Domaine public | Asile: la coupe est pleine, pas la barque
Il est préoccupant de voir des politiciens centristes suivre l’UDC dans le dénigrement des requérants, érythréens en particulier.
Il est préoccupant de voir des politiciens centristes suivre l’UDC dans le dénigrement des requérants, érythréens en particulier.
Les migrants ne quitteront pas l’Eglise Saint-Laurent à Lausanne
Dimanche dernier 2 août, un exilé soudanais enfermé au centre de rétention de Oissel, près de Rouen, a refusé d’embarquer dans un vol avec escale qui devait le renvoyer au Soudan. Lundi, il était libéré par une décision en appel du Juge de la détention et des libertés. Mais l’Obligation de quitter le territoire prise à son encontre, avec pour pays de renvoi le Soudan, n’a pas été annulée, et il peut à nouveau être arrêté pour être expulsé vers ce pays.
La Suisse ne changera pas sa pratique envers les migrants érythréens, malgré les pressions de partis politiques et de cantons. Simonetta Sommaruga l’a confirmé jeudi 6 août 2015.
Le Secrétariat d’Etat aux migrations publie deux rapports aux tonalités bien différentes. Berne assure ne pas vouloir changer de pratique envers les requérants érythréens.
Anja Reschke dénonce les «tirades haineuses» sur Internet contre les réfugiés et les migrants. Elle déplore le manque de réaction de la classe politique allemande.
Les images du chaos à Calais ou les nouvelles bouleversantes qui proviennent de Méditerranée, où des centaines de migrants ont encore perdu la vie cette semaine, donnent l’impression d’une vague migratoire sans précédent. La Suisse et l’Europe ont pourtant connu d’autres pics migratoires.
En marche au pas cadencé, la campagne des élections fédérales place l’Erythrée sous un feu croisé. A l’heure où ce pays représente le plus fort contingent des demandeurs d’asile en Suisse (6923 l’an dernier, soit un tiers des demandes), l’émigration érythréenne est-elle gérable? Comment ces requérants sont-ils intégrés? Faut-il, comme le Parti démocrate-chrétien (PDC) le préconise, agir dans cette dictature de la Corne de l’Afrique dont le régime est comparable à celui de la Corée du Nord? Décodage.
Selon le collectif, une trentaine de requérants militants auraient été arrêtés depuis le début du mouvement. Il réclame toujours une solution pour l’hébergement.
Le site Renversé a publié le récit issu du témoignage de Mohamed concernant les violences policières auxquelles il a survécu le 19 juillet 2015. Il joigne des photos de ses blessures ainsi qu’un certificat médical.
Ce guide a été réalisé en étroite collaboration avec les professionnels de terrain œuvrant auprès des enfants séparés en Suisse romande (représentants légaux, assistants sociaux, éducateurs, responsables de foyers, médecins, psychiatres et psychologues) ainsi qu’avec diverses organisations actives dans le domaine des droits de l’enfant et de la migration.
Malgré son état de santé et la coopération dont il a fait preuve, S. devra attendre son départ pour l’Italie en détention administrative à Frambois.
Exploiter les données numériques et les retranscrire en musique. C’est le défi que s’est fixé Brian Foo, dont la dernière vidéo retrace l’évolution des flux migratoires dans le monde de 1975 à 2012. Le programmeur informatique et artiste s’est fondé sur des données fournies par l’ONU.
La Jordanie étouffe sous le poids des plus de 600’000 réfugiés syriens présents sur son sol; les responsables gouvernementaux et les agences d’aide humanitaire ont mis en garde contre l’amenuisement des ressources et l’érosion de la capacité de réponse à des besoins sans cesse croissants.
Une centaine d’exilé-e-s de différentes nationalités, principalement est-africaines, ont bloqué l’accès camion au Tunnel sous la Manche cette nuit. Ils et elles demandaient à ce qu’on les laisse passer au Royaume-uni.
Des milliers de personnes sont rentrées chez elles en République centrafricaine plus d’un an après avoir fui, souvent vers les pays voisins, la crise politique complexe et violente qui secouait le pays.
