TdG | Un centre à Genève pour les requérants déboutés?
La Confédération étudie un projet de bâtiment à côté de l’aéroport, pouvant accueillir 250 personnes en instance de renvoi.
La Confédération étudie un projet de bâtiment à côté de l’aéroport, pouvant accueillir 250 personnes en instance de renvoi.
Quelques semaines après les événements de Cologne, la CDU, le parti d’Angela Merkel, a annoncé lundi vouloir introduire la Tunisie, le Maroc et l’Algérie sur une liste de «pays d’origine sûre». Une mesure purement politique, qui, selon le professeur Etienne Piguet, ne facilitera pas l’expulsion de ces citoyens nord-africains. La Suisse, de son côté, a joué la carte des accords migratoires.
L’UDC a fait parvenir à tous les ménages du pays son «Edition spéciale». Celle-ci regorge de faits tronqués, voire de véritables mensonges. Lorsque des initiants sont amenés à diffuser de telles contre-vérités, ils nous apportent la preuve que quelque chose cloche avec leur propre initiative. Voici les cinq plus gros mensonges de l’«Edition spéciale».
Tout a commencé par la décision d’une rencontre, et la réciprocité qu’elle enclenche; c’est la première scène: décider d’y aller voir de plus près. Michel Agier et Sara Prestianni décrivent dans cet ouvrage des «jungles », campements et squats à Patras, Rome, Calais et Paris. Ce sont des refuges où l’on s’abrite dans un contexte hostile, des lieux où des habitants en transit s’inventent un quotidien dans le temps de l’attente.
Certains migrants, notamment de culture arabo-musulmane, arrivent en Europe avec une image stéréotypée de la femme occidentale et de la sexualité. D’où l’importance de déconstruire ces clichés. Mais en matière d’intégration, la tendance est aux économies…
Depuis les années 1980-90, le nombre d’accords de statuts de protection internationale a radicalement baissé proportionnellement au nombre de demandes d’asile introduites dans les pays européens. L’évolution des dispositifs d’asile étatiques et de leurs pratiques décisionnelles sont bien entendu déterminées par les politiques nationales et européennes. Comprendre pleinement cette évolution suppose cependant une prise en compte de la mise en œuvre pratique de ces politiques par les institutions instruisant la demande d’asile. À partir de l’exemple des dispositifs d’asile français et allemand, il s’agit ici d’éclaircir les aspects microsociologiques du déroulement de la procédure d’asile, de porter la réflexion sur les acteurs du dispositif et d’interroger la relation administrative qui s’y enracine.
Inspirée par la citation de Ghandi «Sois le changement que tu veux voir dans le monde», l’association J’change a tenu dimanche 10 janvier 2016 sa première Journée solidaire. L’occasion de partager avec des requérants d’asile un repas canadien entre gens d’ici et d’ailleurs, d’échanger, d’écouter de la musique, de danser et de jouer à l’Espace Jaykay de Carrouge (VD). Rencontre avec les trois fondatrices.
C’est dans «son» jardin potager situé derrière le centre du Botza à Vétroz que nous avons rencontré Paulina, affectueusement appelée ici Mama Africa. Noire de peau, elle est de taille moyenne et vive dans ses gestes. En ce matin de début d’automne, vêtue d’une robe pagne de couleur vive, elle accueille la rédaction valaisanne de Voix d’Exils.
Les gouvernements et organismes d’aide humanitaire manquent à leur devoir de fournir la protection la plus élémentaire aux femmes réfugiées arrivant de Syrie et d’Irak. De nouvelles recherches effectuées par Amnesty International montrent que les femmes et les jeunes filles sont exposées à des violences, à des agressions, à l’exploitation et au harcèlement sexuel à toutes les étapes de leur trajet, y compris sur le territoire européen.
Abraham Tesfamariam, Erythréen d’origine, a présenté en juillet 2007 une demande d’asile au centre d’enregistrement et de procédure de Bâle (CEP Bâle). Aujourd’hui, il travaille comme soignant dans la résidence médico-sociale d’Oeschgen près de Frick, où il s’occupe de huit personnes atteintes de démence. Il a parfaitement réussi son intégration dans le monde du travail et aimerait continuer à se former pour devenir infirmier diplômé.
Présenté comme «humanitaire», le nouveau camp de Calais est entouré d’un enclos, vidéo-surveillé, contrôlé par un système biométrique, sans eau, ni douche, ni possibilité de cuisiner. Les réfugiés disent qu’il ressemblent à une prison et beaucoup refusent d’y aller. Ils ont raison: derrière ces rangées de containers chauffés se dessine un piège sécuritaire.
