TdG | L’afflux de réfugiés devient un business très lucratif
Allemagne. Hôtels, écoles, traiteurs, gardiens, entreprises du bâtiment, médecins… tout le monde profite de la «crise des migrants».
Allemagne. Hôtels, écoles, traiteurs, gardiens, entreprises du bâtiment, médecins… tout le monde profite de la «crise des migrants».
La révision de la loi sur l’asile au Danemark a secoué la presse internationale en janvier. L’attention médiatique a surtout porté sur la saisie de tous les biens « patrimoniaux » des demandeurs d’asile. Une pratique vieille de 20 ans en Suisse. Et ce n’est pas l’unique mesure que le Danemark a piqué du « modèle » helvétique!
C’est un cas précis qui illustre la nécessité impérative d’octroyer l’assistance juridique aux requérants d’asile. L’association ELISA-ASILE qui représente les requérants d’asile à l’aéroport de Genève dénonce aujourd’hui les agissements du Secrétariat d’Etat aux migrations qui a honteusement modifié un document pour justifier l’assignation en zone de transit de deux requérants d’asile arrivés durant la période de Noël.
Le 3 février 2016, les 28 États membres se sont mis d’accord sur la manière de financer les 3 milliards € de la facilité pour la Turquie en faveur des réfugiés. L’UE pourra ainsi fournir une aide humanitaire supplémentaire aux réfugiés se trouvant en Turquie, ainsi qu’aux communautés qui les accueillent. Cette aide vise principalement à répondre aux besoins immédiats en fournissant de la nourriture, des services de santé et un accès à l’enseignement.
Certaines communes louent des terrains à l’Hospice général, d’autres lui prêtent des appartements ou lui donnent de l’argent.
Le manque d’aide internationale et les politiques discriminatoires mises en œuvre par les autorités libanaises créent des conditions propices aux atteintes aux droits humains et à l’exploitation des femmes réfugiées au Liban, écrit Amnesty International dans un nouveau rapport rendu public à la veille de la Conférence des donateurs pour la Syrie, prévue à Londres le 4 février.
Pierre, un réfugié congolais, avait fui la violence il y a plusieurs années, en espérant avoir trouvé un lieu de sécurité dans cette ville frontalière au Soudan du Sud. Mais la sécurité s’est rapidement détériorée sans aucun signe précurseur.
Plus de trois ans après une offensive rebelle majeure qui avait été vaincue par des soldats de maintien de la paix des Nations Unies et les forces gouvernementales en République démocratique du Congo dans la province du Nord-Kivu, la région demeure extrêmement instable et continue de générer des déplacements de population.
Les Nations Unies ont discrètement ajouté quatre villes à leur liste – de plus en plus controversée – des zones syriennes en état de siège, dont Yarmouk et Madaya qui a mis en lumière la question du blocus.
Avec ses solutions «prêt à porter», l’initiative de mise en œuvre de l’UDC (droite conservatrice) entend imposer aux juges le renvoi automatique des étrangers criminels, sans examen individuel des cas. Inacceptable pour de nombreux juristes, qui le font savoir.
En réaction à la forte hausse de demandes d’asile, l’Union européenne et la Turquie ont convenu de laisser moins de réfugiés arriver en Europe à l’avenir. C’est à dire que la Turquie doit entre autre empêcher les réfugiés de quitter le territoire national turc. La Turquie doit en plus reprendre les personnes qui pouvaient trouver une protection en Turquie. Cela pose des problèmes juridiques considérables.
Alors que les combats s’intensifient dans la vieille ville de Sur, les autorités turques ont imposé un couvre-feu qui a forcé Neaz Tanlikulu, âgé de 75 ans, à quitter sa maison. Les étroites allées pavées où résonnaient les cris joyeux des parties de football de rue sont devenues le théâtre d’échauffourées meurtrières entre les forces de sécurité et la branche jeune du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), mouvement séparatiste interdit par l’État.
Amanuel G. et son épouse ont été reconnus réfugiés en raison des persécutions qu’ils ont subies en Erythrée. Ils vivent ensemble avec leurs deux enfants en Suisse depuis l’été 2014. Madame est enceinte de leur troisième enfant.
Pour la première fois depuis le début de la crise des réfugiés et migrants en Europe, il y a plus d’enfants et de femmes que d’hommes sur les routes, selon l’UNICEF.