Loger les migrants, souvent traumatisés par leur parcours, dans des abris PCi sous terre fait polémique. A raison, estime le corps médical.
«Salman» est en Suisse depuis plus de cinq ans au bénéfice d’une admission provisoire et a su acquérir une indépendance financière. Il remplit les conditions d’octroi d’un permis de séjour pour cas de rigueur, telles que définies à l’art. 84 al. 5 LEtr et à l’art. 31 OASA. Les autorités lui reprochent toutefois de ne pas pouvoir se prévaloir d’une intégration exceptionnelle».
Contrairement à ce qu’a affirmé le conseiller d’Etat Mauro Poggia, l’hébergement de migrants en abris PC a déjà suscité indignation et mobilisation.
Près de 30 entreprises de construction, une cinquantaine d’agents de sécurité, des activités d’utilité publique: héberger des requérants d’asile ça coûte, mais ça rapporte aussi. Exemple à Perreux (NE).
Les organisations humanitaires sont partiales, irresponsables, potentiellement corrompues et elles ne répondent pas aux besoins les plus urgents des réfugiés. Ce ne sont que quelques-unes des critiques qui ressortent de plusieurs groupes de discussion mis en place avec des réfugiés et autres bénéficiaires de l’aide humanitaire au Moyen-Orient.
D’où viennent les réfugiés? Quels sont les principaux pays d’accueil? Les flux migratoires résumés en une infographie.
Depuis le printemps dernier, devant la médiatisation des milliers de naufrages de migrants en Méditerranée, l’Union européenne (UE) a tenté d’apporter des réponses qui masquent ses responsabilités en matière de non sauvetage en mer et de non respect du droit à demander l’asile. Elle use pour cela d’un jargon spécifique qui vient de s’enrichir d’un nouveau terme: les hotspots.
L’anthropologue et auteur de l’ouvrage Illegality, Inc. Ruben Andersson, de la London School of Economics, s’intéresse à la manière dont certains contrôles migratoires localisés sont faits sans tenir compte du caractère mondialisé des voies de migration clandestine.
Hôpital de Calais. Les exilé-e-s qui s’y présentent ne peuvent souvent pas justifier de leur identité. Il serait possibilité de fonctionner sur du déclaratif, les personnes donnent un nom, réel et fictif, et le personnel leur explique que les fichiers de l’hôpital ne sont pas connectés aux services de police, que la confidentialité est assurée, et qu’elles ont intérêt à donner le même nom aux différents services auxquels elles peuvent avoir affaire, pour permettre un suivi médical.
Et puis, il y a les exceptions: les villages modèles comme Riace ou encore Acquaformosa qui accueillent les réfugiés avec humanité. C’est là qu’a atterri finalement Makan Keita. Ce jeune Malien de 27 ans est arrivé en Europe, depuis plus de deux ans et demi et attend toujours ses papiers. Dans le petit village de Calabre, Makan se reconstruit et réfléchit à son avenir.
Dans le camp de réfugiés de Minawao, dans le nord du Cameroun, environ 45 bébés naissent chaque mois, d’après le HCR. La plupart de ces nourrissons n’ont pas d’acte de naissance, car certaines mères, nigérianes, considèrent qu’elles ne peuvent donner un nom à leur enfant qu’une fois le père consulté au pays. Retour, aussi, sur le harcèlement des Somalis par la police kenyane.
L’hiver et ses paysages enneigés, c’est beau… quand on a un toit au-dessus de la tête. Pour les milliers de personnes obligées se s’entasser dans le camp provisoire de Calais, dans le nord de la France, le froid est un calvaire. Ces gens, qui ont fui l’Erythrée, la Syrie ou l’Afghanistan, attendent de pouvoir passer un jour, peut-être, en Angleterre.
Plus de deux semaines après l’évacuation du campement de La Chapelle, près de 200 des migrants qui l’occupaient sont toujours, ou revenus à la rue, malgré les promesses de relogement de la Préfecture de police et de la mairie de Paris. En quelques jours, ils ont été évacués, délogés, expulsés de pas moins de six endroits différents, dormant dehors sans autre assistance que la bonne volonté de quelques associations et de simples citoyens. Face à la démission d’un Etat français incapable d’appliquer ses lois en matière de prise en charge des demandeurs d’asile, ou tout simplement des personnes laissées pour compte, partis politiques, citoyens se mobilisent pour les aider à défendre leurs droits, et à les maintenir visibles dans l’opinion publique.