Des mots simples et des portraits pour tenter de ramener un peu d’humanité à notre monde où l’on a tendance à parler de la crise, de l’épreuve que traverse des millions de personnes, d’êtres humains, en termes de «migrants» impersonnels, dont on peut disposer à sa guise, de flux déshumanisé presque mécanique, et même certain de s’amuser de cette détresse en la comparant à des fuites d’eau…
Cette semaine, ce sont les réfugiés qui sont au cœur de l’émission « court-circuit », proposée par ARTE.
«En raison des changements radicaux apportés ces derniers mois en Hongrie à la législation et à la pratique relatives à l’asile, les demandeurs d’asile qui sont renvoyés dans ce pays courent un risque considérable de subir des violations des droits de l’homme», a déclaré aujourd’hui le Commissaire Muižnieks, en rendant publiques les observations écrites qu’il a présentées le 17 décembre 2015 à la Cour européenne des droits de l’homme du conseil de l’Europe dans deux affaires contre l’Autriche qui concernent le transfert des requérants de l’Autriche vers la Hongrie en vertu du règlement «Dublin III».
« Les autorités suisses saisissent une partie des valeurs patrimoniales des personnes relevant du domaine de l’asile. Par cette mesure, les personnes concernées apportent une modeste contribution aux coûts engendrés par leur séjour en Suisse. Cette pratique se fonde sur un principe éprouvé: les habitants de la Suisse doivent également rembourser les coûts qu’ils occasionnent à l’aide sociale. La saisie ne concerne pas les objets personnels, comme les alliances. »
Après les mesures controversées au Danemark, 10 vor 10 a enquêté sur celles appliquées en Suisse.
A 89 ans, l’Italienne Antonietta Chiovini, de Verbania au bord du lac Majeur, témoigne pour la première fois de ses activités de résistante à la frontière suisse pendant la Seconde Guerre mondiale. Interview.
Des jeunes en blouson patrouillent pour surveiller les migrants. Les autorités adoptent une posture floue face à ces agissements.
L’intégration des nouveaux réfugiés arrivés à Tramelan depuis le 14 décembre se passe bien. 88 hommes, principalement Afghan, sont actuellement logés dans l’abri de la protection civile situé sous la patinoire de la commune. Nous avons contacté le maire Philippe Augsburger pour faire le point sur cet accueil après un mois. Il nous a indiqué avoir rencontré mercredi matin les partenaires de ce projet.
La Confédération crée 180 places d’hébergement supplémentaires pour les requérants d’asile. Le Secrétariat d’Etat aux migrations, le Département fédéral de la défense, de la protection de la population et des sports, le canton de Fribourg et la commune de Grandvillard ont signé une convention qui prévoit l’utilisation temporaire du camp militaire de Grandvillard pour y loger des requérants d’asile de février à août 2016.
Moussa Agma souhaite devenir pharmacien. En 2010, lui et sa femme, Aicha, sont venus s’installer en Suisse après avoir fui le régime Kadhafi.
La crise des migrants a réveillé l’entraide citoyenne. Durant l’été 2015, de nombreuses personnes ont tendu la main aux réfugiés. Elles se sont proposées pour traduire, héberger, soigner, communiquer, divertir, conseiller, offrir une douche, une soupe, un pull, de l’écoute…
Le projet de recherche intitulé «Review of the Protection Situation of Afghan Asylum Seekers and Refugees in Europe» s’est achevé récemment. Mandaté par le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), il visait à aider cette organisation à élaborer des stratégies de protection fondées sur une bonne compréhension des modes de mobilité des demandeurs d’asile et des réfugiés afghans en Europe. Alessandro Monsutti, professeur adjoint d’anthropologie et sociologie du développement à l’Institut et responsable du projet, livre les grandes conclusions de ces deux années d’enquête menées – en collaboration avec Antonio Donini et Giulia Scalettaris – dans six pays européens.
En Sicile, un homme s’active dans l’ombre pour aider les migrants qui débarquent épuisés sur les côtes italiennes. Lui-même ancien migrant érythréen, arrivé il y a quarante ans en Italie, il renseigne les plus perdus et se bat pour leur éviter de tomber dans les griffes des passeurs. Cécile Debarge l’a rencontré à Catane, près de la gare.
Le début de l’année 2016 marque une nouvelle période difficile dans la réponse européenne à la crise des réfugiés. L’année qui commence va-t-elle s’écouler sous le signe d’un nivellement par le bas? Ou bien les États membres vont-ils tirer les leçons de 2015 et parvenir au consensus nécessaire pour réagir avec humanité à l’arrivée de centaines de milliers de nouveaux réfugiés?
D’origine kurde d’Iran, l’activiste politique Salahaden Bayazedi est arrivé en Suisse en 2007. Ce passionné de littérature a déjà traduit plusieurs livres du français au kurde, dont le célèbre roman Heidi, démontrant ainsi une forte capacité d’apprentissage de la langue et d’ intégration à la culture suisse.
