RTS | Genève: une famille syrienne bénéficie d’un projet-pilote
La famille Al Hammad a été sélectionné par le Haut-Commissariat aux réfugiés des Nations Unies. Ils bénéficient d’un encadrement sur mesure pour favoriser leur intégration.
La famille Al Hammad a été sélectionné par le Haut-Commissariat aux réfugiés des Nations Unies. Ils bénéficient d’un encadrement sur mesure pour favoriser leur intégration.
La Suisse doit suspendre les renvois Dublin vers les Etats à la frontière de l’Union européenne et sur la route des Balkans, et traiter elle-même les demandes d’asile. Communiqué de presse commun d’Amnesty International, de l’OSAR, de Solidarité sans Frontières, du CSP, de la Conférence romande des permanences juridiques pour requérants d’asile (Copera) et du Collectif R. «En accélérant la procédure des renvois Dublin et en négligeant l’intégration des réfugiés venus de régions et de pays en guerre, la Suisse va clairement à l’encontre de l’appel de l’Union européenne à davantage de solidarité. Les renvois de réfugiés dans les pays de la frontière européenne doivent être suspendus.»
Le journal demande à la justice de prendre le relais. La pratique ne fait pas l’unanimité. La décision lance le débat sur la question des commentaires sur les réseaux sociaux.
Le trophée n’est pas doré lui non-plus dans le bureau de Maria Kamma: «En Angleterre, on frappe les migrants dans les tunnels, en France, on laisse à la dérive à Calais, dans les Balkans, on construit des murs. Soit on les laisse en mer, soit on construit des murs. On est devenu très dur. On a effacé l’élément humaniste de l’Europe. Quelle différence, dites-moi, entre l’Europe et les États en guerre qui nous entourent si, nous, nous traitons comme des chiens ceux qui les fuient?»
Migreurop Espagne exige du Gouvernement espagnol qu’il dresse un bilan des premiers mois après l’entrée en vigueur de la réglementation prétendant « légaliser » les « refoulements à chaud » à Ceuta et Melilla.
Parce que je n’en peux plus d’entendre, à chaque fois que je dis que je travaille dans l’accompagnement des demandeurs d’asile “Mais il sont vraiment trop nombreux, non ?” “Déjà que la France est un des pays les plus généreux en Europe …” et autres “La France ne peut pas accueillir toute la misère du monde »… j’ai décidé d’écrire ce texte, pour contenir ma frustration, mon indignation qui croît chaque jour en entendant les politiques nous abreuver de chiffres hors contexte censés nous démontrer que nous sommes une forteresse assiégée, et contenir ma tristesse de voir notre gouvernement de “gauche” si tétanisé par l’influence de l’extrême droite dans le champ politique qu’il finit par rentrer dans son jeu …
L’hiver est à nos portes, et il n’est pas tout seul: il arrive en même temps que les centaines de milliers de réfugiés de guerre. Et en Suisse, que fait-on pendant ce temps? On enclenche les radiateurs et on vote UDC.
Les Etats membres s’efforcent de trouver la meilleure réponse à apporter à la crise des réfugiés, mais leur plan de secours prévoit depuis longtemps de laisser les pays tiers résoudre le problème pour eux.
Le chef du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE), Didier Burkhalter, se rend le 19 octobre 2015 en Jordanie pour une visite de deux jours. Il participera à la Conférence méditerranéenne de l’Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE) qui se déroule sur place et rencontrera le vice-premier ministre et ministre des affaires étrangères, M. Nasser Judeh, dans le cadre d’un échange bilatéral. Il se rendra également dans l’une des écoles que la Direction du développement et de la coopération (DDC) soutient à Amman, ainsi que dans le camp de réfugiés d’Azraq, à l’ouest du pays, où la DDC intervient dans des projets d’approvisionnement en eau potable.
Vingt ans après la signature de l’Accord de paix de Dayton en novembre 1995, les conséquences du conflit, y compris les répercussions à long terme du déplacement, se font toujours sentir dans les Balkans occidentaux. La Revue Migrations Forcées (RMF) 50 examine le cas des personnes déplacées à l’intérieur et hors de la Bosnie-Herzégovine en conséquence de la guerre de 1992-95 et présente des réflexions sur les enseignements qu’il est possible de tirer des succès et des échecs de cet accord.
