TdG | Un rapport balaie les clichés sur les réfugiés
Une étude montre que la quasi-totalité des exilés installés en Allemagne estime que la démocratie est une nécessité.
Une étude montre que la quasi-totalité des exilés installés en Allemagne estime que la démocratie est une nécessité.
Cette fiche d’information présente de façon claire et compréhensible les principales différences entre la privation de liberté et la restriction de liberté en matière d’hébergement de requérant-e-s d’asile. Elle a été rédigée dans le cadre du sous-projet du CSDH «Restriction et privation de liberté de ressortissants étrangers», qui étudie la question de savoir si certaines modalités d’hébergement de requérant-e-s d’asile s’assimilent à une privation de liberté et, le cas échéant, si elles satisfont aux exigences de l’art. 5 CEDH.
En 2010-2011 j’ai vécu en Moldavie. Les pages qui suivent sont extraites d’un double reportage sur la migration, celle des Moldaves désirant quitter leur pays et celle de demandeurs d’asiles du monde entier ayant atterri un peu par hasard à Chisinau [kichina-o], la capitale.
La procédure de consultation sur les modifications apportées à la Loi fédérale sur les étrangers (LEtr) vient de se terminer. Elle a permis aux milieux intéressés de se prononcer sur les adaptations envisagées. La nouvelle loi qui doit encore être approuvée par les chambres fédérales est sur le point de renforcer le rôle des gardes-frontière en ce qui concerne notamment l’entrée des personnes qui souhaitent déposer une demande d’asile.
Deux ans après le lancement des programmes d’intégration cantonaux, on constate que le cap choisi a fait ses preuves. En effet, ces programmes offrent la souplesse escomptée et se révèlent être des instruments propres à favoriser la promotion de l’intégration. Si les progrès déjà réalisés diffèrent d’un canton à l’autre, les défis à relever sont partout considérables, notamment en raison de la situation qui prévaut dans le domaine des réfugiés.
Cet essai est un défi pour la politique et la philosophie. Il montre en quoi la philosophie dys-topique du mouvement qui intègre la violence extrême peut être un pari tragique positif d’exercice de la liberté, de l’hospitalité. Que signifie aujourd’hui les « humains superflus », les « sans-Etat », « le droit d’avoir des droits », la « violence extrême », quand on voit ces mots depuis les routes, les camps de réfugiés? Choisir de résister a un sens. La question est de savoir comment parier.
En Suisse, des citoyens, parmi lesquels de nombreux chrétiens, appellent à la désobéissance civile contre les accords de Dublin. Pour eux, cette loi est inhumaine. Peut-on désobéir à la loi pour suivre sa conscience?
Sept requérants d’asile mineurs non accompagnés ont tenté de mettre fin à leurs jours ces dernières semaines dans un foyer de l’Etablissement vaudois d’accueil des migrants, rapporte 24 heures vendredi.
Arrivés samedi de la «jungle» de Calais à Annemasse, 25 migrants mineurs ont échangé hier soir avec les élus et les habitants.
Elie est Syrien. Il a quitté son pays en guerre pour pouvoir poursuivre ses études à l’université. Un long périple le conduit en Suisse. Depuis 10 mois il habite chez la famille Ritz, volontaire pour l’héberger.
Jeudi 13 octobre 2016, des journalistes, des blogueurs, ainsi que des représentants d’associations et d’instances officielles en charge de l’accueil des migrants se sont rencontrés à Genève, à l’initiative de Vivre Ensemble. Cette rencontre visait à réfléchir et débattre des termes employés par les journalistes lorsqu’ils parlent d’asile et de migration dans le but de constituer un glossaire de la migration. Retour sur cette journée enrichissante à laquelle a assisté la rédaction vaudoise de Voix d’Exils.
Le manque de places d’hébergement pour demandeurs d’asile a été une thématique récurrente dans les médias en Suisse en 2014. Pour expliquer cette crise du logement, la «hausse des demandes d’asile» a systématiquement été invoquée par les autorités et répétée en boucle par les médias. L’ouverture d’abris de protection civile, souterrains, est, sauf dans de rares cas, la seule solution envisagée à court terme dans quelques cantons de Suisse romande.
