d’accueil des cantons sature car elle a été réduite au début des années 2000.
Une bande dessinée signée Zep.
Lors de l’examen de l’inexigibilité du renvoi de personnes étrangères à la santé précaire, il est possible pour ces personnes d’obtenir une admission provisoire en raison de problèmes de santé et de l’absence d’accès aux soins dans le pays d’origine. Selon les statistiques internes au Secrétariat d’Etat aux migrations (SEM), on constate qu’un nombre toujours plus important d’admissions provisoires pour raison de santé ne sont octroyées qu’après recours auprès du Tribunal administratif fédéral (TAF).
Migreurop Espagne exige du Gouvernement espagnol qu’il dresse un bilan des premiers mois après l’entrée en vigueur de la réglementation prétendant «légaliser» les «refoulements à chaud» à Ceuta et Melilla.
Le Centre social protestant, Solidarité sans frontières, Vivre Ensemble et les Juristes démocrates suisses invitent les Conseillères nationales et Conseillers nationaux à se poser 9 questions avant le débat sur l’asile du mercredi 9 septembre 2015, au cours duquel la restructuration de l’asile pilotée par Mme Sommaruga devait être discutée.
Septembre 2015: au cœur de ce que l’Europe appelle sa «plus grande crise migratoire depuis la fin de la seconde guerre mondiale», les consciences se réveillent-elles enfin? Après des années de monopolisation du débat public par les discours haineux de l’extrême droite, citoyens et migrants s’organisent pour exprimer leur indignation face au sort des réfugiés. Le point en Suisse, où l’image des pieds nus s’oppose à celle des rangers.
« Face à l’afflux de réfugiés qui tentent de gagner l’Europe, la Hongrie vient de construire un mur de barbelés. Un mur anti-migrants sur sa frontière opposée, celle avec la Serbie. Tout un symbole, un nouveau rideau de fer érigé 25 ans après la chute de celui qui séparait l’Est de l’Ouest durant la guerre froide ».
La Suisse aurait-elle pu accueillir Aylan, l’enfant de Bodrum, s’il avait eu la chance d’échapper au naufrage? La question nous hante. Car il n’y a plus de Suisse humanitaire. Il y a juste un pays écartelé entre le sentiment naturel qui porte à offrir son secours et la crainte de devoir consommer un peu moins. Et l’égoïsme l’emporte.
Des centaines de Suisses se mobilisent pour les migrants. Leurs possibilités d’action sont nombreuses même si les réfugiés n’affluent pas.
Il temps d’introduire un nouveau personnage qui pèse sur les politiques migratoires britanniques, le «British taxpayer», le «contribuable anglais». Par définition, le «British taxpayer» est hostile à toute dépense d’argent public qui lui parait injustifiée. La notion repose sans doute sur un état d’esprit présent dans l’opinion publique, mais c’est avant tout une catégorie du débat public, une construction politique et médiatique. Comme équivalent dans le débat public français, on a le «riverain», par définition hostile à la présence de populations présentées comme allogènes, comme les «Rroms» et les «migrants».
Proportionnellement, les cinq pays à avoir donné le plus de réponses positives aux demandes d’asile sont l’Allemagne, la Bulgarie, le Royaume-Uni, la Belgique et la France. Le nombre de demandes d’asile en cours augmente et a dépassé les 500’000. La Syrie est le premier pays d’origine des demandeurs d’asile.
L’émotion de la semaine écoulée, qui a marqué un tournant, va-t-elle durer et se transformer en actes? Pas si sûr.
Secouées par l’image du petit Aylan gisant sur une plage turque, plus de trois cents personnes se sont rassemblées ce vendredi soir à la place Neuve en soutien aux réfugiés.
Le nombre de réfugiés syriens dépasse désormais les 4 millions. La plupart vivent dans la misère et rêvent d’émigrer en Europe, après avoir perdu tout espoir de rentrer dans leur pays ravagé par la guerre.