Le nombre d’enfants réfugiés non accompagnés qui demandent l’asile en Suède augmente rapidement. Dans les deux premières semaines d’octobre seulement, plus de 4000 d’entre eux sont arrivés au pays. Le nombre total de mineurs non accompagnés arrivés depuis le début de l’année s’élève maintenant à 18’000, contre 7000 pour l’ensemble de 2014.
Calais, Lampedusa, Kos, Lesbos, Vintimille, Budapest… ces lieux frontaliers et de transit pour les migrants sont au centre de l’actualité médiatique. Politique ou symbolique, perméable ou contrôlée, la frontière de l’Europe du XXIème siècle est porteuse d’un paradoxe: au sein d’une société qui se veut circulatoire et toujours plus connectée à l’échelle planétaire via des réseaux transnationaux en tout genre, la mobilité humaine s’accompagne d’un ensemble d’instruments de contrôle et de fermeture des frontières qui visent à sélectionner et à hiérarchiser les individus candidats à l’immigration.
Les autorités grecques ont averti que sept personnes ont été tuées – dont quatre enfants – dans une collision entre un bateau de passeurs et un bâtiment des garde-côtes grecs au large de Lesbos, a déclaré aujourd’hui l’agence des Nations Unies pour les réfugiés.
Une exilée syrienne est morte la nuit dernière sur l’autoroute, à proximité du Tunnel sous la Manche. En effet, la compassion gouvernementale pour les Syrien-ne-s qui sont loin ne s’applique pas à ceux et celles qui sont en France. Ces réfugié-e-s connaissent la misère des bidonvilles, les risques du passage et les violences de la police.
Le nombre de migrants et de réfugiés qui tentent de traverser la Méditerranée pour atteindre l’Europe a tendance à fortement baisser lorsque la mer commence à s’agiter et que le temps se refroidit. Mais après un été où le nombre d’arrivées a battu tous les records, l’hiver qui approche risque d’être différent.
La route des migrants à travers un reportage augmenté: de la frontière syrienne à l’Europe, notre reporter va tenter de suivre la route des migrants avec pour objectif de documenter leur parcours. Une expérience à suivre en temps réel sur le film complet du trajet, enrichi grâce aux contenus radio et aux réseaux sociaux.
Dans un article daté du 14 octobre 2015, Euronews questionne la manière dont les statistiques de Frontex ont été calculées: une grande partie des migrants entrés par la Grèce aurait à nouveau été comptabilisé lors de leur entrée en Hongrie ou en Croatie, comme le révèle l’Agence elle-même.
Un couple de jeunes syriens issus de la scène metal de Homs raconte la route de l’exil jusqu’en Europe. Un voyage « trash » qui les a transformé et qu’ils ont filmé avec leur smartphone.
En préparant une collecte de fonds pour un hôpital d’Alep, la propriétaire d’une boutique de Londres s’inquiète pour les Syriens réfugiés dans les pays voisins: «Ils vivent dans des camps là-bas, n’est-ce pas?»
Aujourd’hui, je reviens d’un voyage qui m’a mené des deux côtés de la frontière serbo-hongroise. Les journées que j’y ai passées m’ont donné envie de vous livrer ces notes de terrain, prises à chaud, lors des événements du début du mois de septembre 2015.
Le Tribunal fédéral (TF) vient de donner raison à ELISA-ASILE. Il juge que l’association a la qualité pour recourir devant le Tribunal administratif fédéral (TAF) ce qui lui avait été refusée. Ce dernier devra donc se prononcer sur le fond du litige qui oppose l’association à l’Aéroport International de Genève, celui qui concerne la délocalisation des requérants d’asile dans un bâtiment clôturé hors zone de transit, loin de celle-ci. Un hébergement qui s’apparente à de la détention illégale au regard du droit international, selon le UNHCR.
New York, le 11 mai 2015, réunion du Conseil de sécurité des Nations unies en vue de l’approbation d’un plan européen d’intervention militaire contre les passeurs de Libye; Bruxelles, le 13 mai 2015, l’Union européenne rend public un «agenda européen en matière de migration»; et puis, à l’échelon français, une réforme de la réglementation relative à l’asile en cours de discussion devant le Parlement. Jamais peut-être la question de la protection des personnes persécutées n’avait occupé autant de scènes politiques à la fois.
Il a 17 ans. Irakien réfugié en Syrie, il a réussi à passer en Turquie, puis à embarquer sur un cargo pour Toulon, en vue de rejoindre un proche en Angleterre. Bloqué à son arrivée à la frontière française, l’administration réussit en seulement quatre jours à lui opposer tous les refus: privation de liberté, déni de sa minorité, refus d’asile, ré-embarquement pour la Turquie.