Un Afghan, qui a fui l’Iran, vit aujourd’hui dans le Seeland bernois et se trouve actuellement en Suisse dans la même situation que beaucoup d’autres de ses compatriotes: en sécurité mais avec des perspectives incertaines de trouver un emploi régulier, qui puisse lui permettre de mener une vie indépendante sur le plan économique.
Dans ce rapport, l’analyste-pays de l’OSAR, Adrian Schuster, traite du taux très élevé de femmes victimes de violence physique et psychique au Kosovo.
Le Bureau européen d’appui en matière d’asile (EASO) a publié en août 2014 un rapport informatif sur la situation des régions du centre et du sud de la Somalie. Ce rapport regroupe des informations utiles à la mise en œuvre des dossiers des requérant(e)s d’asile d’origine somalienne. Parmi les éléments que l’on retrouve dans le … Continued
On estime qu’en 2015 près de 3000 personnes se sont noyées alors qu’elles fuyaient en traversant la Méditerranée. Des morts qui sombrent anonymement au fond de la mer et qui laissent leurs proches dans l’incertitude. L’Italie est le seul pays qui ait décidé après les drames de Lampedusa d’octobre 2013 et du 18 avril 2015 de redonner leur identité aux défunts dont les corps ont pu être repêchés.
NON à un renvoi automatique pour des délits mineurs. Dans cette votation, il n’est pas question des cas où des crimes graves ont été commis, déjà réglés par le droit actuel, mais de prévoir un renvoi automatique même pour des délits mineurs, dits cas bagatelle, si la personne a déjà été condamnée dans les 10 ans qui précèdent. Une personne étrangère née en Suisse, avec des enfants ici, pourrait être expulsée pour un vol ou une bagarre. C’est totalement disproportionné.
Qui est confronté depuis des années aux barrières et mesures policières opposées à exilées et exilés aux frontières de l’UE ne saurait rester insensible à un fait de langue paradoxal. Alors que l’on dénigre l’enseignement du latin et du grec dans les collèges, les dénominations antiquisantes connaissent dans ce domaine une étonnante vogue. A cet égard, l’agence Frontex a sans doute la palme.
Alors que l’on prévoit une augmentation de la fréquence et de l’intensité des catastrophes associées au changement climatique, on anticipe également que le nombre déjà élevé de personnes déplacées dans le contexte des désastres continuera d’augmenter. Les régimes juridiques existants de portée nationale, régionale et internationale répondent seulement en partie aux besoins de protection relatifs au déplacement dans le contexte des désastres. Pour trouver des réponses adaptées, il sera nécessaire d’adopter une approche multisectorielle qui réponde aux différentes formes de la mobilité humaine en reconnaissant les valeurs et croyances des communautés touchées.
Si les questions liées à la rétention et à l’expulsion des étrangers et étrangères en situation irrégulière ont été largement étudiées, il en est tout autrement de celles liées à leur accueil, à leurs droits ou à leurs revendications une fois de retour dans leur pays d’origine. Et les pays d’immigration s’interrogent bien peu sur le devenir de ces personnes une fois qu’elles ont quitté leur territoire. Ce dossier de Plein droit leur est consacré. Qu’advient-il aux expulsés à leur retour? Quelles formes d’organisations sociales ou politiques leur retour suscite-t-il? Quelle influence peuvent-ils avoir sur les accords de coopération entre leur État d’origine et les pays d’immigration? Et alors que le nombre d’expulsions atteint des niveaux record dans bon nombre de pays d’immigration, parfois au détriment du respect de la légalité des procédures, il est temps de s’interroger sur les droits des expulsés.
Une chronique sur l’infiltration de la langue qui parle des migrants, de l’UDC et de Viktor Klemperer.
C’est autour d’un repas canadien que des habitants de la commune ont tenu à témoigner leur solidarité avec les migrants de l’abri PC de Versoix. Organisé par un groupe d’habitants de Versoix, la manifestation a attiré un public chaleureux et s’est terminée par des danses.
Quatre jours après avoir pris ses fonctions au poste de Haut-Commissaire pour les réfugiés (HCR), Filippo Grandi a rencontré, le 7 janvier, la presse internationale accréditée au Palais des Nations Unies à Genève. Le diplomate italien a marqué son intervention par un style nouveau, plus direct et plus loquace. Mais les défis de l’agence des Nations Unies chargée des réfugiés restent les mêmes: réunir à tout prix près de sept milliards de dollars nécessaires (à ce jour, un peu plus de la moitié de la somme a été trouvée) pour subvenir aux besoins de plus de 60 millions de déplacés dans le monde.