Un électricien en plein travail, une coiffeuse dans un salon. A priori, les modèles de la photographe Marily Stroux, exposées à Berlin, n’ont rien d’extraordinaire. Sauf qu’ils sont tous demandeurs d’asile, et qu’ils reconstituent le temps d’une photo leur vie d’avant. Un projet dont le but est d’humaniser des personnes, dont on ne montre souvent que la détresse. Il permet aussi à certains migrants de réaliser un rêve professionnel.
Des milliers de personnes, y compris des réfugiés yéménites de retour dans leur pays, sont arrivées au Yémen depuis le début du conflit en mars dernier, selon les toutes dernières statistiques du HCR publiées mardi (14 juillet). Ces arrivants avaient été induits en erreur par des passeurs leur ayant assuré que le conflit avait cessé et que la sécurité était rétablie.
Depuis janvier, 150 incendies volontaires ou attaques contre des foyers de réfugiés ont été recensés en Allemagne. C’est presque autant qu’au cours de l’année 2014. Si ce phénomène de rejet est relatif – les Allemands se montrant plus choqués par les actes xénophobes que dans les années 1990 -, il intervient alors que le pays est confronté à un nouveau record de demandes d’asile: 400’000 sont attendues cette année. Et les communes d’accueil peinent à faire face.
L’un des pays les plus pauvres du continent se retrouve face à un flux quotidien de réfugiés. Ils sont environ 4000 chaque jour à traverser la Macédoine pour rejoindre la Hongrie, puis l’UE. La RTS a suivi leur parcours.
Emission en deux parties qui mettant en lumière la situation en Erythrée.
Les Tessinois qui souhaitent tendre une main aux requérants d’asile ne manquent pas, mais certains élans de solidarité font face aux difficultés administratives.
Ils seraient 7600 mineurs étrangers isolés sur le territoire français, plusieurs dizaines de milliers en Europe. Du fait de leur jeune âge, ces migrants arrivés seuls sur le Vieux Continent bénéficient de la protection des États, qui leur doivent éducation et soin. Certains se retrouvent pourtant en grande précarité.
Depuis des années, l’Union européenne cherche en vain une solution de solidarité pour faire face au nombre croissant de requérants d’asile. Dans plusieurs pays, dont la Suisse, certains réclament la fermeture de la frontière. Mais qui sont les pays les plus touchés? Réponse en une série de graphiques et d’éléments interactifs.
Alors que le débat autour de l’asile s’enflamme, la PLR zurichoise Doris Fiala, qui vient de visiter des camps de réfugiés, dénonce le discours populiste à des fins électorales. «Quand vous revenez des camps, vous perdez votre innocence», dit-elle.
Suite à une récente décision de la Cour nationale du droit d’asile (CNDA), la traite des êtres humains est désormais considérée comme une persécution. Cette décision, portant sur le cas d’une prostituée nigériane victime d’un réseau d’exploitation sexuelle, fait jurisprudence et pourrait permettre à un plus grand nombre de victimes de la traite d’obtenir l’asile en France.
Dans l’Etat de Nasarawa au Nigeria vivent des réfugiés intérieurs qui ont abandonné leurs villages d’origine pour fuir les affres des attaques meurtrières de la secte islamique Boko Haram. Dans quelles conditions vivent ces réfugiés internes et comment réussissent-ils à survivre?
Asile L’accord sera signé mardi. Le premier pas en Europe vers un marché de sous-traitance de la gestion de l’asile, sur le modèle australien?
Depuis plus de 30 ans, le Pakistan accueille sur son sol de très nombreux réfugiés afghans. Parallèlement, depuis l’an dernier, une opération militaire dans la zone tribale du Waziristan du Nord, a poussé des dizaines de milliers de Pakistanais à traverser la frontière dans l’autre sens, pour trouver refuge en Afghanistan. Beaucoup d’entre eux sont à présent installés près de la ville de Khost, dans le camp de Gulan. Un camp initialement composé de tentes, où les maisons en briques fleurissent à présent partout et où une vraie «ville» est en train de pousser.