La Conférence des directeurs cantonaux des affaires sociales veut améliorer l’accueil des jeunes arrivant seuls en Suisse. Car certains cantons se contentent du strict minimum.
« Les abris PC sont des incubateurs à problèmes psychiques, ajoute le médecin », a déclaré Jean-Michel Aubry, chef du Département de santé mentale et psychiatrie des Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) à la Tribune de Genève.
Malgré l’hiver, l’afflux de migrants se poursuit et le printemps qui vient promet de nouvelles arrivées massives. Comment pouvons-nous faire face? La France s’est engagée à accueillir 30’000 réfugiés sur deux ans. L’Allemagne a déjà accepté 470’000 demandes d’asile en 2015. Dans toute l’Europe le débat et les peurs autour de l’accueil des réfugiés s’intensifient.
Le débat autour des agressions sexuelles imposées à des centaines de femmes allemandes pendant la nuit de la Saint-Sylvestre bouscule les valeurs de gauche et divise la famille féministe.
Berne. Dans le cadre de la restructuration du domaine de l’asile, 1280 places d’hébergement sont prévues dans les centres fédéraux de la région romande. La région comptera quatre sites, dont un centre de procédure et trois centres de départ. La Confédération, les cantons romands et les communes se sont accordés sur l’emplacement de trois centres fédéraux pour requérants d’asile.
Les événements survenus le 31 décembre à Cologne ont ouvert la voie à une multitude de questions. Décryptage des faits en Suisse.
Le plan de relocalisation de l’Union Européenne avance à très petits pas. 159 personnes sur les 160’000 réfugiés qui devaient être relocalisés depuis la Grèce ou l’Italie ont effectivement été accueillis par les pays de l’UE. L’objectif de la délocalisation est de décharger ces pays.
Présentés comme fers de lance de la nouvelle stratégie adoptée par l’Union européenne (UE), les «hotspots» doivent répondre aux récentes «pressions migratoires». La Commission européenne les définit comme des centres d’accueil et d’enregistrement où l’on identifiera et enregistrera les nouveaux arrivants, avant de prendre leurs empreintes digitales. Bon nombre de dirigeants européens considèrent ces centres comme la solution miracle.
Un mouvement composé de partis et d’associations demande à la Ville de nouvelles places d’accueil.
Les «secondos», ces immigrés de seconde génération nés en Suisse mais qui n’ont pas le passeport rouge, sont inquiets. Le 28 février, les citoyens helvétiques voteront – une seconde fois – sur l’expulsion des étrangers coupables de certains délits, même relativement mineurs.
Le journaliste retrace l’histoire tragique d’une adolescente juive qui en 1943 avait cru trouver l’asile en Suisse. Elle fut refoulée et mourut à Auschwitz. Par la faute de fonctionnaires genevois rigides, ou antisémites.
Un père de famille érythréen va être renvoyé vers l’Italie, alors que sa femme, enceinte, et ses deux petites filles vivent à Genève. La justice reste inflexible.
A la fin du mois de février, nous serons amenés à nous prononcer sur une initiative populaire fédérale tendant à inscrire dans les dispositions transitoires de la Constitution fédérale des règles d’application de l’article 121 de la Constitution dont les alinéas 3 à 6 prévoient l’expulsion des étrangers ayant commis certains délits. Cette initiative prévoit un caractère automatique de l’expulsion, indépendamment de la sévérité de la sanction pénale infligée. Dans son message au parlement, le Conseil fédéral avait indiqué que cette initiative était contraire à plusieurs principes fondamentaux de l’Etat de droit et au droit international, précisément en raison de cet automatisme. Il mentionnait notamment qu’elle contrevenait à la Convention européenne des droits de l’homme, en particulier à son article 8 alinéa 1er qui garantit à toute personne le droit au respect de sa vie privée et familiale.
Le 28 février prochain, le peuple suisse est appelé aux urnes pour voter sur une initiative concernant le renvoi des délinquants étrangers. L’initiative, qui vise à ancrer dans la Constitution l’expulsion systématique d’étrangers condamnés pour certains délits, se heurte aux fondements de l’Etat de de droit.
La Coordination asile.ge et la Fédération genevoise des associations LGBT se sont associées pour mener une recherche-action sur les besoins spécifiques des personnes LGBTI relevant du domaine de l’asile à Genève.