Suite à la table ronde organisée par Vivre Ensemble le 13 octobre 2016, Jasmine Caye a publié sur son blog, une opinion sur l’usage des mots « réfugiés » et « migrants ». Les mots comptent lorsque l’on parle de questions liées au domaine de l’asile et elle apporte son éclairage sur ce débat sémantique.
Le parti estime que l’accueil des réfugiés ne doit pas se faire sans le consentement des communes. Prenant exemple sur le modèle argovien, il propose à celles qui refuseraient de verser une indemnité financière.
Les années 2000 – à la faveur notamment du contexte provoqué par les attentats du 11 septembre 2001 – ont vu se développer au sein de l’Union européenne un véritable «marché de la sécurité migratoire», fruit de la convergence des intérêts des dirigeants politiques européens qui cherchent à militariser les frontières et de ceux des principaux professionnels de la défense et de la sécurité. Au sein de ce marché, l’enfermement des populations migrantes occupe une place croissante.
Devant l’évacuation des migrants de Calais, le sort qui leur est réservé en France et en Europe, devant la communication gouvernementale récente mais apparemment assez sophistiquée sur la question, comment parvenir tout de même à faire de l’information?
La Suisse interprète de manière toujours plus étroite et égoïste les droits de l’enfant et de la personne vulnérable. S’il n’y a pas de crise des réfugiés, il y a une crise de l’accueil.
Entre janvier 2015 et septembre 2016, plus de 664’500 réfugiés et enfants réfugiés ont déposé une demande d’asile en Europe. Environ la moitié de tous les réfugiés et enfants réfugiés ont demandé une protection en Allemagne. Les autres pays qui ont enregistré un nombre élevé d’enfants qui ont demandé asile sont la Suède, la Hongrie, l’Autriche, la France, la Suisse et la Belgique.
Les premières expériences d’hébergement sont évaluées positivement. Seuls 98 migrants sont logés chez l’habitant à Genève.
Les mots comptent. Ils dessinent les contours de nos systèmes de représentation et structurent notre rapport collectif aux réalités sociales qu’ils désignent. En ce sens, les choix langagiers ne sont jamais « naturels » ou « neutres », encore moins anodins. Et ceci est d’autant plus vrai lorsqu’il s’agit de sujets aussi contentieux que les migrations et l’asile. Face à l’emploi récurrent d’une terminologie flottante, aux effets parfois stigmatisants, tant dans le discours médiatique qu’institutionnel, l’association Vivre Ensemble a organisé une table ronde visant à mûrir en commun des approches plus cohérentes et productives pour envisager les réalités du phénomène migratoire. Jeudi 13 octobre, plusieurs acteurs de la scène politique, médiatique et associative, dont Jet d’Encre, se sont ainsi donné rendez-vous pour échanger sur ces questions et finaliser de manière participative un manuel-glossaire à l’intention des journalistes au sujet des problématiques afférentes à l’asile et aux réfugiés. L’occasion de s’entretenir avec la géographe Cristina Del Biaggio, responsable chez Vivre Ensemble du «Comptoir des médias», un projet d’action et de sensibilisation des médias romands aux préjugés sur l’asile.
Un quart des demandes d’asile déposées en Suisse concerne des mineurs, dont un quart de mineurs isolés. La Société Suisse de psychiatrie et psychothérapie de l’enfant et de l’adolescent (SSPPEA) appelle, dans un communiqué de presse et une prise de position publiés le 2 novembre, à une identification et une détection précoce des traumatismes. Un investissement … Continued
Les pressions de l’Union européenne (UE) visant à inciter l’Italie à durcir le ton contre les personnes réfugiées et migrantes ont débouché sur des expulsions illégales et des mauvais traitements susceptibles de constituer des actes de torture dans certains cas. La Suisse a aussi sa part de responsabilité, puisque c’est le pays qui procède au plus grand nombre de renvois Dublin vers l’Italie.
Le 24 septembre 2015, Gerhard Pfister, groupe PDC, a déposé un postulat «Fournir enfin des informations claires au sujet de l’Erythrée». Le Conseil fédéral a répondu le 14 octobre 2016.