Près de 50’000 réfugiés maliens sont rendus vulnérables par l’interruption de l’aide alimentaire dans leur camp du sud-est de la Mauritanie. Les Organisations non gouvernementales (ONG) alertent sur une hausse importante de la malnutrition aiguë, notamment chez les enfants de moins de cinq ans et les femmes enceintes et allaitantes.
La Commission National Consultative des Droits de l’Homme (CNCDH) vient de publier un avis marquant, notamment par sa deuxième partie qui analyse la situation à la frontière franco-britannique au regard du droit européen et des violations des droits de l’homme qu’elle comprend.
Je m’appelle Selim, j’ai 20 ans, je viens du Tchad et je suis homosexuel. Je voudrais vous raconter mon histoire.
Une série de cinq reportages radio proposés par la RTS en juillet 2015 et qui retracent les grandes étapes de l’histoire de la migration depuis la Deuxième guerre mondiale.
Cette carte est la première d’une série cherchant à expliquer la crise migratoire actuelle. Alors que des milliers de réfugiés tentent de rejoindre le nord de l’Europe, les États du vieux continent peinent à faire preuve de solidarité. Pendant ce temps, des murs et des camps se construisent.
Universitaire et artiste installé en Australie, Safdar Ahmed a séjourné dans le centre de rétention de Villawood, en banlieue de Sydney. Il en a tiré un émouvant reportage graphique.
Au Conseil JAI (Justice et Affaires Intérieures) des 12 et 13 mars 2015 les ministres de l’Intérieur des Etats-membres de l’UE sont convenus de renforcer la coopération avec les pays tiers en vue d’une gestion efficace des flux migratoires: ainsi l’UE ne fait que poursuivre la politique d’externalisation entamée au début des années 2000.
Le numéro du Courrier international actuellement en kiosque se penche sur la question de la problématique des frontières. « Ouvrez les frontières », suggèrent-il.
C’est parce que l’extrême droite a réussi à imposer l’idée que l’immigration était un problème que les migrants sont rejetés par les Européens. Et si l’on changeait d’angle et qu’on y voyait plutôt une force?
Selon un sondage commandé par L’Hebdo, les personnes interrogées opèrent une nette distinction entre les personnes qui fuient la guerre et les migrants économiques. Ces derniers sont moins bien acceptés.
Le Collectif No Bunkers publie un communiqué de presse pour faire le point sur la situation du mouvement. Il rappelle que l’État ignore les revendications des migrants, malgré les solutions proposées. Et que ceux qui participent à la lutte continuent de subir une répression policière et administrative.
Exilés, migrants, réfugiés, déplacés, expulsés, de nombreux mots pour un seul acte celui de quitter un lieu natal pour des raisons politiques, historiques, presque toujours violentes, quitter un pays pour en rejoindre un autre, coûte que coûte, un pays nouveau porteur d’espoir et de liberté. Et dans la précipitation du départ, on emporte avec soi avant tout sa mémoire, et en vrac des chansons, des goûts, des parfums, des blessures et des joies, on emporte de l’invisible qu’on garde au fond de soi, pour ne jamais le perdre et on avance comme ça, dans d’autres villes, d’autres langues, d’autres codes, on avance à la fois en oubliant et en se souvenant. L’exil est parfois un art, amis le plus souvent il reste une douleur cachée, en silence, comme un secret, une pudeur, comme des larmes qu’on passerait une vie à retenir.
Deux aspects de la vie de réfugiés dans un pays étranger, au menu de ce magazine, cette semaine. D’abord un aperçu des conditions de vie de réfugiés érythréens et darfouris dans un camp d’internement en Israël et puis un point sur une dispute qui s’est engagée en Allemagne entre les églises et l’Etat au sujet du droit d’asile.