Ceci est le journal que Le Réfugié Syrien a décidé de tenir en 2016, la chronique de son corps à corps avec la vie quotidienne et des tâtonnements de son âme. Son vrai nom n’a aucune espèce d’importance: Le Réfugié Syrien n’est qu’un parmi des millions d’anonymes à vouloir faire entendre sa voix.
Sauver Schengen et la libre circulation: tel est l’objectif non déclaré de la réunion des ministres européens de l’Intérieur à Amsterdam sur la crise migratoire. Et alors que plusieurs pays ont fermé leurs frontières, les réfugiés cherchent de nouvelles routes de fuite, comme le montrent ces graphiques. Article de Stefania Summermatter, Duc-Quang Nguyen et Kai … Continued
Un nouveau centre, dédié aux jeunes migrants sans famille, a été inauguré à Carouge. D’autres structures de ce type sont à l’étude pour faire face à l’afflux de réfugiés mineurs.
La violence en Irak, les exodes qu’elle génère, reconfigurent la géographie humaine du pays et favorisent le regroupement de la population par communautés ethniques et confessionnelles. Avec la désintégration des structures étatiques du pays, la violence apparaît aussi comme un élément de domination d’un groupe sur un autre. L’édification d’une citoyenneté irakienne demeure plus qu’hypothétique.
Quand Halima Abdi a fui la guerre civile en Somalie avec sa petite fille, elle espérait que leur séjour de l’autre côté de la frontière, dans le camp de réfugiés kényan de Dadaab, ne durerait pas.
Mercredi à Infrarouge, la conseillère fédérale Simonetta Sommaruga a affirmé que l’initiative UDC dite de « mise en oeuvre » mettait dans le même panier l’assassin, le violeur et le voleur de bières. Qu’en est-il vraiment?
Livre de Smaïn Laacher, sociologue, paru aux éditions Le Cavalier Bleu en 2012. Le fait migratoire et les déplacements de populations sont aujourd’hui au coeur de la cohésion des sociétés et des nations, et sont devenus des enjeux d’une grande importance dans le champ des relations internationales. L’immigration est aussi une épreuve nationale comme le … Continued
Forum réfugiés-Cosi soutient la démarche engagée par le Forum Grec des Réfugiés qui a réuni 70 associations de réfugiés et de migrants à travers l’Europe pour «condamner fermement les récentes agressions sexuelles contre des femmes en Allemagne» durant la nuit du nouvel an et témoigner leur sympathie et leur soutien aux victimes de ces attaques. «Nous devons parler de Cologne», appelle également les sociétés et les gouvernements européens «à ne pas faire de généralité» et à ne pas «fermer leurs frontières ou introduire des politiques restrictives qui n’offriraient aucune solution aux problèmes rencontrés, mais qui exposeraient les réfugiés et les migrants à plus de danger encore».
Une quasi-unanimité existe aujourd’hui pour affirmer qu’il faut lutter contre les passeurs, ces criminels qui mènent des migrants à la mort pour de l’argent. Mais ne devrait-on pas aussi voir l’autre côté de la médaille? Le passeur n’est-il pas aussi un sauveur de vie qui, tel un agent de voyage, organise la migration de personnes totalement désespérées vers l’espoir ? Cette question nous renvoie à l’image de l’époque et celle véhiculée aujourd’hui des passeurs durant la seconde guerre mondiale, ces criminels devenus héros au fil de notre perception de l’histoire.
Cent trente et un requérants d’asile mineurs ont déménagé dans un nouveau foyer. Quid des adultes?
La Confédération étudie un projet de bâtiment à côté de l’aéroport, pouvant accueillir 250 personnes en instance de renvoi.
Quelques semaines après les événements de Cologne, la CDU, le parti d’Angela Merkel, a annoncé lundi vouloir introduire la Tunisie, le Maroc et l’Algérie sur une liste de «pays d’origine sûre». Une mesure purement politique, qui, selon le professeur Etienne Piguet, ne facilitera pas l’expulsion de ces citoyens nord-africains. La Suisse, de son côté, a joué la carte des accords migratoires.
L’UDC a fait parvenir à tous les ménages du pays son «Edition spéciale». Celle-ci regorge de faits tronqués, voire de véritables mensonges. Lorsque des initiants sont amenés à diffuser de telles contre-vérités, ils nous apportent la preuve que quelque chose cloche avec leur propre initiative. Voici les cinq plus gros mensonges de l’«Edition spéciale».