Jeudi matin très tôt, une embarcation de pêcheurs délabrée, surchargée de 350 réfugiés et migrants animés par l’espoir d’atteindre les côtes européennes, a commencé à prendre l’eau à quelques kilomètres au large des côtes de Libye.
La photo du corps d’Aylan Kurdi, trois ans, retrouvé sur une plage de Bodrum en Turquie mercredi, a fait le tour du monde et bouleverse les consciences. Un lecteur du Temps, Selsa Maadi, père de deux enfants dont un fils du même âge, rend hommage à cette petite victime innocente de la tragédie du monde.
La crise de l’asile est bien réelle en Europe mais certains chiffres n’aident pas à appréhender ce défi. Ainsi celui de 800’000 demandes d’asile attendues en 2015 par l’Allemagne a été diffusé par de nombreux médias dont le Courrier international , Le Monde, Le TEMPS, etc… Observatrice des discours sur les réfugiés, la géographe Cristina Del Biaggio a relevé l’étrangeté de ce quasi doublement de la prévision allemande pour 2015.
Contrairement à de nombreux ouï-dire, la part de demandes d’asile introduites en Suisse par rapport au total des demandes déposées en Europe est en nette diminution.
Le réseau œcuménique suisse KircheNordSüdUntenLinks publie sa « Charte de la migration » visant à soumettre des propositions politiques garantissant et renforçant les droits fondamentaux.
La honte de l’Europe. Il s’appelait Aylan. Son frère aussi est mort noyé.
Nous assistons à la montée d’un discours assimilant les migrants à une «vague», un «tsunami» ou un «essaim» (selon les termes récents du premier ministre britannique, David Cameron) prêt à «déferler» sur l’Europe. L’usage d’un tel vocabulaire, dicté par une logique de gains électoraux à court terme ou de sensationnalisme médiatique, contribue à déshumaniser les personnes dont il est question.
La plupart des migrants souhaitent atteindre l’Allemagne qui est un pays de destination privilégié.
Après la tragique crise qui sévit en Syrie, plus d’une moitié des Syriens ont quitté leurs maisons. Où sont-ils?
Alors que le gouvernement joue la carte de l’immobilisme, ils sont des milliers à faire preuve d’une solidarité exceptionnelle.
Pourquoi n’accorder qu’un permis provisoire (F) aux demandeurs d’asile syriens et irakiens, alors que le conflit qui déchire leurs pays risque de s’éterniser? Max Lobe, écrivain genevois, reproche aux politiciens suisses leur manque de courage.
La Cour européenne des droits de l’homme condamne l’Italie pour détention irrégulière et refoulement collectif vers la Tunisie. L’arrêt de la Cour daté du 1 septembre 2015, revient sur des faits qui se sont déroulés en 2011 sur l’île de Lampedusa.
Le Bureau cantonal pour l’intégration des étrangers et la prévention du racisme, publie une brochure répertoriant les associations communautaires actives dans le domaine de la migration dans le canton de Vaud. Le canton comptant plus de 200 associations de ce type, cette brochure vise à faciliter l’intégration des migrants en les renseignant efficacement sur les différentes prestations offertes par celles-ci.
Les questions liées à l’immigration et à la politique d’asile occupent une part très importante de la campagne en vue des élections fédérales du 18 octobre prochain. La Commission fédérale contre le racisme CFR constate que le ton se durcit et que les risques de dérapage – discours stigmatisants et messages de haine – augmentent. La CFR rappelle que les partis et les acteurs politiques exercent des responsabilités particulières et qu’il leur incombe de lutter contre les paroles et les actes qui pourraient inciter à l’intolérance à l’égard des personnes et des groupes les plus vulnérables.
Selon le data-journaliste Davide Mancino, parler d’ « immigration » est trompeur. Les données démontrent que, plus que le manque de travail, l’explosion du flux de migrants est dû surtout aux conflits qui poussent les personnes à s’enfuir.