Le Mur de Berlin est tombé il y a 25 ans, en 1989. Mais il est loin d’être le dernier mur de l’histoire. En 2014, on recense une cinquantaine de murs et de barrières dans le monde, érigés par des communautés ou des Etats pour délimiter une frontière palpable avec des populations considérées comme indésirables.
Les occupants du Grütli ont trouvé refuge à Saint-Gervais jusqu’à la mi-août. Passé ce délai, leur sort est incertain.
La Suisse ne peut plus fermer les yeux devant les vols spéciaux. Depuis le 17 mars 2010, lorsque le décès d’un Nigérian expulsé de force avait défrayé la chronique, les conditions de ces renvois sont connues du public. Ce tragique événement avait poussé la Confédération à placer ces vols sous surveillance médicale et sous observation par la Commission nationale de prévention de la torture (CNPT).
Le rapport de la Commission nationale de prévention de la torture souligne la situation encore insatisfaisante des personnes expulsées de force par vols spéciaux. Entretien avec son président.
L’idée selon laquelle les étrangers qui sollicitaient l’asile jusqu’au milieu des années soixante-dix étaient de «vrais» réfugiés, à la différence des demandeurs d’asile d’après la fermeture des frontières à l’immigration de travail en 1974, est aujourd’hui largement répandue. Contre cette idée d’un «détournement» de la procédure d’asile par les demandeurs, d’autres défendent, au contraire, celle d’un détournement de la convention de Genève par les institutions. Dans un cas comme dans l’autre, c’est faire l’impasse sur la nature éminemment construite de la qualité de réfugié et éminemment politique de la convention.
Le guide est destinée à servir de guide en ce qui concerne les dispositions juridiques pertinentes et les procédures pratiques visant à assurer le débarquement rapide des personnes secourues, ainsi qu’en ce qui concerne les mesures à prendre pour répondre à leurs besoins spécifiques, en particulier s’il s’agit de réfugiés et de demandeurs d’asile.
Boris Cyrulnik, psychiatre et psychanalyste français, apporte un point de vue très personnel sur les enjeux actuels des migrations et alerte sur les dangers du mécanisme du « bouc émissaire » qui vise souvent les personnes étrangères.
Imaginez que vous deviez fuir votre pays et que, pour une raison quelconque, vous ne pouviez pas emmener votre famille avec vous. Après un long et périlleux périple, vous arrivez enfin dans un pays sûr, où vous obtenez l’asile. Quelle sera votre prochaine priorité? Pour la grande majorité d’entre nous, la priorité sera de s’assurer que la famille que nous avons laissée soit réunie et en sécurité, aussi vite que possible.
Analyse de l’association Facteur de protection Droits humains en Suisse sur le cas « A.S. c. Suisse, no 39350/13 », traité par la Cour européenne des droits de l’homme le 30 juin 2015.
Sur la nécessité d’un refuge territorial et psychique; sur le sens du témoignage chez des personnes qui évitent précisément de se dire; sur des pathologies qui seraient spécifiques aux réfugiés; et donc sur l’émergence d’une nouvelle « clinique de l’asile » – ce livre, situé au croisement de la psychanalyse, de l’anthropologie et de la philosophie politique, apporte des réponses cruciales.
Le 1er juillet à 3 heures du matin, la police aux frontières est venue arrêter une mère accompagnée de son bébé de 2 mois et de sa fille de 3 ans dans l’hôtel où ils étaient hébergés à Perpignan. Le préfet des Pyrénées-Orientales entend mettre à exécution leur expulsion vers l’Allemagne, pays responsable selon le règlement Dublin III de leur demande d’asile. En l’absence du père au moment de l’interpellation, la mère a refusé de partir seule avec ses enfants.
Le nombre total de réfugiés ayant fui le conflit en Syrie vers les pays voisins s’élève désormais à plus de quatre millions, confirmant que cette crise de réfugiés est la plus importante au monde depuis près d’un quart de siècle dans le cadre du mandat du HCR.
L’ex-collectif du Grütli, désormais à la salle du Faubourg, fait face à de nouveaux défis pratiques et à la torpeur estivale. Reportage.
Carte de Philippe Rekacewicz, publiée sur le site VisionsCarto.net, le 11 juillet 2015.