Nous poursuivons notre série de reportages consacrées aux flux massifs de migrants en Europe. Aujourd’hui nous partons en Italie, et plus précisément en Sicile. Chaque jour, ils sont des centaines de migrants à arriver sur les côtes européennes. Pour effectuer la traversée de la Méditerranée, nombreux sont ceux à partir de Libye. Une étape du voyage décrite comme la pire, un enfer duquel les migrants échappent souvent avec de lourds traumatismes.
Depuis le début du soulèvement contre Bachar el-Assad, en mars 2011, près de 13’000 Syriens sont morts sous la torture dans les prisons du régime, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme. Des prisons où la répression n’a jamais cessé. Ammar et Hamid, deux jeunes étudiants syriens qui rêvaient d’égalité et de démocratie ont été torturés; ils ont vu mourir des prisonniers. Laïcs, ils ont participé activement à la révolution en 2011 dans leur ville natale, Salamiyé, près de Hama. Ils témoignent depuis le Liban, où ils se sont réfugiés.
Liberté d’expression versus protection des victimes: comment trouver l’équilibre entre liberté et censure?
Dans son dernier rapport publié ce jeudi 8 octobre, l’Observatoire romand du droit d’asile et des étrangers (ODAE), offre une analyse détaillée de la situation des personnes détentrices d’un permis F.
Nous déplorons l’utilisation de ressources techniques et financières abyssales dans la construction de nouvelles barrières et dans la multiplication des actes de violence à l’égard des personnes en mobilité transnationale et/ou potentielles demandeuses d’asile. Nous demandons de manière urgente, la fin de l’impunité dont jouissent les responsables de ces exactions et de ces politiques migratoires sévissant aux frontières Sud de l’Europe, en particulier aux abords des enclaves de Ceuta et Melilla.
Le droit fondamental à l’assistance judiciaire gratuite doit assurer qu’aucun ayant droit ne voit son droit d’accès à la justice bafoué par manque de moyens financiers. L’octroi de l’assistance judiciaire gratuite vise en outre à renforcer l’égalité de traitement à l’égard des personnes qui ne disposent pas de ressources financières suffisantes. Dans la pratique, l’application de ce droit fondamental est cependant lacunaire dans certains domaines comme l’aide sociale, le droit à l’asile ou l’exécution des peines et des mesures.
Sortir de la dialectique « fardeau ou bénéfice »: voici ce que propose cette analyse édifiante de l’OCDE. En démontrant l’importance de dépasser les débats stériles qui entourent très souvent les questions migratoires, le rapport souligne les avantages économiques que peut engendrer l’intégration des migrants sur le marché du travail. Retrouvez le rapport de l’OCDE dans son … Continued
160’000 réfugiés = 4% des 4 millions de réfugiés syriens qui vivent en Turquie, au Liban, en Jordanie et en Irak; et 5,5% des 2,9 millions de personnes qui sont devenues des réfugiés en 2014 seulement; et moins de 1% des 20 millions de réfugiés dans le monde. Ce n’est pas grand-chose finalement, n’est-ce pas?
Comment d’anciens demandeurs d’asile, arrivés il y a cinq, dix ou vingt ans ont-ils été accueillis en arrivant en Suisse? Comment se sont-ils intégrés par la suite? La séquence Intercités a recueilli plusieurs témoignages à retrouver sur cette page.
Les passeurs sont-ils réellement les premiers coupables des « drames migratoires » que connaissent nos sociétés aujourd’hui?
Dans son reportage publié sur Visioncarto, Stefania Summermatter raconte l’histoire des réfugiés qui traversent la frontière turco-bulgare. Elle s’arrête également sur le séjour et les conditions de vie de celles et ceux qui transitent par la Bulgarie.
Les réfugiés qui suivent la route de l’Ouest, par les Balkans et la Hongrie, ne choisissent que rarement la Suisse comme destination. Et ceux qui le font risquent de se voir refouler vers la Hongrie.
Focus sur la 2e guerre mondiale avec une page d’histoire peu connue: quand la Suisse a ouvert très largement ses frontières, non pas aux réfugiés juifs qui fuyaient les persécutions nazies, mais aux enfants français. Jusqu’à 15’000 ont été accueillis par des familles suisses d’abord pour fuir les privations de la guerre et ensuite pour échapper aux combats de la libération en 1944.