Une vidéo produite par Premières Lignes, StoryCircus et France Télévision fait le point sur les réfugiés, les déplacés internes, les passeurs, les murs, la terminologie et sur d’autres sujets qui relèvent du domaine des migrations. Et tord ainsi le coup sur certains préjugés.
La gestion de la migration peut faire penser parfois à un exercice logistique, à une affaire de chiffre et de mathématique. Les contingents et répartitions annoncés en 2015 s’appliquant aux personnes relevant du domaine de l’asile constituent un bel exemple de recherche d’équilibre avant tout arithmétique, qui ne prend pas en compte les particularités des groupes concernés.
Le projet bénévole d’accueil des migrants lancé dans à Fribourg va permettre d’héberger une cinquantaine de personnes dans une trentaine de familles. Ce succès dépasse toutes les attentes.
L’agenda européen en matière de migration adopté en mai 2015 par la Commission a souligné la nécessité de mettre en place une approche globale de la gestion des migrations. Depuis lors, un certain nombre de mesures ont été prises, notamment l’adoption de deux programmes d’urgence visant à relocaliser 160’000 personnes ayant manifestement besoin d’une protection internationale, au départ des États membres les plus touchés vers d’autres États membres de l’UE, et l’approbation du plan d’action de la Commission en matière de retour.
Au mois de septembre, j’ai publié dans Le Matin Dimanche un article sur une famille de réfugiés irakiens que la Suisse veut renvoyer en Bulgarie dans le cadre des accords de Dublin. Fait rarissime, cette famille a gagné son recours contre la décision de “Non entrée en matière” du Secrétariat d’Etat aux Migrations (SEM). Mais elle n’est de loin pas tirée d’affaire, car le Tribunal administratif fédéral ne peut se prononcer que sur la forme, et pas sur le fond. Sa seule option: renvoyer le SEM à sa copie et lui demander de prendre une nouvelle décision. Qui sera très certainement…la même, selon les spécialistes que j’ai interrogés. En résumé: des pages noircies, des heures perdues, bref, du vent. Pendant ce temps, la famille en question poursuit son intégration en vivant dans l’angoisse permanente du couperet. Et, à l’instar d’Amnesty International, des ONG continuent à dénoncer les conditions d’accueil catastrophiques des migrants renvoyés dans certains pays d’Europe de l’Est, comme la Hongrie et la Bulgarie.
Vingt-trois Syriens âgés de 3 à 82 ans ont réussi à s’extirper du pays en guerre grâce à la ténacité d’un parent à Genève.
En 1956, après l’écrasement du soulèvement hongrois par les troupes du Pacte de Varsovie, 12’000 Hongrois se réfugièrent en Suisse et la moitié d’entre eux environ y restèrent. La répression chinoise consécutive à la révolte tibétaine de 1959 déclencha une importante vague d’exil vers la Suisse, où se trouvait au début des années 1980 la plus nombreuse communauté de Tibétains hors d’Asie (1700 personnes). En 1968, l’écrasement du Printemps de Prague par les troupes du Pacte de Varsovie amena 12’000 Tchécoslovaques à chercher refuge en Suisse. Pendant la guerre du Vietnam, entre 1975 et 1983, 8200 Vietnamiens du Sud, fuyant les communistes, furent accueillis en Suisse. Le pays fut aussi, de 1973 à 1983 environ, la destination de 1600 Chiliens fuyant la dictature de Pinochet.
La BBC a rencontré les réfugiés dont les photos avaient ému le monde il y a quelques mois.
L’EVAM a ouvert mercredi un foyer à Gryon, trois mois après la création d’un centre à Villars. Un hasard du calendrier, explique l’entité.
« Ce que l’on observe c’est que dans la plupart des pays le bilan fiscal net est positif pour les immigrés. Cela veut dire que les immigrés versent plus en taxes et en cotisations sociales qu’ils ne reçoivent de prestations individuelles »
«C’est dans nos têtes et dans nos coeurs que les frontières existent!», suggèrent Ai Weiwei, l’artiste protestataire chinois. Qui fait des migrants en Méditerranée, désormais, sa grande cause.
Le Conseil fédéral veut que l’intégration professionnelle des réfugiés reconnus et des personnes admises à titre provisoire soit plus rapide et plus durable. A cet effet, il a lancé aujourd’hui un programme quadriennal basé sur le principe éprouvé de l’apprentissage suisse. Ce programme vise à ce que les réfugiés reconnus et les personnes admises à titre provisoire qui sont motivés et qui en ont les capacités suivent un apprentissage leur permettant d’acquérir de manière précoce des connaissances linguistiques et techniques, et de se familiariser, grâce à des stages pratiques, avec le marché suisse du travail.