Tout a commencé par la décision d’une rencontre, et la réciprocité qu’elle enclenche; c’est la première scène: décider d’y aller voir de plus près. Michel Agier et Sara Prestianni décrivent dans cet ouvrage des «jungles », campements et squats à Patras, Rome, Calais et Paris. Ce sont des refuges où l’on s’abrite dans un contexte hostile, des lieux où des habitants en transit s’inventent un quotidien dans le temps de l’attente.
Certains migrants, notamment de culture arabo-musulmane, arrivent en Europe avec une image stéréotypée de la femme occidentale et de la sexualité. D’où l’importance de déconstruire ces clichés. Mais en matière d’intégration, la tendance est aux économies…
Depuis les années 1980-90, le nombre d’accords de statuts de protection internationale a radicalement baissé proportionnellement au nombre de demandes d’asile introduites dans les pays européens. L’évolution des dispositifs d’asile étatiques et de leurs pratiques décisionnelles sont bien entendu déterminées par les politiques nationales et européennes. Comprendre pleinement cette évolution suppose cependant une prise en compte de la mise en œuvre pratique de ces politiques par les institutions instruisant la demande d’asile. À partir de l’exemple des dispositifs d’asile français et allemand, il s’agit ici d’éclaircir les aspects microsociologiques du déroulement de la procédure d’asile, de porter la réflexion sur les acteurs du dispositif et d’interroger la relation administrative qui s’y enracine.
Inspirée par la citation de Ghandi «Sois le changement que tu veux voir dans le monde», l’association J’change a tenu dimanche 10 janvier 2016 sa première Journée solidaire. L’occasion de partager avec des requérants d’asile un repas canadien entre gens d’ici et d’ailleurs, d’échanger, d’écouter de la musique, de danser et de jouer à l’Espace Jaykay de Carrouge (VD). Rencontre avec les trois fondatrices.
C’est dans «son» jardin potager situé derrière le centre du Botza à Vétroz que nous avons rencontré Paulina, affectueusement appelée ici Mama Africa. Noire de peau, elle est de taille moyenne et vive dans ses gestes. En ce matin de début d’automne, vêtue d’une robe pagne de couleur vive, elle accueille la rédaction valaisanne de Voix d’Exils.
Les gouvernements et organismes d’aide humanitaire manquent à leur devoir de fournir la protection la plus élémentaire aux femmes réfugiées arrivant de Syrie et d’Irak. De nouvelles recherches effectuées par Amnesty International montrent que les femmes et les jeunes filles sont exposées à des violences, à des agressions, à l’exploitation et au harcèlement sexuel à toutes les étapes de leur trajet, y compris sur le territoire européen.
Abraham Tesfamariam, Erythréen d’origine, a présenté en juillet 2007 une demande d’asile au centre d’enregistrement et de procédure de Bâle (CEP Bâle). Aujourd’hui, il travaille comme soignant dans la résidence médico-sociale d’Oeschgen près de Frick, où il s’occupe de huit personnes atteintes de démence. Il a parfaitement réussi son intégration dans le monde du travail et aimerait continuer à se former pour devenir infirmier diplômé.
Présenté comme «humanitaire», le nouveau camp de Calais est entouré d’un enclos, vidéo-surveillé, contrôlé par un système biométrique, sans eau, ni douche, ni possibilité de cuisiner. Les réfugiés disent qu’il ressemblent à une prison et beaucoup refusent d’y aller. Ils ont raison: derrière ces rangées de containers chauffés se dessine un piège sécuritaire.
Des mots simples et des portraits pour tenter de ramener un peu d’humanité à notre monde où l’on a tendance à parler de la crise, de l’épreuve que traverse des millions de personnes, d’êtres humains, en termes de «migrants» impersonnels, dont on peut disposer à sa guise, de flux déshumanisé presque mécanique, et même certain de s’amuser de cette détresse en la comparant à des fuites d’eau…
Cette semaine, ce sont les réfugiés qui sont au cœur de l’émission « court-circuit », proposée par ARTE.
«En raison des changements radicaux apportés ces derniers mois en Hongrie à la législation et à la pratique relatives à l’asile, les demandeurs d’asile qui sont renvoyés dans ce pays courent un risque considérable de subir des violations des droits de l’homme», a déclaré aujourd’hui le Commissaire Muižnieks, en rendant publiques les observations écrites qu’il a présentées le 17 décembre 2015 à la Cour européenne des droits de l’homme du conseil de l’Europe dans deux affaires contre l’Autriche qui concernent le transfert des requérants de l’Autriche vers la Hongrie en vertu du règlement «Dublin III».