Les deux nouveaux rapports de l’OCDE intitulés Perspectives des migrations internationales 2015 et Synthèse sur la crise des réfugiés, proposent une « analyse des évolutions récentes des flux et politiques migratoires dans les pays de l’OCDE » et insistent notamment sur l’urgence d’agir au plus vite et de manière coordonnée.
Vice-président du Foraus, un centre de réflexion sur la politique étrangère de la Suisse, Johan Rochel insiste sur le fait qu’il est impossible d’empêcher les mouvements migratoires.
Les problèmes de voisinage entre les migrants et les habitants sont moins nombreux que redoutés.
En fait, la Commission européenne a fait des plans, tranquillement, pour renforcer le traitement en mer des réfugiés, y compris en construisant un centre temporaire de traitement de la migration au Niger.
La guerre et le terrorisme déversent quotidiennement des cohortes de malheureux en Europe. Ces réfugiés légitimes heurtent les murs de ferrailles dressés en Hongrie… demain peut-être en Macédoine. Les barbelés de la honte font un spectaculaire retour sur le sol européen, en des régions longtemps enfermées derrière le limes1 communiste.
Interviewé en 1979 par un journal japonais à propos des réfugiés vietnamiens, le philosophe développait une analyse étrangement actuelle de la question des exilés. L’article était alors titré: «Le problème des réfugiés est un présage de la grande migration du XXIe siècle.»
4000. C’est le nombre de personnes qui fuient, chaque mois, l’Erythrée selon l’ONU. Cet Etat à peine plus grand que l’Angleterre, situé dans la Corne de l’Afrique, ne fait que rarement l’actualité. Pour cause: l’ordre règne dans ce pays dirigé depuis 22 ans par Issayas Afeworki, qui réduit toute voix contestataire au silence. Seuls ceux qui ont fui, et rejoint l’Europe, livrent aujourd’hui des témoignages de cette dictature qui parvient à détrôner la Corée du Nord dans le palmarès des pays les plus répressifs.
Protestinfo laisse régulièrement carte blanche à des personnalités réformées. Aldo Brina, chargé d’information sur l’asile au Centre social protestant de Genève, décrypte le contexte politique et social dans lequel s’inscrit le projet de réforme de l’asile en Suisse.
La situation actuelle des réfugiés en Europe soulève la question de savoir comment les hautes écoles peuvent se montrer solidaires avec les réfugiés. swissuniversities, la Conférence des rectrices et recteurs des hautes écoles suisses, a décidé lors de son assemblée plénière du 15 septembre 2015 d’examiner des pistes d’action sur la manière dont les hautes écoles pourraient contribuer à atténuer la détresse.
A l’origine du Jeûne genevois, il y a eu dès le 16ème siècle la volonté de la population et des autorités de se solidariser avec les victimes de persécutions et avec les personnes obligées de s’exiler pour trouver refuge.
Etendant à l’Europe tout entière le pronostic que la Chancelière Angela Merkel a formulé pour son pays: «ces événements vont changer notre pays», je dirai pour ma part: ils vont changer l’Europe. Mais dans quel sens? La question n’est pas encore tranchée, bien qu’elle puisse l’être rapidement. Nous entrons dans une zone de fluctuations brutales, où il faut faire preuve de lucidité autant que de résolution.
Alors que les ministres européens de l’Intérieur négocient âprement la question d’une répartition équitable des demandeurs d’asile, les associations continuent inlassablement leur travail sur le terrain. C’est le cas à Lyon au Sud-Est de la France, où le Secours Catholique et différents centres d’hébergement ont voulu donner aux demandeurs d’asile, un espace, une activité pour se défouler et oublier leurs soucis et l’attente. Ils jouent donc au football. Le week-end du 12 septembre dernier, ils étaient tous réunis pour un tournoi pas comme les autres: la coupe de l’espoir.
Sur une plage de Turquie, léché par les vagues, le petit Aylan Kurdi semble s’être endormi, sur le ventre, les mains retournées, comme s’endorment paisiblement les enfants de son âge. Ainsi reposent au fond de la Méditerranée centrale, avec leurs mères, des dizaines d’enfants, anonymes, enfermés dans les cales d’embarcations qui ont chaviré dans le passage clandestin entre la Libye et le Sud de l’Italie.