Berne. Ces dernières semaines, la Suisse a enregistré un nombre de demandes d’asile supérieur à la moyenne, ce qui a provoqué des goulots d’étranglement dans les structures d’hébergement de la Confédération. Afin que le centre pilote de Zurich destiné à éprouver l’efficacité des procédures d’asile accélérées continue à accueillir la part prévue de requérants d’asile, il a été décidé, de concert avec le canton de Zurich, d’augmenter provisoirement la capacité d’hébergement du centre en lui adjoignant un abri de la protection civile. L’abri sera exploité la nuit, les requérants d’asile demeurant dans le centre de Juch pendant la journée.
Critiquée pour sa mauvaise gestion d’un centre en Autriche, la société zurichoise ORS l’est aussi en Suisse où elle gère de nombreux centres de requérants.
La dureté du système d’asile suisse explique en partie le phénomène, mais le Matin Dimanche dénonce également le dysfonctionnement du plan d’accueil humanitaire helvétique.
Au moment où la question de l’accueil des requérant-e-s d’asile prend une place de plus en plus importante dans les médias, l’association ELISA souhaite rappeler que la lutte menée par la société civile dans le canton de Genève pour des conditions d’accueil dignes et décentes concerne tous les migrant-e-s, et ce quelque soit leur statut administratif.
Le communiqué du ministère français de l’intérieur annonçait pour le 20 août la signature d’un accord franco – britannique. En fait c’est une déclaration qui a été publiée – s’il y a aussi un accord, il n’a pas été rendu public. Cette déclaration est d’abord une mise en récit des choses, une présentation des faits qu’on peut trouver abusivement déformante.
Rapport de la mission réalisée en Sicile entre le 1er février et le 8 juin 2015 par Sabine Llewellyn, volontaire du réseau Migreurop au sein de l’association ARCI en soutien des activités de Watch the Med, dans le cadre du programme Echanges et Partenariats.
Les images chocs de migrants en détresse ont touché les Suisses, qui cherchent à se rendre utiles. Voici les pistes du Matin pour aider.
Interviewé le 26 août dernier dans le cadre de l’émission Forum de la radio la 1ère, Antoine Ullestad, doctorant au Centre d’études internationales européennes de l’Université de Strasbourg, aborde la question de la construction de murs dans certains pays de l’Union Européenne, dans le but d’endiguer les arrivées de migrants.
Amnesty International dénonce la situation dans le centre de migrants de Traiskirchen en Autriche. L’organisation pointe du doigt la surpopulation et les conditions d’hygiène déplorables qui y règnent. Or ce centre est géré par la filiale autrichienne de l’entreprise privée zurichoise ORS. Une nouvelle qui relance le débat sur l’encadrement des requérants par des privés.
Antonio Guterres: « Si tous les pays européens acceptent leur responsabilité, si on partage cet effort entre tous les pays européens, les sociétés européennes sont parfaitement capables de les accueillir ».
Le 19h30 (RTS) du 24 août 2015 était consacré à la politique migratoire européenne. Trois sujets ont été couverts: la rencontre sur le thème migratoire entre François Hollande et Angela Merkel qui a eu lieu à Berlin; la situation à la frontière entre la Macédoine et la Grèce, qualifiée par Darius Rochebin de « désastre humanitaire et désastre pour l’Union européenne »; et la situation à la frontière serbo-hongroise, avec un reportage sur place de Anne Maillet.
La médiatisation de la Macédoine, débordée par les migrants, a ému l’opinion. Car on y voit des enfants parmi la foule de ceux qui cherche désespérément une terre d’asile.
Il n’existe pas de chaos de l’asile en Suisse comme l’affirme l’UDC, estime l’ancienne conseillère fédérale Ruth Dreifuss. Elle pense au contraire que la population serait prête à accueillir plus de réfugiés.
Malgré le contexte tendu et les pressions politiques, des initiatives positives en faveur des migrants émergent. Accueillir des requérants chez soi ou leur faciliter l’accès au travail, deux nouvelles tendances.