Alors que les centres d’hébergement d’urgence sont saturés, un vaste campement s’est installé aux abords de la structure d’accueil nocturne pour sans-abri.
La Commission nationale de prévention de la torture (CNPT) publie son rapport les 41 vols spéciaux qu’elle a accompagnés de mai 2014 à avril 2015. Si elle soulève des points positifs, elle « déplore en revanche le fait que des parents soient entravés devant leurs enfants alors même qu’ils n’opposent aucune résistance. Même si des efforts ont été entrepris pour harmoniser les pratiques concernant les mesures de contrainte, la Commission estime que des progrès doivent encore être accomplis. »
L’Union européenne n’a pas réussi à se mettre d’accord sur des quotas en matière de répartition des réfugiés, ce qui scandalise Alberto Achermann, professeur du droit de la migration à l’université de Berne. La crise actuelle serait peut-être l’occasion de repenser de fond en comble la politique des réfugiés, déclare cet expert dans une interview.
Des dizaines de milliers de Syriens ont fui les combats déchirant la ville d’Hassakeh, dans le nord du pays. Ses habitants racontent la panique généralisée engendrée par l’assaut prolongé des combattants du dénommé État islamique (EI).
Un nouveau mort ce matin à Calais, lors d’une tentative de passage. D’autres avant lui, et puis d’autres qui vont venir s’ajouter à elles et eux? Jusqu’à quand?
Carte extraite du rapport EASO « Annual Report on the Situation of Asylum in the European Union 2014« .
Le Conseil d’Etat vaudois permet un réexamen des dossiers Dublin à Berne. Pour le collectif R, ces «timides avancées» ne sont pas à la hauteur.
Lettre ouverte de Sami Kanaan parue aujourd’hui dans Le Matin Dimanche, en réponse à l’éditorial de Peter Rothenbühler paru la semaine passée dans ce même hebdomadaire.
La grande majorité des 137’000 personnes ayant traversé la mer Méditerranée vers l’Europe durant les six premiers mois de 2015 fuyaient la guerre, le conflit ou les persécutions, selon un rapport du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) publié mercredi.
En novembre dernier, des membres de Boko Haram sont arrivés chez Fanna Liman Mustafa, 25 ans, et ont incendié sa maison de Baga, dans le nord-est du Nigeria. Elle a décidé de fuir au Niger avec ses quatre enfants. Le destin a voulu qu’elle ait de la chance: les militants islamistes sont revenus au mois de janvier et ont massacré des centaines, voire des milliers de civils.
Rapport commun Assfam, Forum Réfugiés, France terre d’asile, La Cimade et l’Ordre de Malte.
En Irak, en Syrie, en Libye et au Yémen, les conflits ont déplacé un nombre sans précédent de personnes à l’intérieur de leur propre pays et engendré des crises humanitaires de plus en plus graves et complexes.
L’âpre querelle opposant la Grèce et ses créanciers a relégué au second plan de l’actualité la crise des réfugiés qui se poursuit dans ses îles, mais les bateaux qui transportent les migrants et les demandeurs d’asile continuent d’arriver et les systèmes d’accueil sont au bord de l’effondrement.
Le Canton a rejoint le programme pilote lancé par un organisme d’aide aux réfugiés. Des privés ont déjà fait part de leur intérêt.
Peu connue, une autre route, celle des Balkans permet aux migrants de rejoindre l’Europe occidentale. Ils sont Syriens, Irakiens ou Somaliens. Ils ne veulent pas rester en Grèce où le système d’asile est saturé. Et même si la route est dangereuse, les Balkans leur évitent de passer par la mer Méditerranée. Chaque jour, ils sont ainsi des centaines à traverser la Macédoine, puis la Serbie. Leur but encore aujourd’hui: entrer en Hongrie qui fait partie de l’Union européenne. Pour traverser la Macédoine plus facilement, certains ont trouvé une solution: ils achètent des vélos!