Et si l’arrivée massive de réfugiés syriens dans les grandes métropoles européennes, et l’élan de solidarité qu’elle suscite, modifiait la perception des villes? De fait, elle pourrait avoir une incidence positive sur l’évolution de certaines d’entre elles.
La Turquie, le Liban, la Jordanie, l’Irak et l’Egypte accueillent 95% des réfugiés syriens, comme le montre cette infographie proposée par Amnesty International.
Entre coutume ancienne et droit international, tout capitaine au long cours doit secourir chaque «navire en détresse» afin d’en sauver les passagers. On s’en convaincra en relisant Coke en stock (1958) de Hergé, ce réquisitoire humaniste contre le trafic des humains et le racisme contemporains! Même le forban cosmopolite Rastapopoulos s’incline devant l’impératif de la solidarité maritime, inscrite dans les droits naturels de l’humanité. L’horrible bonhomme, trafiquant d’esclaves, d’armes et de drogue, est contraint de secourir Tintin, Haddock, le pilote estonien Szut et Milou, naufragés sur un radeau de la Méduse en Mer rouge, après le mitraillage aérien de leur caboteur effectué par les Mosquitos de Bab El Ehr.
L’ «économie-monde» est le concept que Fernand Braudel nous a donné pour illustrer et exprimer le vaste dispositif engendré par le système économique capitaliste et ses mécanismes à jamais en quête d’expansion et de nouveaux marchés. Les évolutions globales des dernières années, culminant avec la situation désespérée des réfugiés qui se déroule à présent devant nos yeux, ont instauré à leur tour la «crise-monde», le pays de notre présent.
Distinguer les réfugiés d’un côté, qui ont droit à la protection, et les migrants économiques de l’autre: une démarcation reprise en chœur aussi bien à droite qu’à gauche de l’échiquier politique, mais bien moins évidente qu’il n’y paraît.
Imaginez que la Syrie n’existe pas, que la guerre n’y ait jamais eu lieu. La crise des migrants en Europe ne paraîtrait alors pas si terrible.
Le 4 septembre 2015 au rassemblement citoyen sur la Place Neuve («Aylan et les autres: assez de morts») beaucoup de familles se sont réunies pour exprimer leur tristesse suite au décès de l’enfant Aylan retrouvé mort sur la plage de Bodrum en Turquie et pour exprimer leur solidarité aux réfugiés. Plusieurs personnes ont parlé, des juristes, des militants, des enfants.
Parmi toutes les stratégies rhétoriques destinées à légitimer des politiques d’immigration de plus en plus restrictives, brutales et attentatoires aux droits fondamentaux, il en est une qui a connu un remarquable essor ces dernières années – et plus encore ces derniers mois. Il s’agit de la thématique des «filières» de «passeurs» qui «exploitent» la détresse des migrants. Cette thématique, en diabolisant les passeurs (tous assimilés à des «réseaux mafieux» et à des «esclavagistes») et en réduisant les migrants au rang de pures victimes, permet du même coup de parer de vertus humanitaires les mesures gouvernementales les plus cyniques, et de criminaliser toute solidarité de terrain avec les migrants, qu’elle soit individuelle ou associative. Parce qu’elle est devenue l’un des principaux moyens de justifier l’injustifiable, sinon le principal, cette rhétorique particulièrement fallacieuse doit d’urgence être déconstruite.
Suite à l’actualité dramatique liée aux réfugiés, nous vous proposons la consultation libre de notre reportage dessiné Les frontières de la honte de Taina Tervonen et Jeff Pourquié paru dans La Revue Dessinée n°7, au printemps dernier.
Les pays de l’Union européenne (UE) envisagent d’accueillir un nombre plus important de réfugiés syriens et, en même temps, ils essayent de fermer les portes de l’Union aux demandeurs d’asile originaires d’autres pays.
Les migrants venant de pays en développement sont plus de 200 millions dans le monde. Leur activité économique contribue non seulement à la croissance du PIB de leur pays d’accueil. L’argent qu’ils envoient dans leurs pays d’origine équivaut à trois fois le montant net de l’aide publique au développement. Le FIDA, fonds de l’ONU pour le développement agricole, basé à Rome s’est penché sur ce phénomène et cherche à sensibiliser sur les opportunités présentées par ce véritable trésor des migrants.
