La Côte | Versoix, un atelier pour les requérants
Un atelier de poterie permet aux requérants d’exprimer les épreuves qu’ils traversent.
Un atelier de poterie permet aux requérants d’exprimer les épreuves qu’ils traversent.
Les forces de l’ordre arrêtent systématiquement les pilotes et les navigateurs des bateaux de clandestins, sans tenir compte du fait que la plupart ont été forcés à prendre leurs fonctions.
La prise en charge des LGBTI relevant de l’asile n’est pas adaptée, constate un rapport. De peur de revivre la stigmatisation qu’ils ont fuie, ils vivent dans l’isolement et la crainte.
Quand le besoin de protection se heurte à la dureté et à la froideur des procédures d’asile. Immersion au coeur d’une consultation juridique en Suisse à travers la mini BD réalisée par Povlaka. Pour démarrer la lecture, cliquez sur la première page.
Solidarité sans frontières a publié le 13 janvier 2017 une lettre ouverte adressée au Conseil fédéral pour lui demander d’agir rapidement face à la situation dramatique de milliers de réfugié-e-s qui tentent de survivre à un froid glacial dans les Balkans et en Italie.
L’Union des étudiant-e-s de Suisse (UNES) a publié sa prise de position et ses revendications concernant l’accès aux hautes écoles pour les réfugié-e-s étudiant-e-s. Les jeunes réfugié-e-s en Suisse ont besoin de perspectives; cependant, un certain nombre d’obstacles structurels et administratifs importants freinent l’accès aux hautes études pour les réfugié-e-s. Une situation qui doit changer selon l’UNES.
Dans le cadre d’une exposition créée par le cinéaste cambodgien Rithy Panh, conçue à partir de son film Exil, présenté à Cannes en 2016, le Festival International et Forum sur les Droits Humains (FIFDH), en partenariat avec la commune de Meyrin, est à la recherche de photos, objets et documents qui racontent l’exil : photos de famille avant et après le départ, photos souvenirs, portraits de personnes exilées ou de leurs proches, fiches de passage, documents administratifs, et tout objet relatif au voyage d’exil.
Ayant subi une excision et un viol dans son pays d’origine, « Asta » cherche refuge en Suisse. Le SEM lui conteste la qualité de réfugiée, lui reprochant de ne pas avoir porté plainte en Ethiopie. La décision est finalement cassée par le TAF qui rappelle la protection particulière à laquelle ont droit les victimes de mutilations génitales féminines (MGF).
Solidarité sans frontières a publié le 13 janvier 2017 une lettre ouverte adressée au Conseil fédéral pour lui demander d’agir rapidement face à la situation dramatique de milliers de réfugié-e-s qui tentent de survivre à un froid glacial dans les Balkans et en Italie.
Le collectif Perce-frontières appelle à manifester le vendredi 27 janvier prochain. Le Collectif demande aux autorités davantage d’efforts et de solidarité pour l’accueil des réfugiés.
Aujourd’hui je suis grand-mère, enseignante à la retraite. Les votations du 9 fevrier, un voyage en Inde (entre couleurs et détresse) et les premiers naufrages en Méditerranée ont réveillé ma responsabilité humaine. Après quelques mois de rencontres et de travail à Bevaix avec les réfugiés, je me suis rendu compte que les mots étaient nécessaires pour dépasser mes blessures personnelles. J’avais besoin d’écrire ma traversée à moi pour être bien avec l’autre.
La baisse des demandes d’asile en Suisse conduit le canton de Vaud à fermer de nombreux abris PC. L’accueil de migrants par des particuliers explique également cette politique de fermeture.
Cinquante-cinq enseignant-e-s des universités romandes de Lausanne, Fribourg et Genève se dressent contre une loi à leurs yeux injuste en matière de renvois de demandeurs d’asile. La légalité est-elle toujours légitime? Les autorités vaudoises répondent par l’affirmative, ou du moins utilisent cet argument pour délégitimer le Collectif R et le débouter dans ses demandes répétées de rendez-vous pour discuter du sort des migrants qu’il protège.