Cette initiative ne viole pas seulement les droits de l’homme, mais elle est absolument contraire à toutes les valeurs qui sont à la base de la société suisse, de notre façon d’entendre la démocratie. Un de nos principes fondamentaux c’est le principe de proportionnalité: expulser une personne qui a commis un délit de moindre gravité, … Continued
Kiron University, une ONG basée à Berlin, propose aux réfugiés de suivre des cours gratuits pour refaire leur vie dans leur nouveau pays. Article de Célia Héron, publié dans La Tribune de Genève, le 30 décembre 2015. Cliquez ici pour lire l’article complet sur le site de la TdG. Difficile de repartir à zéro dans … Continued
Le cinéma d’Annemarie Jacir mêle la fiction à la réalité du quotidien des territoires palestiniens et l’histoire de la Palestine à sa propre histoire, en questionnant au fil de son œuvre les effets de la situation géopolitique sur des trajectoires personnelles. Nous l’avons interrogée sur l’exil, le travail de mémoire auquel elle invite les spectateurs, et sur le rôle d’un cinéma engagé.
Aram Karim, originaire du Kurdistan irakien, vient d’arriver en Suisse comme requérant d’asile. Il loge dans l’abri PC de Gland. Menacé dans son pays, il travaillait comme photographe-reporter. Le New York Times notamment a salué son travail.
Alors que l’Europe vient de dire oui à l’accueil de 120’000 demandeurs d’asile, la question de l’hébergement de ces hommes, de ces femmes et de ces enfants se pose plus que jamais, tant le dispositif actuel est saturé. En France, avec 65’000 demandes d’asile par an, on estime qu’une personne sur cinq se retrouve à la rue. Grâce à l’énorme élan de solidarité de ces dernières semaines, certains sont hébergés chez des particuliers, pour de courtes périodes.
Portrait de la petite île grecque de Lesbos, à treize kilomètres des côtes turques, où se pressent 20’000 réfugiés soit plus d’un quart de la population. Sur le port de Mytilène, dans les villages de l’île aux 11 millions d’oliviers, où fut jadis exilé le fils d’Ulysse, Télémaque, les habitants, les associations et les commerçants racontent une situation au bord de l’explosion.
Le drame des migrants et le défi de l’accueil lancé à l’Europe dominent l’actualité des dernières semaines. Au-delà des images-chocs et des débats politiques du moment, France Culture explore toutes les dimensions des enjeux migratoires dans une journée conçue comme un vaste récit radiophonique, accompagné en direct par Atiq Rahimi, prix Goncourt 2008, qui partage avec vous son dictionnaire intime de l’exil.
L’Organisation suisse d’aide aux réfugiés OSAR observe les développements en
Fédération de Russie depuis plusieurs années. Les informations qui nous ont été transmises par des spécialistes ainsi que nos propres recherches nous permettent de prendre position sur les thèmes suivants: système de santé en Tchétchénie; possibilités de traitement pour les maladies et troubles psychiques en Tchétchénie.
Pour la première fois, l’Hospice général a lancé un appel aux dons via sa page facebook. «Recherchons 6 poussettes pour le centre des Tattes. Urgent! » disait le post publié le 4 décembre.
Dans quelle mesure les personnes ayant déposé une demande d’asile en Suisse peuvent obtenir une autorisation d’entrée pour les membres de leur famille se trouvant à l’étranger? Les réponses sont diverses et variées dans le débat public. D’où l’intérêt de cet article qui est d’éclairer la manière dont le droit applicable et la jurisprudence règlent aujourd’hui le regroupement familial dans le domaine de l’asile.
Dans quelle mesure les personnes ayant déposé une demande d’asile en Suisse peuvent obtenir une autorisation d’entrée pour les membres de leur famille se trouvant à l’étranger? Les réponses sont diverses et variées dans le débat public. D’où l’intérêt de cet article qui est d’éclairer la manière dont le droit applicable et la jurisprudence règlent aujourd’hui le regroupement familial dans le domaine de l’asile.
C’est une situation qui interroge la politique européenne, qui consiste à déléguer aux pays voisins la charge de stopper les réfugiés et de les empêcher d’arriver jusqu’en Europe: la Jordanie vient d’expulser, le 16 décembre, 800 réfugié-e-s soudanais-es vers le Soudan, en violation du droit international. La faute de ces réfugiés est d’avoir manifesté pacifiquement pour de meilleures conditions de vie.
Pour l’ethnologue Pierre Centlivres, la Suisse ne doit pas craindre la hausse du nombre de réfugiés. Selon le spécialiste de l’Afghanistan – pays d’origine d’un nombre croissant de demandeurs d’asile – beaucoup partagent nos valeurs.
La famille Perez à Renens a partagé son repas du 25 décembre avec deux migrants. Cette action est menée par la Commission Intégration Suisses – Etrangers.