Fin 2013, après plus de dix ans d’intervention, les troupes combattantes françaises ont officiellement quitté l’Afghanistan. Laissant derrière eux une partie des interprètes afghans qui les avaient épaulés. Aujourd’hui, ces hommes se disent menacés et discriminés en raison de leur travail passé. Une démarche judiciaire sur le point de démarrer en France leur offre toutefois un regain d’espoir et une dernière chance, d’un jour, peut-être, quitter l’Afghanistan et son instabilité.
Lors de l’examen de l’inexigibilité du renvoi de personnes étrangères à la santé précaire, il est possible pour ces personnes d’obtenir une admission provisoire en raison de problèmes de santé et de l’absence d’accès aux soins dans le pays d’origine. Selon les statistiques internes au Secrétariat d’Etat aux migrations (SEM), on constate qu’un nombre toujours plus important d’admissions provisoires pour raison de santé ne sont octroyées qu’après recours auprès du Tribunal administratif fédéral (TAF).
Migreurop Espagne exige du Gouvernement espagnol qu’il dresse un bilan des premiers mois après l’entrée en vigueur de la réglementation prétendant «légaliser» les «refoulements à chaud» à Ceuta et Melilla.
Le Centre social protestant, Solidarité sans frontières, Vivre Ensemble et les Juristes démocrates suisses invitent les Conseillères nationales et Conseillers nationaux à se poser 9 questions avant le débat sur l’asile du mercredi 9 septembre 2015, au cours duquel la restructuration de l’asile pilotée par Mme Sommaruga devait être discutée.
Septembre 2015: au cœur de ce que l’Europe appelle sa «plus grande crise migratoire depuis la fin de la seconde guerre mondiale», les consciences se réveillent-elles enfin? Après des années de monopolisation du débat public par les discours haineux de l’extrême droite, citoyens et migrants s’organisent pour exprimer leur indignation face au sort des réfugiés. Le point en Suisse, où l’image des pieds nus s’oppose à celle des rangers.
« Face à l’afflux de réfugiés qui tentent de gagner l’Europe, la Hongrie vient de construire un mur de barbelés. Un mur anti-migrants sur sa frontière opposée, celle avec la Serbie. Tout un symbole, un nouveau rideau de fer érigé 25 ans après la chute de celui qui séparait l’Est de l’Ouest durant la guerre froide ».
Il temps d’introduire un nouveau personnage qui pèse sur les politiques migratoires britanniques, le «British taxpayer», le «contribuable anglais». Par définition, le «British taxpayer» est hostile à toute dépense d’argent public qui lui parait injustifiée. La notion repose sans doute sur un état d’esprit présent dans l’opinion publique, mais c’est avant tout une catégorie du débat public, une construction politique et médiatique. Comme équivalent dans le débat public français, on a le «riverain», par définition hostile à la présence de populations présentées comme allogènes, comme les «Rroms» et les «migrants».
Proportionnellement, les cinq pays à avoir donné le plus de réponses positives aux demandes d’asile sont l’Allemagne, la Bulgarie, le Royaume-Uni, la Belgique et la France. Le nombre de demandes d’asile en cours augmente et a dépassé les 500’000. La Syrie est le premier pays d’origine des demandeurs d’asile.
Le nombre de réfugiés syriens dépasse désormais les 4 millions. La plupart vivent dans la misère et rêvent d’émigrer en Europe, après avoir perdu tout espoir de rentrer dans leur pays ravagé par la guerre.
Jeudi matin très tôt, une embarcation de pêcheurs délabrée, surchargée de 350 réfugiés et migrants animés par l’espoir d’atteindre les côtes européennes, a commencé à prendre l’eau à quelques kilomètres au large des côtes de Libye.
La photo du corps d’Aylan Kurdi, trois ans, retrouvé sur une plage de Bodrum en Turquie mercredi, a fait le tour du monde et bouleverse les consciences. Un lecteur du Temps, Selsa Maadi, père de deux enfants dont un fils du même âge, rend hommage à cette petite victime innocente de la tragédie du monde.
La crise de l’asile est bien réelle en Europe mais certains chiffres n’aident pas à appréhender ce défi. Ainsi celui de 800’000 demandes d’asile attendues en 2015 par l’Allemagne a été diffusé par de nombreux médias dont le Courrier international , Le Monde, Le TEMPS, etc… Observatrice des discours sur les réfugiés, la géographe Cristina Del Biaggio a relevé l’étrangeté de ce quasi doublement de la prévision allemande pour 2015.
Contrairement à de nombreux ouï-dire, la part de demandes d’asile introduites en Suisse par rapport au total des demandes déposées en Europe est en nette diminution.