2015 restera définitivement une année charnière pour la Grèce. Alors que son avenir au sein de l’Union Européenne est plus incertain que jamais, le pays doit faire face à une explosion de l’afflux de migrants sur ses côtes. Depuis janvier 2015, ce sont près de 70’000 personnes qui sont entrés illégalement sur son territoire. Dans la petite ville de Polykastro, à la limite de la Macédoine, ils sont 300 à arriver quotidiennement. En attendant de passer de l’autre côté, ils survivent dans une jungle gérée par des «petits passeurs» afghans.
Une trentaine de personnes refusant de loger en abris PC ont déménagé jeudi à la salle du Faubourg. Elles y resteront jusqu’à la mi-août.
Les politiques actuelles stigmatisent les travailleurs étrangers et alimentent un racisme dont on n’a vraiment pas besoin dans un contexte où au niveau de l’Union européenne on assiste à une montée des extrémismes de droite.
La trentaine d’occupants du Grütli accepte l’hébergement temporaire proposé par la Ville de Genève. Le Conseil d’Etat est sommé par la municipalité de prendre le relais.
«Nous arriverons de toute façon au Royaume-uni pour y demander l’asile, alors pourquoi ne pas nous permettre de franchir légalement la frontière?»
L’Union européenne respecte-t-elle ses engagements en termes de droits fondamentaux des migrants lors de la mise en place de sa politique migratoire? La politique migratoire européenne de fermeture est-elle en phase avec les enjeux actuels des migrations internationales?
Une publication sur les bases légales européennes et fédérales du droit suisse des étrangers et de l’asile.
A l’occasion du 20 juin 2015, Journée mondiale des réfugiés, Reporters sans frontières (RSF) dresse le bilan de son activité de soutien aux journalistes en 2014. Fuyant les violences en Syrie, en Libye, la répression en Ethiopie ou en Azerbaïdjan, des dizaines de journalistes ont fui leur pays d’origine afin de garantir leur sécurité l’année passée.
Témoignage exclusif du seul médecin du camp de Yarmouk en Syrie à propos de la situation humanitaire catastrophique qui sévit là-bas.
Il aura fallu l’occupation du Théâtre du Grütli par une quarantaine de migrants, voici quinze jours à Genève, pour que l’hébergement des requérants d’asile en abri PC devienne un sujet politique (et médiatique) brûlant. Jusqu’ici, les dénonciations régulières des divers collectifs actifs sur le terrain se heurtaient à un fatalisme bureaucratique teinté d’indifférence.
L’église du Sacré-Cœur devrait accueillir le collectif dès jeudi. L’occupation d’un ancien foyer de l’Etat est également en discussion.
Pensée à l’origine pour garantir aux requérants d’asile une protection à court terme dans l’attente de leur renvoi, l’admission provisoire se prolonge parfois durant des décennies, plongeant les personnes concernées dans la précarité. Un «non statut» critiqué de toutes parts et qui enflamme le débat politique.
Fin 2014, le gouvernement italien a mis fin à son opération de recherche et de sauvetage Mare Nostrum en raison d’un manque de financement. Le projet a été partiellement remplacé par l’opération Triton – dont la portée est toutefois bien plus réduite, tant en termes géographiques (les patrouilles ne s’éloignent pas à plus de 30 miles des côtes italiennes) que budgétaires (environ un tiers du budget de Mare Nostrum). Le programme pourrait laisser des dizaines de milliers de migrants exposés à un risque bien plus important, estiment ses détracteurs.
Michel Agier, sociologue et anthropologue qui travaille sur les politiques migratoires, est venu à Calais pour se rendre compte de la situation crée par la création du bidonville d’État à côté de la plate-forme de service Jules Ferry.
En Bavière, dans le sud de l’Allemagne, on essaie de faire face à une situation quasi-inédite: celle d’une arrivée très importante de demandeurs d’asile sur son territoire – jusqu’à 300 par jours – et ce depuis près d’un an. La plupart d’entre eux convergent vers le principal centre d’accueil de la ville de Munich, la Bayernkaserne, une ancienne base militaire.
De la France au Kénya, du Liban au Myanmar, près de 500 à 1000 camps habités par des millions d’hommes, sont autant de formes urbaines d’un nouveau type. Qu’est ce qu’habiter en camp nous dit du monde contemporain?