Au cours de l’été 2015, l’ouverture provisoire de possibilités concrètes d’arriver et de demander l’asile sur son territoire a fait entrer en «crise» une Union européenne qui avait depuis longtemps renoncé à prévoir l’accueil des réfugiés et des migrants. L’article « ‘Crise migratoire’ : ce que cachent les mots » écrit par Emmanuel Blanchard et Claire Rodier a … Continued
En réponse à l’interpellation et aux poursuites judiciaires de citoyens ayant porté secours de manière désintéressée à des personnes réfugiées en provenance d’Italie, un comité de soutien aux citoyens solidaires des Alpes-Maritimes s’est constitué en ce début d’année 2017. Le manifeste du Comité de Soutien aux Citoyens Solidaires du 06 est à lire ci-dessous.
Les frontières sont-elles là pour protéger ou pour exclure ? Pour relier ou pour séparer ? Sont-elles la cause des guerres ou leur conséquence ? Et comment évoluent-elles au gré des époques, des conflits et des migrations ? A travers quarante cartes et infographies, Delphine Papin et Bruno Tertrais nous racontent le monde dans L’Atlas des frontières, murs, conflits migrations.
Qui prend les décisions qui imposent aux réfugiés cette vie de misère, d’attente infinie, souvent dans le froid et la faim, aux frontières catégoriquement fermées de l’Union Européenne mais aussi au sein de ses Etats membres ? En vertu de quelle loi l’Union Européenne se permet-elle de refuser les droits humains les plus primaires à ces individus qu’elle dédaigne ? Autant de questions auxquelles deux étudiantes en géographie de l’ENS de Lyon ont tenté de répondre en allant à la rencontre de la fratrie Musa.
Moins de 3% des quelques 5 millions de réfugiés syriens vivant dans les pays voisins de la Syrie ont été réinstallés dans un pays du Nord selon un nouveau rapport publié par l’ONG Oxfam. Les réfugiés syriens subissent le contre-coup d’un manque de volonté politique combiné à une recrudescence de la xénophobie.
Après l’Ukraine, les Etats européens sont de plus en plus la cible de campagnes de désinformation pilotées par le Kremlin. Une arme qui est au cœur de la nouvelle doctrine militaire russe. Des experts européens de la sécurité tirent la sonnette d’alarme.
La question migratoire dans la Corne de l’Afrique, longtemps ignorée par les médias et les opinions publiques, commence de fait à s’imposer à l’agenda politique européen et international.
Alors voilà une drôle de chose, de prôner le sens chrétien et de ne pas le faire. Ma grande-mère paternelle, elle aussi, quand elle avait mis la place du pauvre à la table de Noël, et que son fils, mon père, à l’âge de 8 ans, lui avait ramené un vrai pauvre à la maison, bien sûr, elle avait fait une drôle de tête. Oui, c’est pas facile, mais c’est pour cela que M. Ciotti devrait être très content: il existe des gens qui défendent à sa place ses valeurs chrétiennes qu’il prétend semer et qu’il sabote pourtant. Il devrait être heureux que ce qu’il prône dans l’hémicycle, d’autres le fassent pousser dans des champs, car l’amour du prochain n’a pas beaucoup de valeur tant que l’idée dans le vent n’est pas suivie d’une main à la pâte ».
Depuis octobre, Berne peut surveiller les Cantons en la matière. Un doctorant en droit à l’Université de Lausanne éclaire la situation.
Alors que l’Union européenne discute d’un système de quotas, depuis plus de vingt ans, en Suisse, les requérants d’asile sont répartis entre les cantons sur la base d’un critère unique: la population. Les cantons sont satisfaits de cette pratique administrative, mais les ONG estiment qu’elle limite des chances d’intégration des réfugiés.
Je suis membre de Voix d’Exils. Je viens d’Erythrée. J’étais étudiant au collège et j’avais des bons résultats à l’école. J’avais aussi le rêve de me former dans le domaine de l’électricité. Mais je n’ai pas pu continuer mes études à cause de l’intervention des autorités qui voulaient m’obliger à entrer dans la marine militaire. Je n’avais pas d’autre choix que d’obéir. Donc j’ai décidé de quitter mon pays pour diriger ma vie moi-même.