Il y a deux mois maintenant que des requérants d’asile ont quitté le foyer Les Tattes et les abris PC, qu’ils ont surnommés les bunkers, pour protester contre leurs conditions d’hébergement . Ils ont occupé d’abord les étages et la terrasse du Grütli, notre Maison des Arts au nom symbolique de la Suisse profonde, puis ont été logés provisoirement par la ville à la Salle du Faubourg. La presse a rendu compte de leurs luttes sur le point d’aboutir, tout à l’honneur des négociateurs de la Ville, du Canton et des représentant-e-s du mouvement.
A Genève, la colère gronde. Les requérant·e·s d’asile descendent dans la rue pour dénoncer des conditions de vie jugées indignes, notamment l’hébergement dans les abris de la protection civile. Soutenu·e·s par des associations d’aide aux migrant·e·s et certains partis de gauche, les récentes manifestations ont relancé le débat sur le sort réservé aux réfugié·e·s dans notre pays.
A Genève, des réfugiés et des militants ont occupé le théâtre du Grütli pendant 17 jours. Retour sur un mouvement spontané, brouillon parfois, qui a relancé le débat sur les abris. Et offert quelques moments de joie à des requérants terriblement isolés.
Ce 24 août 2015, AIDA publie la décision prise par l’Office Fédéral Allemand pour l’Immigration et les Réfugiés, entrainant la suspension des procédures de renvoi « Dublin » concernant les demandeurs d’asile d’origine syrienne.
Angela Merkel rencontre lundi François Hollande pour discuter notamment de politique migratoire. Avec une idée en tête…
Journaliste et traducteur, Mohammad Jadallah revient sur les prémices de Stop Bunkers et la suite de ses actions.
Le parcours de Wareef Hameedo est étonnant. Ce Syrien est parti de chez lui il y a deux ans pour fuir la guerre. Il a traversé plusieurs pays et a atterri à Gaza, territoire palestinien sous blocus. Il s’y retrouve enfermé mais y a trouvé une certaine forme de bonheur.
Ils arrivent d’Ethiopie, d’Erythrée et du Soudan et campent square Jessaint, dans le 18ème arrondissement de Paris. En attendant la prochaine évacuation policière.
Un an après sa prise de contrôle par l’organisation de l’Etat islamique, la ville de Sinjar n’est toujours pas libérée. Les yézidis déplacés attendent toujours, ou ont perdu espoir. Beaucoup rêvent de partir. En août 2014, 400’000 personnes de la région de Ninive ont dû fuir devant l’organisation de l’Etat islamique. 40’000 personnes ont été kidnappées dont une majorité de yézidis. En décembre 2014, une lueur d’espoir: la montagne de Sinjar est reprise par les forces irakiennes.
450’000 demandeurs d’asile sont attendus en Allemagne cette année. Difficile dans ces conditions pour l’Etat de faire face à cet afflux. Résultat: dans certaines régions, l’hébergement des réfugiés est délégué à des entreprises privées. Payées avec des deniers publics, ces entreprises sont chargées d’aménager des centres d’hébergement et d’en gérer le fonctionnement… ou dysfonctionnement, car ces prestataires de service sont souvent accusés de privilégier les profits au détriment de l’hygiène ou d’un accueil décent des réfugiés.
Un million de personnes a fui la région occidentale de l’Irak, al-Anbar, ces 18 derniers mois. La dernière vague de déplacement a commencé le 16 mai 2015, lorsque la capitale régionale est tombée aux mains de l’Etat islamique. Des centaines de milliers de déplacés d’al-Anbar s’entassent aujourd’hui dans des mosquées, des écoles ou des salles de réception dans plusieurs gouvernorats voisins.
Face au flux de réfugiés, la Macédoine durcit la surveillance. Cent cinquante personnes auraient été battues par des policiers.