« Les autorités suisses saisissent une partie des valeurs patrimoniales des personnes relevant du domaine de l’asile. Par cette mesure, les personnes concernées apportent une modeste contribution aux coûts engendrés par leur séjour en Suisse. Cette pratique se fonde sur un principe éprouvé: les habitants de la Suisse doivent également rembourser les coûts qu’ils occasionnent à l’aide sociale. La saisie ne concerne pas les objets personnels, comme les alliances. »
Après les mesures controversées au Danemark, 10 vor 10 a enquêté sur celles appliquées en Suisse.
A 89 ans, l’Italienne Antonietta Chiovini, de Verbania au bord du lac Majeur, témoigne pour la première fois de ses activités de résistante à la frontière suisse pendant la Seconde Guerre mondiale. Interview.
A l’heure où l’UDC se paie à nouveau à coup de millions (une estimation, soyons honnête) un tout ménage pour défendre sa nouvelle initiative pour l’expulsion des criminels étrangers en votation le 28 février prochain, nous ne pouvons que conseiller de relire l’analyse du professeur de criminologie André Kuhn démontant par A+B le faux lien de causalité entre criminalité et nationalité.
Carte des accords migratoires et accords de réadmission passés par la Suisse avec les différents pays du monde, réalisée par Philippe Rekacewicz (VisionsCarto.net) pour Vivre Ensemble. Elle accompagne l’article « La jungle opaque des accords migratoires »
Des jeunes en blouson patrouillent pour surveiller les migrants. Les autorités adoptent une posture floue face à ces agissements.
L’intégration des nouveaux réfugiés arrivés à Tramelan depuis le 14 décembre se passe bien. 88 hommes, principalement Afghan, sont actuellement logés dans l’abri de la protection civile situé sous la patinoire de la commune. Nous avons contacté le maire Philippe Augsburger pour faire le point sur cet accueil après un mois. Il nous a indiqué avoir rencontré mercredi matin les partenaires de ce projet.
La Confédération crée 180 places d’hébergement supplémentaires pour les requérants d’asile. Le Secrétariat d’Etat aux migrations, le Département fédéral de la défense, de la protection de la population et des sports, le canton de Fribourg et la commune de Grandvillard ont signé une convention qui prévoit l’utilisation temporaire du camp militaire de Grandvillard pour y loger des requérants d’asile de février à août 2016.
Moussa Agma souhaite devenir pharmacien. En 2010, lui et sa femme, Aicha, sont venus s’installer en Suisse après avoir fui le régime Kadhafi.
La crise des migrants a réveillé l’entraide citoyenne. Durant l’été 2015, de nombreuses personnes ont tendu la main aux réfugiés. Elles se sont proposées pour traduire, héberger, soigner, communiquer, divertir, conseiller, offrir une douche, une soupe, un pull, de l’écoute…
Le projet de recherche intitulé «Review of the Protection Situation of Afghan Asylum Seekers and Refugees in Europe» s’est achevé récemment. Mandaté par le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), il visait à aider cette organisation à élaborer des stratégies de protection fondées sur une bonne compréhension des modes de mobilité des demandeurs d’asile et des réfugiés afghans en Europe. Alessandro Monsutti, professeur adjoint d’anthropologie et sociologie du développement à l’Institut et responsable du projet, livre les grandes conclusions de ces deux années d’enquête menées – en collaboration avec Antonio Donini et Giulia Scalettaris – dans six pays européens.
En Sicile, un homme s’active dans l’ombre pour aider les migrants qui débarquent épuisés sur les côtes italiennes. Lui-même ancien migrant érythréen, arrivé il y a quarante ans en Italie, il renseigne les plus perdus et se bat pour leur éviter de tomber dans les griffes des passeurs. Cécile Debarge l’a rencontré à Catane, près de la gare.
Le début de l’année 2016 marque une nouvelle période difficile dans la réponse européenne à la crise des réfugiés. L’année qui commence va-t-elle s’écouler sous le signe d’un nivellement par le bas? Ou bien les États membres vont-ils tirer les leçons de 2015 et parvenir au consensus nécessaire pour réagir avec humanité à l’arrivée de centaines de milliers de nouveaux réfugiés?