La honte de l’Europe. Il s’appelait Aylan. Son frère aussi est mort noyé.
La plupart des migrants souhaitent atteindre l’Allemagne qui est un pays de destination privilégié.
Après la tragique crise qui sévit en Syrie, plus d’une moitié des Syriens ont quitté leurs maisons. Où sont-ils?
Pourquoi n’accorder qu’un permis provisoire (F) aux demandeurs d’asile syriens et irakiens, alors que le conflit qui déchire leurs pays risque de s’éterniser? Max Lobe, écrivain genevois, reproche aux politiciens suisses leur manque de courage.
La Cour européenne des droits de l’homme condamne l’Italie pour détention irrégulière et refoulement collectif vers la Tunisie. L’arrêt de la Cour daté du 1 septembre 2015, revient sur des faits qui se sont déroulés en 2011 sur l’île de Lampedusa.
Les questions liées à l’immigration et à la politique d’asile occupent une part très importante de la campagne en vue des élections fédérales du 18 octobre prochain. La Commission fédérale contre le racisme CFR constate que le ton se durcit et que les risques de dérapage – discours stigmatisants et messages de haine – augmentent. La CFR rappelle que les partis et les acteurs politiques exercent des responsabilités particulières et qu’il leur incombe de lutter contre les paroles et les actes qui pourraient inciter à l’intolérance à l’égard des personnes et des groupes les plus vulnérables.
Selon le data-journaliste Davide Mancino, parler d’ « immigration » est trompeur. Les données démontrent que, plus que le manque de travail, l’explosion du flux de migrants est dû surtout aux conflits qui poussent les personnes à s’enfuir.
Berne. Ces dernières semaines, la Suisse a enregistré un nombre de demandes d’asile supérieur à la moyenne, ce qui a provoqué des goulots d’étranglement dans les structures d’hébergement de la Confédération. Afin que le centre pilote de Zurich destiné à éprouver l’efficacité des procédures d’asile accélérées continue à accueillir la part prévue de requérants d’asile, il a été décidé, de concert avec le canton de Zurich, d’augmenter provisoirement la capacité d’hébergement du centre en lui adjoignant un abri de la protection civile. L’abri sera exploité la nuit, les requérants d’asile demeurant dans le centre de Juch pendant la journée.
La dureté du système d’asile suisse explique en partie le phénomène, mais le Matin Dimanche dénonce également le dysfonctionnement du plan d’accueil humanitaire helvétique.
Au moment où la question de l’accueil des requérant-e-s d’asile prend une place de plus en plus importante dans les médias, l’association ELISA souhaite rappeler que la lutte menée par la société civile dans le canton de Genève pour des conditions d’accueil dignes et décentes concerne tous les migrant-e-s, et ce quelque soit leur statut administratif.
Le communiqué du ministère français de l’intérieur annonçait pour le 20 août la signature d’un accord franco – britannique. En fait c’est une déclaration qui a été publiée – s’il y a aussi un accord, il n’a pas été rendu public. Cette déclaration est d’abord une mise en récit des choses, une présentation des faits qu’on peut trouver abusivement déformante.
Rapport de la mission réalisée en Sicile entre le 1er février et le 8 juin 2015 par Sabine Llewellyn, volontaire du réseau Migreurop au sein de l’association ARCI en soutien des activités de Watch the Med, dans le cadre du programme Echanges et Partenariats.
Interviewé le 26 août dernier dans le cadre de l’émission Forum de la radio la 1ère, Antoine Ullestad, doctorant au Centre d’études internationales européennes de l’Université de Strasbourg, aborde la question de la construction de murs dans certains pays de l’Union Européenne, dans le but d’endiguer les arrivées de migrants.
Amnesty International dénonce la situation dans le centre de migrants de Traiskirchen en Autriche. L’organisation pointe du doigt la surpopulation et les conditions d’hygiène déplorables qui y règnent. Or ce centre est géré par la filiale autrichienne de l’entreprise privée zurichoise ORS. Une nouvelle qui relance le débat sur l’encadrement des requérants par des privés.
Antonio Guterres: « Si tous les pays européens acceptent leur responsabilité, si on partage cet effort entre tous les pays européens, les sociétés européennes sont parfaitement capables de les accueillir ».