Lors du Conseil JAI (Justice et Affaires Intérieures) du 20 juillet 2015, les ministres de l’UE ont échoué une fois de plus à parvenir à un accord pour la «relocalisation» de 40’000 demandeurs d’asile. Les conclusions du Conseil témoignent qu’une fois de plus le seul point d’accord de la diplomatie européenne est que «le Conseil souhaite que l’UE se dote d’une politique active, globale et géographiquement équilibrée en matière de migration». Un euphémisme qui recouvre à la fois la coopération avec les pays d’origine des migrants, afin de bloquer les départs, et celle avec les pays de transit, pour empêcher l’accès au territoire européen. Est explicitement mentionnée l’instrumentalisation de l’aide au développement, qui ne sera versée qu’à condition que les Etats concernés coopèrent dans le domaine de la migration. Bref, rien de neuf dans un agenda européen qui depuis une dizaine d’années externalise la politique de l’asile dans les pays voisins dans le cadre d’accords et de processus multilatéraux ou bilatéraux, tels ceux dits de Rabat et de Khartoum.
Chaque midi à Rome, la rue arborée du centre culturel Baobab – géré par la diaspora érythréenne locale – s’anime, tandis que des migrants attendent à la file d’y recevoir une assiette de nourriture.
En Serbie, des dizaines de milliers de Syriens, d’Afghans, d’Irakiens ou d’autres populations transitent pour rejoindre l’Europe. Fuyant principalement la guerre, ces réfugiés sont tous embarqués dans la même galère. Un exode hors du commun, le plus important recensé depuis la Seconde Guerre mondiale. Reportage à la frontière serbo-croate où solidarité et dignité règnent en maître.
Débordées face à l’afflux des demandeurs d’asile, les autorités peinent à trouver des hébergements adéquats. Toujours plus d’abris antiatomiques, construits dans les années 60 et initialement prévus pour accueillir toute la population suisse en cas de catastrophe nucléaire, sont réquisitionnés pour y placer les requérants. Dans des conditions difficiles. Reportage à Clarens (VD).
Depuis deux ans environ, certains politiciens en Suisse ne cessent de répéter que la situation des droits humains se serait améliorée en Erythrée et que les requérant-e-s d’asile originaires de ce pays pourraient bientôt y être renvoyé-e-s. Récemment, des journalistes se sont rendus sur place pour se forger une image plus nuancée. Les informations qu’ils ont récoltées ne constituent en rien une preuve d’amélioration de la situation et ne sont donc pas suffisantes pour modifier la pratique suisse en matière d’asile.
L’arrivée accrue de migrants dans le Canton de Vaud en 2015 et la prévision de leur nombre en 2016 oblige le Conseil d’Etat à augmenter sa subvention de 10 millions de francs.
Le 4 août, un exilés soudanais, Abdul Rahman Haroun, a traversé le Tunnel sous la Manche à pied, et a été arrêté côté britannique. Il a été arrêté et placé en détention provisoire en attendant son procès, qui aura lieu le 4 janvier 2016. Il est poursuivi en vertu d’une loi de 1861 réprimant le dommage intentionnel créé par l’obstruction des voies de chemin de fer. Deux autres exilés ont depuis passé la frontière par le même chemin et ont également été arrêtés.
Alors que la cohésion de l’Europe semble menacée, Paris et Berlin opèrent un rapprochement sur la nécessité de réduire les flux de migrants. Regard sur une navigation à vue de l’Union Européenne. Quelles alternatives pour une gouvernance mondiale des migrations?
Sur l’île grecque de Lesbos où débarquent quotidiennement depuis des mois des centaines de réfugiés syriens, afghans, irakiens, pakistanais, somaliens, iraniens ou érythréens, l’Union européenne assure un service minimum. Face à l’inertie des politiques, les habitants de l’île rejoints par des volontaires de tous les pays sauvent l’honneur de l’Europe.
Avenches s’apprête à accueillir une cinquantaine de migrants. La Commune cherche des bénévoles qui les aideront à prendre leurs marques.
Les raisons qui poussent les personnes à fuir et à se réfugier dans un pays donné sont multiples, complexes et souvent sans grand lien avec le type de prestations sociales qu’offrent les pays de destination, contrairement à ce que semblent penser l’opinion publique et de nombreux groupes de la sphère politique.
Depuis le début de l’été, des centaines de milliers de personnes fuient les combats ou le chaos en Syrie, en Afghanistan, en Irak, en Erythrée. Cette crise migratoire qualifiée de sans précédent depuis la Deuxième Guerre mondiale, génère deux courants opposés dans les populations d’Europe occidentale: accroissement de la solidarité et accroissement du rejet. Reportages en Allemagne et en Suisse, où les actes d’hostilité ou d’hospitalité se multiplient.