D’origine kurde d’Iran, l’activiste politique Salahaden Bayazedi est arrivé en Suisse en 2007. Ce passionné de littérature a déjà traduit plusieurs livres du français au kurde, dont le célèbre roman Heidi, démontrant ainsi une forte capacité d’apprentissage de la langue et d’ intégration à la culture suisse.
Un Afghan, qui a fui l’Iran, vit aujourd’hui dans le Seeland bernois et se trouve actuellement en Suisse dans la même situation que beaucoup d’autres de ses compatriotes: en sécurité mais avec des perspectives incertaines de trouver un emploi régulier, qui puisse lui permettre de mener une vie indépendante sur le plan économique.
Dans ce rapport, l’analyste-pays de l’OSAR, Adrian Schuster, traite du taux très élevé de femmes victimes de violence physique et psychique au Kosovo.
On estime qu’en 2015 près de 3000 personnes se sont noyées alors qu’elles fuyaient en traversant la Méditerranée. Des morts qui sombrent anonymement au fond de la mer et qui laissent leurs proches dans l’incertitude. L’Italie est le seul pays qui ait décidé après les drames de Lampedusa d’octobre 2013 et du 18 avril 2015 de redonner leur identité aux défunts dont les corps ont pu être repêchés.
NON à un renvoi automatique pour des délits mineurs. Dans cette votation, il n’est pas question des cas où des crimes graves ont été commis, déjà réglés par le droit actuel, mais de prévoir un renvoi automatique même pour des délits mineurs, dits cas bagatelle, si la personne a déjà été condamnée dans les 10 ans qui précèdent. Une personne étrangère née en Suisse, avec des enfants ici, pourrait être expulsée pour un vol ou une bagarre. C’est totalement disproportionné.
Qui est confronté depuis des années aux barrières et mesures policières opposées à exilées et exilés aux frontières de l’UE ne saurait rester insensible à un fait de langue paradoxal. Alors que l’on dénigre l’enseignement du latin et du grec dans les collèges, les dénominations antiquisantes connaissent dans ce domaine une étonnante vogue. A cet égard, l’agence Frontex a sans doute la palme.
Alors que l’on prévoit une augmentation de la fréquence et de l’intensité des catastrophes associées au changement climatique, on anticipe également que le nombre déjà élevé de personnes déplacées dans le contexte des désastres continuera d’augmenter. Les régimes juridiques existants de portée nationale, régionale et internationale répondent seulement en partie aux besoins de protection relatifs au déplacement dans le contexte des désastres. Pour trouver des réponses adaptées, il sera nécessaire d’adopter une approche multisectorielle qui réponde aux différentes formes de la mobilité humaine en reconnaissant les valeurs et croyances des communautés touchées.
Si les questions liées à la rétention et à l’expulsion des étrangers et étrangères en situation irrégulière ont été largement étudiées, il en est tout autrement de celles liées à leur accueil, à leurs droits ou à leurs revendications une fois de retour dans leur pays d’origine. Et les pays d’immigration s’interrogent bien peu sur le devenir de ces personnes une fois qu’elles ont quitté leur territoire. Ce dossier de Plein droit leur est consacré. Qu’advient-il aux expulsés à leur retour? Quelles formes d’organisations sociales ou politiques leur retour suscite-t-il? Quelle influence peuvent-ils avoir sur les accords de coopération entre leur État d’origine et les pays d’immigration? Et alors que le nombre d’expulsions atteint des niveaux record dans bon nombre de pays d’immigration, parfois au détriment du respect de la légalité des procédures, il est temps de s’interroger sur les droits des expulsés.
Une chronique sur l’infiltration de la langue qui parle des migrants, de l’UDC et de Viktor Klemperer.
C’est autour d’un repas canadien que des habitants de la commune ont tenu à témoigner leur solidarité avec les migrants de l’abri PC de Versoix. Organisé par un groupe d’habitants de Versoix, la manifestation a attiré un public chaleureux et s’est terminée par des danses.
Quatre jours après avoir pris ses fonctions au poste de Haut-Commissaire pour les réfugiés (HCR), Filippo Grandi a rencontré, le 7 janvier, la presse internationale accréditée au Palais des Nations Unies à Genève. Le diplomate italien a marqué son intervention par un style nouveau, plus direct et plus loquace. Mais les défis de l’agence des Nations Unies chargée des réfugiés restent les mêmes: réunir à tout prix près de sept milliards de dollars nécessaires (à ce jour, un peu plus de la moitié de la somme a été trouvée) pour subvenir aux besoins de plus de 60 millions de déplacés dans le monde.