Le gouvernement du Royaume-Uni devrait faire pleinement usage de toutes les lois et régulations existantes pour accepter le transfert d’enfants migrants non accompagnés se trouvant actuellement en France, a déclaré Human Rights Watch a déclaré aujourd’hui. Le gouvernement français devrait veiller à ce que les enfants migrants non accompagnés se trouvant sur le territoire français aient pleinement accès aux procédures d’asile, à un soutien de santé mentale et à d’autres services essentiels.
Au cours d’une visite de sa petite-fille Maialen, Marina évoque le périple qui – 80 ans plus tôt – l’a portée de l’Espagne ravagée par la Guerre civile jusqu’en France, puis au Venezuela. Ses souvenirs de l’exile se croisent et se fondent avec ceux de Sanza, Aina, Chris, Imelda et les autres qui de nos jours fuient la guerre et la violence, les mariages forcés, l’homophobie, l’esclavage sexuel.
Ces toutes dernières tragédies portent le nombre de victimes en Méditerranée cette année à plus de 5000. C’est le pire bilan jamais observé pour une année.
Fin d’année. C’est une période compliquée pour les Syriens, ceux qui soutiennent la paix, et cette année plus encore que la précédente.
La tendance à criminaliser sans distinction des jeunes migrants d’un groupe particulier favorise-t-elle l’auto-ségrégation de certains d’entre eux? Que ressentent les personnes ainsi stigmatisées? Enquête auprès de détenus.
A quelques jours de Noël, les autorités religieuses genevoises appellent à plus d’humanité dans les procédures d’asile.
Le Conseil d’Etat genevois a écrit à la Conseillère fédérale Simonetta Sommaruga, cheffe du Département fédéral de justice et police, pour que soit minimisé l’impact du renvoi de familles.
Réfugiés, migrants en Suisse: quel sens Noël a-t-il pour eux? Le Courrier est allé a leur rencontre.
Le système juridique suisse répond-il dans la pratique aux besoins des victimes de discrimination raciale? A-t-on constaté une amélioration ces dernières années? Est-il dans ce domaine aisé d’activer la justice? Les personnes lésées connaissent-elles leurs droits? Osent-elles entreprendre des démarches?
Les hotspots sont généralement présentés comme un élément clef de la réponse de l’Union européenne (UE) à la «crise migratoire», mais encore faut-il s’entendre sur le sens de cette expression.
Les conflits armés et la violence sont aujourd’hui les principales causes de déplacement des réfugiés. La majorité de ces situations engendrent des persécutions politiques, religieuses, sociales ou de genre. Le Haut commissariat des nations unies pour les réfugiés (HCR) a publié des lignes directrices encadrant le traitement de demandes d’asile portant sur des situation de violence et de conflit armé.
Papier thématique publié par l’OSAR, le 25 août 2016. Le rapport se base sur des renseignements d’expert-e -s et sur les recherches de l’OSAR.
Des dizaines de milliers de Rohingyas en quête de sécurité ont franchi la frontière du Bangladesh au cours des deux derniers mois. Le nombre exact de réfugiés est impossible à déterminer, mais les Nations unies estiment qu’ils sont au moins 27’000.
Un étudiant tchétchène est menacé de renvoi imminent en Russie, où il craint pour sa sécurité. Le rectorat et les étudiants le défendent.
Un étudiant russe d’origine tchétchène de l’Université de Genève est menacé de renvoi. Le jeune homme est retenu depuis 15 jours au centre de détention administrative de Frambois suite au refus de sa demande d’asile.
Les Verts se joignent à la grande mobilisation estudiantine, en soutien au jeune étudiant Dagun. Ils demandent au Conseil d’Etat d’arrêter immédiatement le processus de renvoi pour protéger l’intégrité physique et morale du jeune étudiant.
Dénoncés par plusieurs associations, les abris de la protection civile genevois qui accueillent encore des réfugiés pourraient être fermés en 2018, a indiqué vendredi le conseiller d’Etat Mauro Poggia sur les ondes de la RTS.
Dans le contexte de déshumanisation actuelle, les défenseurs, militants ou professionnels, du droit d’asile peuvent être confrontés à un sentiment d’impuissance. Au risque d’adopter des discours ambigus ou simplistes par réflexe de protection face à leur propre vulnérabilité. Levant le voile sur ce ressenti rarement thématisé, Aldo Brina propose des pistes de réflexion.