Depuis qu’en octobre 2015,près d’un tiers de toutes les nouvelles demandes d’asile ont été déposées par des ressortissant-e-s afghan-e-s, la rumeur circule à travers les médias que ceux-ci n’auraient pas ou que peu besoin de protection (20 minutes / 24heures / Tribune de Genève : «seulement 11% des requérants afghans ont obtenu le droit d’asile»). … Continued
Cette formule un peu énigmatique relève du langage de l’asile. Elle veut dire: «non-entrée en matière sur la requête d’asile, parce que le requérant d’asile tombe sous la règle des accords de Dublin, c’est-à-dire qu’il peut être refoulé vers le pays par lequel il est entré en Europe, le pays de premier accueil». Cela signifie la plupart du temps un renvoi en Italie, mais plus récemment aussi en Hongrie, et ailleurs, comme récemment une mère seule venue de Kobané, ville-martyr du Nord de la Syrie, expulsée par la police d’un centre neuchâtelois avec ses deux enfants vers la France.
Nombre record de demandes d’asile, frontières ouvertes, puis refermées, appels à la solidarité et tensions entre États: la crise migratoire a fait vaciller un projet communautaire déjà fragile et s’est imposée comme thème central du débat politique, y compris en Suisse. Retour sur une année mouvementée à travers une série de graphiques.
Près de huitante personnes de ce village privilégié de 2000 habitants se mobilisent pour aider les migrants.
L’existence des demandes d’asile fondées sur l’orientation sexuelle, si elles sont peu nombreuses, pose des questions qui concernent toute demande d’asile: selon quels critères, quel degré de persécution distingue-t-on les «vrais» et les «faux» réfugiés? Et que signifie cette politique de la preuve?
Elles s’appellent Claire, Rachel, Suzanne, Carrie ou Laurence. Elles ont rejoint la vague de bénévoles britanniques impliqués depuis plusieurs mois dans la vie du camp de migrants situé à Calais dans le nord de la France. Elles ont décidé de s’investir pour palier à l’immobilisme politique qui fait loi des deux côtés de la Manche mais aussi d’apporter leur soutien, une aide à leur échelle et de distribuer les fruits de leurs collectes individuelles.
Le Haut Commissariat aux Réfugiés (UNHCR) a mis à jour son évaluation du besoin de protection des personnes fuyant la Syrie. Il réaffirme que la plupart des requérants d’asile provenant de Syrie réunissent les conditions de la définition de réfugié figurant dans la Convention de Genève sur les réfugiés.
HCR – Le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés, le Conseil de l’Europe et le Bureau pour les institutions démocratiques et les droits de l’homme (BIDDH) ont instamment demandé à la Hongrie de s’abstenir de toute politique ou pratique tendant à renforcer l’intolérance, la peur et la xénophobie à l’égard des réfugiés et des migrants.
L’initiative populaire « Pour le renvoi effectif des étrangers criminels (initiative de mise en œuvre) » court-circuite le Parlement et restreint considérablement les compétences des tribunaux. Elle rompt avec des règles fondamentales de la démocratie et remet en question l’État de droit. Ses dispositions sont en contradiction avec les droits de l’homme et avec l’accord sur la libre circulation des personnes liant la Suisse à l’UE. Son acceptation causerait de nouvelles incertitudes dans les relations bilatérales entre la Suisse et son principal partenaire commercial. C’est pour toutes ces raisons que le Conseil fédéral et le Parlement rejettent l’initiative de mise en œuvre.
Grand-Lahou, en Côte d’Ivoire, a déjà des « réfugiés climatiques »: des habitants dont les maisons ont été « mangées » par la montée des eaux et l’érosion. En 2013, 22 millions de personnes dans le monde ont fui leur foyer après des catastrophes naturelles.
La barrière linguistique et les difficultés économiques empêchent de nombreux jeunes réfugiés d’aller à l’école.
Les ambitions de l’Union européenne sont claires: éviter que les migrants n’arrivent sur le sol européen, et pour cela payer le prix qu’il faudra. Celles de la Turquie également: disposer d’une marge de manœuvre plus large pour mettre en place librement la politique qu’elle entend mener. Au milieu se trouvent des centaines de milliers d’hommes, de femmes, d’enfants.
De manière générale, la santé des enfants migrants est relativement bonne. Pourtant, l’état de santé dépend du suivi médical qu’ils ont eu dans leur pays, à leur arrivée en Suisse, ainsi que de leur parcours migratoire. Pour les enfants venant d’un milieu en guerre, la santé psychique s’avère très complexe. Dans ce reportage, vous allez entendre le témoignage puissant de Zaid, un petit garçon qui a fuit la guerre en Syrie avec sa famille, ainsi que mieux connaître l’état de santé des enfants issus de l’immigration grâce à l’immersion au sein de l’Hôpital de l’Enfance de Lausanne et au cœur de l’Hôpital des enfants à Genève.