Une vidéo produite par Premières Lignes, StoryCircus et France Télévision fait le point sur les réfugiés, les déplacés internes, les passeurs, les murs, la terminologie et sur d’autres sujets qui relèvent du domaine des migrations. Et tord ainsi le coup sur certains préjugés.
Le Comptoir des médias est intervenu auprès d’Arcinfo à propos de l’article «L’abri pour requérants de La Tène est provisoirement fermé», paru sur leur site, le 13 février 2015. L’intervention du Comptoir a porté plus précisément sur le lien qui était établi entre l’ouverture d’abris pc et le nombre de demandes d’asile déposées en Suisse.
La gestion de la migration peut faire penser parfois à un exercice logistique, à une affaire de chiffre et de mathématique. Les contingents et répartitions annoncés en 2015 s’appliquant aux personnes relevant du domaine de l’asile constituent un bel exemple de recherche d’équilibre avant tout arithmétique, qui ne prend pas en compte les particularités des groupes concernés.
Le projet bénévole d’accueil des migrants lancé dans à Fribourg va permettre d’héberger une cinquantaine de personnes dans une trentaine de familles. Ce succès dépasse toutes les attentes.
L’agenda européen en matière de migration adopté en mai 2015 par la Commission a souligné la nécessité de mettre en place une approche globale de la gestion des migrations. Depuis lors, un certain nombre de mesures ont été prises, notamment l’adoption de deux programmes d’urgence visant à relocaliser 160’000 personnes ayant manifestement besoin d’une protection internationale, au départ des États membres les plus touchés vers d’autres États membres de l’UE, et l’approbation du plan d’action de la Commission en matière de retour.
Au mois de septembre, j’ai publié dans Le Matin Dimanche un article sur une famille de réfugiés irakiens que la Suisse veut renvoyer en Bulgarie dans le cadre des accords de Dublin. Fait rarissime, cette famille a gagné son recours contre la décision de “Non entrée en matière” du Secrétariat d’Etat aux Migrations (SEM). Mais elle n’est de loin pas tirée d’affaire, car le Tribunal administratif fédéral ne peut se prononcer que sur la forme, et pas sur le fond. Sa seule option: renvoyer le SEM à sa copie et lui demander de prendre une nouvelle décision. Qui sera très certainement…la même, selon les spécialistes que j’ai interrogés. En résumé: des pages noircies, des heures perdues, bref, du vent. Pendant ce temps, la famille en question poursuit son intégration en vivant dans l’angoisse permanente du couperet. Et, à l’instar d’Amnesty International, des ONG continuent à dénoncer les conditions d’accueil catastrophiques des migrants renvoyés dans certains pays d’Europe de l’Est, comme la Hongrie et la Bulgarie.
Vingt-trois Syriens âgés de 3 à 82 ans ont réussi à s’extirper du pays en guerre grâce à la ténacité d’un parent à Genève.
En 1956, après l’écrasement du soulèvement hongrois par les troupes du Pacte de Varsovie, 12’000 Hongrois se réfugièrent en Suisse et la moitié d’entre eux environ y restèrent. La répression chinoise consécutive à la révolte tibétaine de 1959 déclencha une importante vague d’exil vers la Suisse, où se trouvait au début des années 1980 la plus nombreuse communauté de Tibétains hors d’Asie (1700 personnes). En 1968, l’écrasement du Printemps de Prague par les troupes du Pacte de Varsovie amena 12’000 Tchécoslovaques à chercher refuge en Suisse. Pendant la guerre du Vietnam, entre 1975 et 1983, 8200 Vietnamiens du Sud, fuyant les communistes, furent accueillis en Suisse. Le pays fut aussi, de 1973 à 1983 environ, la destination de 1600 Chiliens fuyant la dictature de Pinochet.
La BBC a rencontré les réfugiés dont les photos avaient ému le monde il y a quelques mois.
L’EVAM a ouvert mercredi un foyer à Gryon, trois mois après la création d’un centre à Villars. Un hasard du calendrier, explique l’entité.
« Ce que l’on observe c’est que dans la plupart des pays le bilan fiscal net est positif pour les immigrés. Cela veut dire que les immigrés versent plus en taxes et en cotisations sociales qu’ils ne reçoivent de prestations individuelles »
«C’est dans nos têtes et dans nos coeurs que les frontières existent!», suggèrent Ai Weiwei, l’artiste protestataire chinois. Qui fait des migrants en Méditerranée, désormais, sa grande cause.