Pour pouvoir présenter une demande d’asile à un pays de l’UE, les réfugiés ont besoin d’un visa, chose aujourd’hui quasi impossible. Mais s’ils le voulaient, les Etats membres pourraient délivrer facilement des visas humanitaires, comme le prouve l’histoire de deux familles syriennes entrées en Belgique grâce à la mobilisation d’un groupe de citoyens.
Sauver les migrants en mer ne suffit pas: l’UE doit se doter d’une politique migratoire plus solidaire et avec une vision à plus long terme et chercher à affronter les problèmes à la racine, affirme l’expert Ferruccio Pastore. Pour lui, «l’Europe n’a pas intérêt à laisser l’Afrique seule».
En guise de réponse à l’opinion de Philippe Barraud «Ces collectifs qui dansent sur le ventre des autorités», le syndicaliste Alessandro Pelizzari plaide pour qu’en ces temps sombres, ceux qui n’ont pas le courage de les dénoncer aient au moins la décence de se taire face à ceux qui se battent pour les changer.
Contrairement à un premier démenti de l’Etat de Genève, un requérant d’asile débouté refuse de s’alimenter depuis sa mise en détention administrative et a dû temporairement être transféré à l’hôpital. Il s’oppose à son renvoi en Tunisie.
Depuis 1993, Issayas Afeworki fait régner la terreur sur l’Erythrée, aussi surnommée la Corée du Nord de l’Afrique. Alors que la population ne pense qu’à fuir, le président amasse patiemment un joli magot, qu’il place discrètement à l’étranger, notamment en Suisse.
Pour aller plus loin suite aux reportages du collectif We Report sur les cyclomigrants, voici une vidéo avec le témoignage de réfugiés syriens qui ont eu l’idée ingénieuse d’utiliser des vélos pour traverser plus vite la Macédoine, en échappant aux passeurs, aux gangs et aux contrôles de police. Un phénomène qui s’est arrêté dès que la Macédoine a adopté une loi pour autoriser les migrants à utiliser les transports en commun, au mois de juin.
No Bunkers et les Jeunes Verts vaudois réagissent aux propos du conseiller d’Etat genevois Pierre Maudet tenus dans les médias romands.
Les îles grecques submergées par des arrivées de migrants, en majorité syriens, les drames à répétition au large de l’île italienne de Lampedusa: autant de phénomènes récurrents dans l’actualité qui soulignent l’échec de l’Union européenne (UE) à trouver des solutions durables aux phénomènes migratoires.
Le canton d’Argovie innove en hébergeant des requérants sous des tentes militaires. Leurs «locataires» s’en accommodent, les riverains ne voient rien.
C’est un trafic d’êtres humains d’une ampleur considérable: depuis 2009, environ 50’000 Erythréens ont été torturés dans le désert du Sinaï. Fuyant la dictature, ils sont enlevés à la sortie de leur pays puis déportés à 3000 kilomètres dans ce désert coincé entre l’Egypte et Israël. Enchaînés, ils sont alors torturés par des membres des tribus bédouines jusqu’à ce que leurs familles paient une rançon pouvant atteindre 50’000 dollars.
L’Agence des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR) a publié en Juin 2015 un manuel contenant la jurisprudence de la Cour de Justice de l’Union Européenne et de la Cour Européenne des droits de l’homme, en matière de réfugiés, de demandeurs d’asile et d’apatrides.
Ce lundi, Esther Alder, maire de Genève, a annoncé la fin du logement provisoire.
Les occupants du Sleep-In mettent Lausanne face au défi d’une migration qui débouche sur l’extrême précarité.
Le vigneron à la retraite accompagne des groupes de requérants d’asile pour des marches dans les vignes et les alpages.
Pour Pierre Maudet, conseiller d’Etat chargé de la Sécurité, le combat du collectif est «indéfendable».
Vous ne savez pas toujours comment réagir aux questions relatives à la migration? Ce guide publié par Amnesty vous aidera à déconstruire 10 idées reçues auxquelles vous ne savez peut-être pas toujours comment répondre.