Dans sa prise de position, la Commission fédérale des migrations CFM recommande de repenser l’intégration professionnelle. La mondialisation et la numérisation vont de pair avec une demande accrue de travailleurs plus qualifiés. La composition des groupes d’immigrants a changé, elle aussi. Une personne sur deux vient en Suisse dans le cadre du regroupement familial, comme étudiant ou comme demandeur d’asile. Il faut de nouvelles structures pour répondre à cette évolution, mais aussi pour créer la perspective d’un accès durable au marché du travail pour tous, autochtones et immigrés.
Les deux représentants de la gauche au Conseil d’Etat fustigent l’expulsion d’un enfant scolarisé et de sa famille. Le Grand Conseil ne s’était pas ému de cette affaire en octobre.
En moins d’une semaine, deux conseillers d’Etat et le rectorat de l’Université de Genève ont manifesté leur désapprobation des expulsions exécutées (ou sur le point de l’être) par le canton. Ils appellent à une application moins aride de la loi.
Une récompense pour l’association «Firdaus» de Lisa Bosia Mirra au Tessin et pour le «Progetto Accoglienza Rebbio» de Don Giusto della Valle à Côme.
La prochaine session d’examens de l’Université pourrait se tenir sans lui. Dagun, 24 ans, Tchétchène d’origine, est actuellement en détention à Frambois dans l’attente d’un vol spécial vers la Russie. Un rassemblement estudiantin est prévu le mardi 20 décembre à midi dans le hall de Uni Bastions.
Un «atelier éthique de la migration» effectue un tour de Suisse à la rencontre des classes, des élus et des associations. Il propose une réflexion sur les principes qui devraient, idéalement, guider notre politique d’asile.
Durant la première partie du colloque, des responsables de la CDAS et du SEM, ainsi que des représentants cantonaux et d’ONG sont intervenus sur le thème des recommandations de la CDAS. En seconde partie, quatre ateliers sur des thématiques différentes (hébergement, représentation légale, focus sur les solutions durables et participation des jeunes) ont été organisés.
Pour beaucoup de demandeurs d’asile, l’exil n’est pas un périple, c’est un péril, une confrontation physique et psychique avec la mort. Le trauma peut certes se trouver dans la migration, mais il est avant tout dans les violences qui ont fait éclater les cadres culturels et qui ont effracté la psyché. Le trauma, abîme a-historique, vient suspendre la mise en sens de l’histoire personnelle. Comment trouver une terre d’asile alors que le trauma désolidarise radicalement le sujet du collectif et met en crise sa présence sociale? Comment trouver une terre d’asile alors que le migrant étranger est suspect pour le pays d’accueil, qu’il y rencontre et revit des violences, et qu’un espace politique lui est refusé? Ce sont l’expression subjective de l’exilé et la possible reconstruction d’un espace-temps psychique qui se trament dans la consultation psychothérapeutique, conférant à cette dernière une dimension politique inédite.
L’image des réfugiés a-t-elle évolué des boat people à aujourd’hui? Lectures de photographies avec le sociologue Gianni Haver, spécialiste des images et des médias.
La Confédération a durci le ton face aux demandeurs d’asile érythréens. Mais le Tribunal administratif fédéral (TAF) s’oppose à deux renvois de deux mineurs non accompagnés vers l’Érythrée.
Plus d’un an s’est écoulé depuis que Rahel a quitté les côtes libyennes sur un bateau de passeurs à destination de l’Italie, avec sa fillette emmaillotée dans des linges pour protéger les graves brûlures provoquées par un accident quelques jours plus tôt.
L’objectif de l’Essaim d’Accueil est de mettre en place un réseau d’accueil individualisé et personnel des requérants d’asile autour des lieux d’hébergement de la Ville de Genève.
Je viens d’Ethiopie
mais je n’aime pas dire
que je suis Éthiopien. –
Je suis Oromo. –
La région Oromia
est l’une des plus grandes régions d’Ethiopie. –
La capitale Addis-Abeba
est au cœur de la région Oromia. –
Le gouvernement éthiopien vole
les terres de la population oromo. –
Ici en Europe, personne n’en parle. –
J’entendais s’étendre un silence touffu sous le tapis verdoyant de cette forêt. Cette onde muette se faufilait à travers ces herbes têtues, décorant avec audace le flanc de la roche montagneuse à Vallorbe, le souffle d’angoisse réveillait les craintes d’hier, enchantant les lendemains d’obscures passions; ainsi, je me refusais de diluer ma voix dans la chorale de la peur.