Le Conseil fédéral veut que l’intégration professionnelle des réfugiés reconnus et des personnes admises à titre provisoire soit plus rapide et plus durable. A cet effet, il a lancé aujourd’hui un programme quadriennal basé sur le principe éprouvé de l’apprentissage suisse. Ce programme vise à ce que les réfugiés reconnus et les personnes admises à titre provisoire qui sont motivés et qui en ont les capacités suivent un apprentissage leur permettant d’acquérir de manière précoce des connaissances linguistiques et techniques, et de se familiariser, grâce à des stages pratiques, avec le marché suisse du travail.
Cette initiative ne viole pas seulement les droits de l’homme, mais elle est absolument contraire à toutes les valeurs qui sont à la base de la société suisse, de notre façon d’entendre la démocratie. Un de nos principes fondamentaux c’est le principe de proportionnalité: expulser une personne qui a commis un délit de moindre gravité, … Continued
Kiron University, une ONG basée à Berlin, propose aux réfugiés de suivre des cours gratuits pour refaire leur vie dans leur nouveau pays. Article de Célia Héron, publié dans La Tribune de Genève, le 30 décembre 2015. Cliquez ici pour lire l’article complet sur le site de la TdG. Difficile de repartir à zéro dans … Continued
Le cinéma d’Annemarie Jacir mêle la fiction à la réalité du quotidien des territoires palestiniens et l’histoire de la Palestine à sa propre histoire, en questionnant au fil de son œuvre les effets de la situation géopolitique sur des trajectoires personnelles. Nous l’avons interrogée sur l’exil, le travail de mémoire auquel elle invite les spectateurs, et sur le rôle d’un cinéma engagé.
Aram Karim, originaire du Kurdistan irakien, vient d’arriver en Suisse comme requérant d’asile. Il loge dans l’abri PC de Gland. Menacé dans son pays, il travaillait comme photographe-reporter. Le New York Times notamment a salué son travail.
Alors que l’Europe vient de dire oui à l’accueil de 120’000 demandeurs d’asile, la question de l’hébergement de ces hommes, de ces femmes et de ces enfants se pose plus que jamais, tant le dispositif actuel est saturé. En France, avec 65’000 demandes d’asile par an, on estime qu’une personne sur cinq se retrouve à la rue. Grâce à l’énorme élan de solidarité de ces dernières semaines, certains sont hébergés chez des particuliers, pour de courtes périodes.
Portrait de la petite île grecque de Lesbos, à treize kilomètres des côtes turques, où se pressent 20’000 réfugiés soit plus d’un quart de la population. Sur le port de Mytilène, dans les villages de l’île aux 11 millions d’oliviers, où fut jadis exilé le fils d’Ulysse, Télémaque, les habitants, les associations et les commerçants racontent une situation au bord de l’explosion.
Le drame des migrants et le défi de l’accueil lancé à l’Europe dominent l’actualité des dernières semaines. Au-delà des images-chocs et des débats politiques du moment, France Culture explore toutes les dimensions des enjeux migratoires dans une journée conçue comme un vaste récit radiophonique, accompagné en direct par Atiq Rahimi, prix Goncourt 2008, qui partage avec vous son dictionnaire intime de l’exil.
L’Organisation suisse d’aide aux réfugiés OSAR observe les développements en
Fédération de Russie depuis plusieurs années. Les informations qui nous ont été transmises par des spécialistes ainsi que nos propres recherches nous permettent de prendre position sur les thèmes suivants: système de santé en Tchétchénie; possibilités de traitement pour les maladies et troubles psychiques en Tchétchénie.
La Suisse s’est dotée au fil des années d’un véritable arsenal juridique permettant le renvoi des personnes déboutées de l’asile ou en situation irrégulière. Des accords de réadmission aux partenariats migratoires, les lignes qui suivent cherchent à différencier les accords existants et reviennent sur des tentatives menées par la Suisse, plus ou moins officiellement, d’externaliser la gestion des flux migratoires à des pays tiers.
Pour la première fois, l’Hospice général a lancé un appel aux dons via sa page facebook. «Recherchons 6 poussettes pour le centre des Tattes. Urgent! » disait le post publié le 4 décembre.