Ce samedi 15 août 2015, jour officiel du déménagement de la salle du Faubourg, nous sommes en passe de trouver une solution temporaire d’hébergement évitant un retour dans les bunkers. Cette solution, c’est une fois de plus à la solidarité de la population que nous la devons. Elle permettra aux migrants mobilisés depuis deux mois de ne pas subir les conditions unanimement reconnues comme inhumaines de l’hébergement en abris PCi, en attendant que les autorités soient à même de les loger dignement. Nous attendons d’ici lundi la réponse du Conseil d’Etat et de l’Hospice général quant aux modalités administratives de cet hébergement hors des structures officielles. Nous osons espérer que les autorités feront tout pour faciliter cette solution, déjà mise en place dans le passé, et ne tendront pas d’incompréhensibles embûches.
«No Bunkers» lance un appel pour que des habitants accueillent les migrants du collectif. Pas si simple.
Après s’être rencontrés à plusieurs reprises à Calais, une vingtaine de Suisses, dont certains sont également engagés dans des associations de soutien aux migrants à Genève, ont décidé d’unir leurs projets en créant le collectif Escape from Calais. Ils ont lancé un appel de solidarité pour leur permettre de repartir et d’y installer des douches mobiles ainsi qu’une école autogérée.
La conseillère nationale vaudoise socialiste dénonce l’attitude électoraliste de l’UDC. Elle n’hésite pas à dire que fermer les frontières reviendrait à se rendre complice d’une «véritable boucherie».
Daniel Schürch, membre de l’Exécutif de Boudry (NE), est un cas unique. Alors que les politiciens ne veulent surtout pas de requérants d’asile chez eux, le socialiste espère en recevoir davantage.
Marie-Antoinette Dunant accueille chez elle Babak, un opposant iranien. Une initiative personnelle. Des cantons encouragent ce type d’hébergement, mais au compte-gouttes.
A Genève, les requérants d’asile qui refusaient de dormir dans des abris de la Protection civile ont eu gain de cause. Près de 200 d’entre eux pourront loger dans les anciens locaux d’ONUSIDA qui seront libérés le 1er septembre.
Alors que ce thème déchire la classe politique, Le Matin s’est plongé dans les statistiques. Quelques surprises à la clé.
Entre le moment où Kreuz quitte le Congo et celui où il arrive en France, trois ans se sont écoulés. À rebours «d’une cartographie institutionnelle et médiatique responsable d’une vision trop lisse de l’espace parcouru», Lucie Bacon, doctorante en géographie au Laboratoire Migrinter (Université de Poitiers), a dessiné le voyage en 9 étapes, révélant les imprévus qui complexifient et élaborent le mouvement.
Hommes, femmes, enfants: chaque soir, ils sont des centaines à tenter de traverser la frontière entre la Macédoine et la Serbie afin de continuer leur route vers l’Union européenne. Débordés par un flux toujours plus important, les policiers macédoniens ferment les yeux.
L’Érythrée est l’un de ces rares pays sur la planète qu’on appelle encore un royaume-ermite, à l’instar de la Corée du Nord (et de la Birmanie, il n’y a pas si longtemps). Comment fonctionne le régime? Quel est le poids de l’armée? Quelle économie et quels partenaires privilégiés? Quelles relations avec les principaux voisins?
Dans le cadre d’un projet pilote de l’Union suisse des paysans, les frères Moret, arboriculteurs, ont accepté d’engager deux réfugiés syriens à l’aide sociale. Reportage.
D’ici la fin de l’année, le bâtiment de l’ONUSIDA sera transformé pour accueillir des requérants d’asile.
Dix jeunes réalisateurs et un objectif commun: réaliser un film politique sur une Suisse menacée par un nuage nommé isolement. Ce projet est à la base de «L’amère patrie», en lice pour le Léopard d’or du Festival du film de Locarno.