Les choses se sont accélérées. Barker a reçu la réponse négative à sa demande d’asile en rétention hier après-midi, il a été emmené menotté ce matin à 6h à l’aéroport Charles de Gaulle, sans avoir le temps de déposer un recours devant la Cour Nationale du Droit d’Asile, recours qui n’aurait de toute façon pas été suspensif. Expulsion musclée, cette fois-ci, sans possibilité de refus d’embarquement, résultant d’une volonté politique de mener à bien ce renvoi vers le Soudan. Il a été emmené par un vol de la Qatar Airways jusqu’à Doha, d’où un autre vol de la Qatar Airways doit l’emmener à Khartoum cette nuit.
Arrivés il y a plus d’un an comme requérants d’asile, les Sajadi* ont commencé par se sentir perdus en Suisse, sans comprendre un mot de la langue et obligés de vivre à sept dans un espace confiné. Mais depuis, les choses ont évolué positivement pour cette famille afghane, même si l’adaptation à ce nouveau monde est tout sauf facile.
Cet été, un collectif d’organisation a crée une cartographie des campements parisiens de réfugiés. Elle l’exposait au Point Ephémère.
Suite à une manifestation dans le plus grand centre d’accueil pour demandeurs d’asile en Bulgarie, le HCR est préoccupé par des appels à l’extradition des demandeurs d’asile pour des raisons de sécurité nationale.
En dépit du conflit et de la dégradation rapide des conditions humanitaires, plus de 100’000 personnes ont déjà risqué, cette année, leur vie en haute mer pour quitter la Corne de l’Afrique et se rendre au Yémen par bateau. Ceci souligne la nécessité d’apporter d’urgence une aide aux pays d’origine et de transit pour décourager les populations de tenter cette traversée mortelle.
Dans cette étude, les auteurs du think tank foraus analysent les causes de la crise actuelle et formulent des propositions concrètes pour une réforme complète du système de Dublin. Ces mesures illustrent comment l’Europe pourrait mieux coordonner le traitement des demandeurs d’asile et transformer les différents intérêts nationaux en un dénominateur commun. Grâce à une analyse inspirée de la théorie des jeux, les auteurs démontrent que les règles actuelles de Dublin mettent en place des incitatifs profondément tronqués. Tous les acteurs impliqués, notamment les pays de destination et les demandeurs d’asile, sortent perdants. Les règles de Dublin dissuadent les nouveaux arrivants de s’enregistrer dans les Etats membres. En outre, les Etats sont aussi enclins à ne pas contrôler les procédures d’enregistrement. En effet, ces derniers veulent éviter de prendre en charge les coûts financiers et politiques liés à la protection des demandeurs d’asile. Les réfugiés préfèrent quant à eux déposer une demande d’asile dans le pays européen qui leur offre les meilleures perspectives de protection et ils évitent donc d’être enregistrés dans le premier pays d’entrée.
Près de la moitié des plus de 60 millions de personnes se trouvant en fuite dans le monde sont de sexe féminin. Ce rapport relate les obstacles auxquels les femmes et les filles sont confrontées pendant leur fuite, puis lors de leur procédure d’asile en Suisse. L’Observatoire suisse déplore que la situation spécifique des femmes ne soit que peu prise en compte par les autorités migratoires et qu’il en résulte fréquemment des décisions négatives sur leurs demandes d’asile. En ce qui concerne les motifs d’asile, l’autorité remettrait en cause la crédibilité des dires des requérantes: les motifs de fuite spécifiquement associés aux femmes (comme les mutilations génitales féminines) seraient trop souvent catalogués comme étant des problèmes privés et les autorités reprochent régulièrement aux femmes de ne pas s’être adressées aux autorités locales pour obtenir une protection. Ce rapport pointe également du doigt les conditions d’hébergement et d’accueil des femmes en Suisse qui souffriraient d’un net manque d’intimité, conséquence d’une mixité trop fréquente. L’accessibilité à un encadrement psychologique, voire psychiatrique régulier serait impossible dans les centres fédéraux sauf cas d’urgence (lors d’une tentative de suicide par exemple).