Le 19h30 (RTS) du 24 août 2015 était consacré à la politique migratoire européenne. Trois sujets ont été couverts: la rencontre sur le thème migratoire entre François Hollande et Angela Merkel qui a eu lieu à Berlin; la situation à la frontière entre la Macédoine et la Grèce, qualifiée par Darius Rochebin de « désastre humanitaire et désastre pour l’Union européenne »; et la situation à la frontière serbo-hongroise, avec un reportage sur place de Anne Maillet.
Il n’existe pas de chaos de l’asile en Suisse comme l’affirme l’UDC, estime l’ancienne conseillère fédérale Ruth Dreifuss. Elle pense au contraire que la population serait prête à accueillir plus de réfugiés.
Il y a deux mois maintenant que des requérants d’asile ont quitté le foyer Les Tattes et les abris PC, qu’ils ont surnommés les bunkers, pour protester contre leurs conditions d’hébergement . Ils ont occupé d’abord les étages et la terrasse du Grütli, notre Maison des Arts au nom symbolique de la Suisse profonde, puis ont été logés provisoirement par la ville à la Salle du Faubourg. La presse a rendu compte de leurs luttes sur le point d’aboutir, tout à l’honneur des négociateurs de la Ville, du Canton et des représentant-e-s du mouvement.
A Genève, la colère gronde. Les requérant·e·s d’asile descendent dans la rue pour dénoncer des conditions de vie jugées indignes, notamment l’hébergement dans les abris de la protection civile. Soutenu·e·s par des associations d’aide aux migrant·e·s et certains partis de gauche, les récentes manifestations ont relancé le débat sur le sort réservé aux réfugié·e·s dans notre pays.
Ce 24 août 2015, AIDA publie la décision prise par l’Office Fédéral Allemand pour l’Immigration et les Réfugiés, entrainant la suspension des procédures de renvoi « Dublin » concernant les demandeurs d’asile d’origine syrienne.
Le parcours de Wareef Hameedo est étonnant. Ce Syrien est parti de chez lui il y a deux ans pour fuir la guerre. Il a traversé plusieurs pays et a atterri à Gaza, territoire palestinien sous blocus. Il s’y retrouve enfermé mais y a trouvé une certaine forme de bonheur.
Ils arrivent d’Ethiopie, d’Erythrée et du Soudan et campent square Jessaint, dans le 18ème arrondissement de Paris. En attendant la prochaine évacuation policière.
Un an après sa prise de contrôle par l’organisation de l’Etat islamique, la ville de Sinjar n’est toujours pas libérée. Les yézidis déplacés attendent toujours, ou ont perdu espoir. Beaucoup rêvent de partir. En août 2014, 400’000 personnes de la région de Ninive ont dû fuir devant l’organisation de l’Etat islamique. 40’000 personnes ont été kidnappées dont une majorité de yézidis. En décembre 2014, une lueur d’espoir: la montagne de Sinjar est reprise par les forces irakiennes.
450’000 demandeurs d’asile sont attendus en Allemagne cette année. Difficile dans ces conditions pour l’Etat de faire face à cet afflux. Résultat: dans certaines régions, l’hébergement des réfugiés est délégué à des entreprises privées. Payées avec des deniers publics, ces entreprises sont chargées d’aménager des centres d’hébergement et d’en gérer le fonctionnement… ou dysfonctionnement, car ces prestataires de service sont souvent accusés de privilégier les profits au détriment de l’hygiène ou d’un accueil décent des réfugiés.
Un million de personnes a fui la région occidentale de l’Irak, al-Anbar, ces 18 derniers mois. La dernière vague de déplacement a commencé le 16 mai 2015, lorsque la capitale régionale est tombée aux mains de l’Etat islamique. Des centaines de milliers de déplacés d’al-Anbar s’entassent aujourd’hui dans des mosquées, des écoles ou des salles de réception dans plusieurs gouvernorats voisins.
En guise de réponse à l’opinion de Philippe Barraud «Ces collectifs qui dansent sur le ventre des autorités», le syndicaliste Alessandro Pelizzari plaide pour qu’en ces temps sombres, ceux qui n’ont pas le courage de les dénoncer aient au moins la décence de se taire face à ceux qui se battent pour les changer.
Depuis 1993, Issayas Afeworki fait régner la terreur sur l’Erythrée, aussi surnommée la Corée du Nord de l’Afrique. Alors que la population ne pense qu’à fuir, le président amasse patiemment un joli magot, qu’il place discrètement à l’étranger, notamment en Suisse.