À la veille de la journée internationale des migrants, le GADEM présente à Rabat le rapport inter-associatif intitulé: «Ceuta et Melilla: centres de tri à ciel ouvert aux portes de l’Afrique?», élaboré en collaboration avec l’APDHA (Espagne), la Cimade (France) et Migreurop (réseau euro-africain), sur la base d’informations collectées notamment lors de missions de terrain menées en 2015 aux frontières de Ceuta et Melilla.
Depuis le début des années 1990, les rives de la Méditerranée ont vu s’élever de nombreux murs, barrières et systèmes de surveillance aux marges des États, parfois même au cœur des villes. L’espace méditerranéen n’échappe donc pas à la « téichopolitique », c’est-à-dire cette politique de cloisonnement des espaces pour renforcer le contrôle sur les territoires (Ballif et Rosière, 2009).
Des jeunes en grand nombre tentent d’échapper au service national à durée indéterminée qui a cours en Érythrée, ce qui ne fait qu’aggraver la crise mondiale des réfugiés. Ils ont droit à une protection internationale, écrit Amnesty International dans un nouveau rapport qui se fonde sur des entretiens d’Erythréens ayant fui leur pays et dont … Continued
Près d’un million de personnes – réfugiés et migrants – ont déjà traversé la Méditerranée cette année. Par ailleurs, les conflits en Syrie et ailleurs continuent de générer des niveaux alarmants de souffrance humaine. Dans un nouveau rapport statistique paru aujourd’hui, le HCR prévient que l’année 2015 sera sans doute le théâtre d’une hausse sans précédent en matière de déplacements forcés dans le monde.
Confrontées à une arrivée de migrants d’une ampleur jamais vue depuis la seconde guerre mondiale, l’Union européenne et la Suisse explorent plusieurs options pour gérer le phénomène, au risque parfois, selon deux expertes de l’Université de Fribourg, d’écorner les droits humains.
Il y a environ 2400 ans, Platon a eu une vision de la République. L’ouvrage qu’il a rédigé à l’époque est le premier exemple de la fascination qu’exerce sur nous l’idée selon laquelle nous pourrions, si nous avions la possibilité de construire une nouvelle société à partir de zéro, nous débarrasser de tous les défauts qui empêchent notre société actuelle d’atteindre la perfection.
Compliqué d’être un migrant en situation illégale au Royaume-Uni… Depuis le début des années 1990, le gouvernement britannique sous-traite la gestion des camps à des multinationales privées qui s’enrichissent sur le dos des migrants: Mitie, G4S, Serco, Geogroup, Tascor… Autant d’acteurs privés qui soignent leur image de marque par des slogans à faire rêver: Bringing Service to life (Serco); Inspiring change in the way people live and work (Mitie).
En septembre 2015, la Commission européenne a décidé d’instaurer des «hotspots» afin de gérer la migration. Ces derniers doivent d’abord servir de centres d’accueil et d’enregistrement en Italie et en Grèce, des régions présentant un nombre particulièrement élevé de passages irréguliers de la frontière, et contribuer à la relocalisation prévue d’environ 160’000 personnes exilées vers le nord de l’Europe. Jusqu’à présent, un tel centre a été ouvert à Lampedusa (capacité de 500 places). En Italie et en Grèce, 5 centres supplémentaires sont prévus d’ici la fin de l’année (capacité d’environ 1’600 et 1’900 places).
Avec près de 60 millions de personnes déplacées par la force à l’échelle mondiale et les traversées par bateau de la Méditerranée qui font les manchettes des journaux presque quotidiennement, il devient de plus en plus usuel de voir les termes «réfugié» et «migrant» être utilisés de façon interchangeable par les médias et le public. Toutefois, y a-t-il une différence entre les deux termes? Et est-elle importante?
Cette carte représente le parcours migratoire d’Ahmed, un jeune Afghan rencontré en 2010. Elle met en lumière les nombreuses difficultés auxquelles font face les personnes qui, au cours de leur périple, se confrontent aux barrières dressées par l’Union européenne. Nombreuses et multiformes, elles matérialisent la volonté de repousser ceux que l’UE considère comme indésirables. En l’espace … Continued
« Les migrations sont un élément essentiel dans le monde d’aujourd’hui. Les mouvements migratoires sont une partie de la solution des problèmes mondiaux et non pas une partie du problème » (António Guterres)
Avec les nouvelles décisions européennes, de nombreux migrants n’ont plus accès aux centres d’accueil en Sicile.