Selon les dernières statistiques du Haut-commissariat aux réfugiés (HCR) et de ses partenaires, à la mi-novembre, 105’971 personnes ont entrepris la traversée du Golfe d’Aden pour trouver refuge au Yémen. Elles viennent principalement d’Éthiopie et de Somalie. Le nombre d’arrivées était déjà important en 2015 avec 92’446 personnes enregistrées par le HCR mais il est quatre fois supérieur à 2006.
Plus puissante que jamais, bénéficiant d’une impunité totale, l’agence européenne de surveillance des frontières change de nom et se voit reconnaître un mandat renforcé. L’Union européenne a fait le choix d’augmenter les moyens dédiés à l’expulsion, au contrôle, et aux activités de coopération hors de son territoire, au mépris des droits des migrants et des réfugiés.
Depuis deux mois, avec les gens du village nous parlions de la remise en fonctionnement des écoles. Depuis la libération du village, nous avions déjà bien travaillé en réparant les fenêtres de deux écoles, l’une qui correspond au cycle d’orientation – et qui était mon école autrefois – et l’autre au secondaire. Mais les trois écoles primaires n’ont pas repris leur activité. La rentrée des classe qui été programmée le 18 septembre dernier en Syrie n’a pas pu y avoir lieu. Ces écoles sont fermées depuis deux ans. Pour les réhabiliter et élargir le cercle des sponsors, nous avons créé une association que nous avons appelée «L’espoir pour le soutien de l’éducation».
Les cinq associations (ASSFAM, ForumRéfugiés, France Terre d’Asile, La Cimade, Ordre de Malte – France) intervenant dans les centres de rétention administrative présentent leur sixième rapport commun.
Dans le cadre d’un projet de monitorage de l’externalisation des politiques européennes et italiennes sur les migrations, l’association italienne ARCI, qui communique constamment les informations relatives à l’évolution des accords multilatéraux et bilatéraux avec les pays d’origine et de transit, a créé ce document d’analyse pour informer la société civile et les gouvernements sur les dérives possibles des ces stratégies qui mènent à des violations systématiques des droits fondamentaux et des Conventions internationales.
A la fin des années 70, le projet du gouvernement de donner un cadre légal à l’internement d’étrangers en instance d’expulsion avait suscité, dans les rangs de l’opposition de l’époque, mais aussi chez certains élus de droite, colère et indignation. En vingt ans, la banalisation de cette mesure et son maintien au gré des alternances politiques ont fini par rendre consensuel et acceptable l’enfermement d’étrangers n’ayant commis aucune autre infraction que d’avoir voulu séjourner en France.
L’association Le Lieu-Dit propose des stages-formation et des cours de français aux requérants d’asile de la région.
Après avoir été violées, frappées et abusées par leurs conjoints membres de gangs, des femmes du Honduras trouvent la sécurité au Mexique, où le changement de la loi reconnait que la violence sexiste suffit pour l’octroi du statut de réfugié.
Si, comme cela parait probable, la Colombie parvient à conclure un accord de paix qui mette un terme à son long conflit interne, son règlement créera probablement les conditions juridiques et politiques nécessaires pour résoudre le phénomène de la migration forcée de ses citoyens.
Le coût d’accueil des requérants d’asile est actuellement en forte augmentation en Suisse, sans surprise étant donnée la crise humanitaire aux portes de l’Europe. Plus précisément, la Confédération a récemment consenti à une rallonge de 850 millions de francs au budget 2017, et les frais devraient atteindre 2.4 milliards en 2018, soit un doublement par rapport à 2014. A ceci s’ajoutent les coûts supportés par les Cantons, qui étaient de l’ordre de 616 millions on 2014.
Depuis le mois de septembre, un groupe de réfugiés anime l’émission «BlaBlaMix» sur Radio Canut à Lyon.
Mieux comprendre le phénomène de la traite d’êtres humains est un élément fondamental pour tendre vers une meilleure protection des personnes exploitées.
Droit de rester Neuchâtel a dénoncé et interrogé à travers 18 questions précises la mise en œuvre inhumaine et automatisée de la procédure de renvoi Dublin, qui a révélé, dans le cas singulier de Fahmi, une multitude de dysfonctionnements et d’abus choquants pour lesquels ils demandaient aux autorités compétentes de leur fournir des explications. La réponse obtenue de la part du Conseil d’Etat, longue et détaillée en apparence, n’a pas satisfait le collectif.
La Conférence tripartite sur les agglomérations (CTA) indique, dans un communiqué du 3 novembre 2016, que le dialogue « Travailler – Donner sa chance, saisir sa chance » a permis des avancées concrètes: Information ciblée des employeurs et des employés, cours de langue axés sur la pratique pour les personnes issues de la migration, projets multiples pour faciliter l’intégration professionnelle des réfugiés. Les pouvoirs publics et l’économie s’en félicitent.
L’Homme bouge. Nos ancêtres les plus lointains étaient des nomades, motivés par la recherche de nourriture, et la curiosité d’aller voir ailleurs. Mais avec la construction des frontières, l’immigration est devenue un problème. Les drames humains en Méditerranée et dans le Sud Est asiatique n’en sont qu’une des douloureuses illustrations…
C’est une contrée qui borde la mer Rouge. Au nord le Soudan, au sud l’Ethiopie. A première vue, le bout du monde parfait. Mais Issaias Afeworki règne sur ce pays, l’Erythrée, depuis vingt ans. Après avoir conduit la guerre d’indépendance, l’homme s’est mué en dictateur alcoolique et paranoïaque. Il dirige son Etat comme une caserne. Chaque parcelle est verrouillée, la police est omniprésente, les prisons sont pleines. Tous cherchent à s’enfuir. Grâce aux trafiquants et quelques centaines de dollars économisés au fil du temps, certains y parviennent.
En 2015, plus de 2’700 mineurs non accompagnés ont demandé l’asile en Suisse, dix fois plus qu’il y a dix ans. Dépourvus de documents valables, ces jeunes sont souvent soumis à des tests médicaux, comme la radiographie du poignet ou même l’examen des organes sexuels pour vérifier leur âge. Cette pratique invasive et sans fondement scientifique viole le principe de protection des mineurs, dénoncent médecins et juristes.
De nouveaux camps ouvrent leurs portes au fur et à mesure que d’autres se remplissent avec l’objectif de protéger les familles déplacées contre les températures glaciales.
La vidéo « Camps de réfugiés et latrines » a été produite dans le cadre de l’exposition visuelle «World of Chiottes – Game of trône», née de l’idée d’élèves de deux classes de 2ème année de l’Ecole de Commerce Aimée-Stitelmann à Genève. Gagnants du concours de la Fondation Eduki 2015-2016 sur les Objectifs de développement durable, les … Continued
Le droit d’asile (droit humain à trouver refuge à l’étranger) consubstantiel au droit de circuler s’effrite peu à peu pour laisser place au droit de l’asile (ensemble de règles de droit relatives à l’asile). On doit cette évolution à l’occultation, pour ne pas dire effacement, du droit de circuler (pourtant dans la Déclaration Universelle de 1848). Aussi, le droit d’asile dérogatoire (autorisation exceptionnelle d’entrée et de séjour) se substitue-t-il au droit d’asile axiologique (protection des réfugiés censés entrer librement dans le pays refuge). Jérôme Valluy retrace dans cet article la façon dont cette disjonction s’est opérée.
Dans cet espace méditerranéen où se croisent bateaux de pêche et de marine marchande battant pavillons de tous les pays du monde, bâtiments et appareils des garde-côtes, des services douaniers, des armées des différents pays du pourtour méditerranéen ou encore de Frontex (l’agence de contrôle des frontières extérieures de l’Union européenne), les responsabilités sont diffuses: qui doit intervenir, dans quelle situation et comment?
Les gens laissent des traces, parfois fortes, parfois limpides. Ce qui est bien avec les histoires, c’est qu’elles nourrissent les souvenirs. Ce qui m’inspire le plus dans la force humaine, c’est cette capacité que nous avons à nous alimenter les uns les autres, de par nos échanges.
Près de 40% des migrants et réfugiés jetés sur les routes de l’exil sont des mineurs non accompagnés. Une population particulièrement vulnérable qui, depuis l’été dernier, butte sur la frontière sud de la Suisse, objet d’une surveillance zélée. Aujourd’hui, ces jeunes migrants tentent par tous les moyens de franchir la frontière verrouillée à double tour, malgré le droit international qui exige un asile politique sans restriction pour les mineurs non accompagnés.
Comment expliquer que des personnes qui ont été persécutées, emprisonnées arbitrairement, harcelées, torturées, violées, humiliées par des représentants d’un État, ou sans en recevoir la protection, puissent ne pas obtenir la protection de la France? Enquête auprès de professionnels de l’accueil, du soin et de l’asile.
L’Union européenne devrait cesser de sous-traiter l’accueil des migrants et augmenter les réinstallations, respectant ainsi des normes élevées en matière d’accueil des demandeurs d’asile.
Le tribunal de grande instance (TGI) de Nice juge aujourd’hui Pierre-Alain Mannoni pour avoir porté assistance à trois réfugiées érythréennes dans la vallée de la Roya. Il les a prises en stop le 17 octobre dernier alors qu’elles souhaitaient consulter un médecin. Pierre-Alain a simplement porté assistance à des personnes vulnérables en danger.
Mahaud Faas revient sur l’action «Winter is coming for real» des habits chauds pour les exilé.e.s de la Jungle de Calais, là ou elle se rendait alors que le démantèlement était imminent.
«Je m’y sens chez moi», affirme Hannah, rayonnante, en jetant un regard en coin à sa logeuse. L’Erythréenne de 21 ans vit depuis un mois chez Marie-Pierre Walker Thonney, à Lutry. Elle a quitté sans regrets le foyer de l’Etablissement vaudois d’accueil des migrants (EVAM) où elle était placée. La jeune requérante d’asile accompagne la retraitée au parc avec ses petits-enfants et lui prépare des plats de son pays. «Je comprends comment les Suisses vivent», se réjouit Hannah, à l’aise en français.
Alors que la famille est connotée positivement, dès lors qu’il s’agit de familles étrangères, le doute et la suspicion sont de mise. De la contestation de la paternité ou de l’état civil, à la manipulation des chiffres autour du regroupement familial, de la difficulté à bénéficier de droits pourtant acquis pour les Français (veuvage, recomposition familiale, etc.), à la remise en cause de la validité du mariage… les étrangers voient parfois leur droit de vivre en famille sérieusement écorné.
La Suisse «terre d’accueil», «pays des droits humains»; des affirmations qui paraissent évidentes pour certains! Et pourtant, elles sont à nuancer au vu de la réalité observée par l’ODAE romand.
Les droits de l’enfant et l’unité familiale victimes d’une politique migratoire restrictive, dénonce l’Observatoire romand du droit d’asile et des étrangers.
Des nouvelles terrifiantes, d’aujourd’hui 15 novembre 2016, sur la situation dans cette vallée de La Roya que les réfugiés tentent de prendre depuis Vintimille pour espérer arriver en France. Une solidarité individuelle et collective forte, face à l’inaction des pouvoirs publics, police exceptée. Et l’hiver n’attendra pas…
A la Chapelle Mon-Gré de Lausanne, le père Gabriel Pittet accueille depuis avril 2016 les protégés du Collectif R qui s’étaient réfugiés à l’église Saint-Laurent en mars 2015. Ce sont toutes des personnes menacées de renvoi dans le cadre des accords de Dublin, donc vers le premier pays européen par lequel ils sont arrivés.
Avocate des neuf Ethiopiens qui ont été arrêtés dans la Mission permanente de leur pays, Me Laïla Batou fustige le comportement de la police genevoise. Elle dénonce des interrogatoires «inappropriés»
Les aumôniers, permanents et bénévoles des Églises de Suisse romande auprès des requérants d’asile et des réfugiés, réunis en retraite à Saint-Légier, les 11 et 12 novembre 2016, ont rédigé une déclaration pour dénoncer la pratique excessive des renvois Dublin.
Les Éthiopiens dont l’identité a été révélée par la police genevoise à la Mission permanente d’Ethiopie s’inquiètent désormais d’éventuelles représailles, et ils affirment se sentir menacés par les autorités de leur pays.
Bien que fustigée pour sa lenteur par les associations de défense des requérants, l’enquête avance normalement, estime l’avocat Pierre Bayenet.