Dix ans après le retrait de l’aide internationale à l’Erythrée, la Suisse va tester, à travers la Direction du développement et de la coopération (DDC), la possibilité de redémarrer des programmes de développement dans ce pays, explique un rapport que le Conseil fédéral a adopté lors de sa séance du 2 novembre 2016. Il ne s’agit pas encore de rouvrir un bureau de coopération dans ce pays, mais de mettre en œuvre, dans le cadre d’actions pilotes avec un budget limité (2 mios de frs/année), des projets visant à augmenter les perspectives sur place pour les jeunes dans les domaines de la création d’emplois et de de la formation professionnelle.
Par peur d’être renvoyée en Afghanistan, une famille avec quatre enfants vivant dans le canton de Zoug essaie de s’opposer à son renvoi vers la Norvège.
L’association britannique Statewatch révèle que l’Union européenne s’apprête à signer, à l’occasion de la conférence des 4 et 5 octobre sur l’Afghanistan, un accord avec ce pays pour amplifier les retours volontaires et forcés et l’organisation de vols charters.
Ce lundi 1er novembre, le gouvernement français a l’intention de démanteler les camps de migrants connus sous le nom de «la jungle» à Calais. Cela pourrait être particulièrement néfaste pour les enfants non-accompagnés. Au cours de la dernière démolition, 129 enfants ont été portés disparus. Aujourd’hui, la police française estime que 900 enfants non-accompagnés vivent dans le camp, alors que certaines organisations non gouvernementales estiment qu’il pourrait y en avoir de 1300 à 1600.
Engage 2016, visant à faciliter l’intégration des réfugiés sur le marché de l’emploi, s’est tenue le 26 octobre 2016.
Un campement de tentes abritant environ 3000 personnes a poussé dans le nord-est de la capitale.
Le 19 septembre 2016, l’Assemblée générale des Nations unies a collectivement et spectaculairement failli à son devoir à l’égard de 21 millions de réfugiés. La «réunion de haut niveau sur la gestion des déplacements massifs de réfugiés et de migrants» devait résoudre la crise mondiale des réfugiés, alors que chaque jour des millions de personnes qui fuient la guerre et la persécution dans des pays tels que la Syrie, le Soudan du Sud, le Myanmar et l’Irak subissent de terribles souffrances et d’intolérables violations des droits humains. Les dirigeants mondiaux réunis lors de l’Assemblée générale ont convenu d’un document final indiquant qu’ils allaient apporter leur aide, mais ils n’ont adopté aucun véritable plan. Des paroles creuses qui n’apportent aucun changement.
Selon l’Office fédéral de la statistique, il y avait à peine 339 apatrides en Suisse en 2015. Les médias n’abordent que rarement le thème de l’apatridie et il n’est pas du tout impossible qu’apatrides et sans-papiers soient parfois confondus dans le débat public. Peut-on en déduire que la question de l’apatridie est insignifiante en Suisse? Qui sont ces personnes? Est-ce que les apatrides sont des réfugié-e-s? Comment sont-ils identifiés? Quelle protection leur offre la Suisse?
À l’annonce de la percolation des foules de la jungle de Calais, des gens des campements parisiens y sont allés dans l’espoir d’être hébergés en centres d’accueil et d’orientation (CAO), tandis que d’autres, beaucoup semble-t-il, ont fui Calais pour rester libres de tenter le passage vers la Grande Bretagne. En attendant, où et comment vivront-ils? Peut-être à Paris…
Le Rapporteur spécial du Conseil des droits de l’homme sur la promotion et la protection des droits de l’homme et des libertés fondamentales dans la lutte antiterroriste, Ben Emmerson, a publié un rapport sur l’impact des mesures anti-terroristes sur les personnes migrantes et réfugiées. Outre l’absence de lien entre la migration et la recrudescence d’actes … Continued
« Leur soulagement et leur espoir sont encore plus frappants que leur courage quasi inconscient, les dangers et privations du voyage ou les terribles épreuves subies ».
La journée d’hier vendredi a commencé en farce. L’accès au site de l’expulsion et de la destruction du bidonville était réglementé par un arrêté pris au nom de l’état d’urgence publié le 23 octobre et affiché sur les lieux le soir pour le lendemain. Seules associations accréditées par la préfecture, et dans les listes nominatives … Continued
«J’ai écrit ce roman pour crier à l’univers que nous avons existé, avec nos vies simples, notre train-train, notre ennui, que nous avions des bonheurs qui ne cherchaient qu’à le rester avant d’être expédiés aux quatre coins du monde et de devenir une bande d’exilés, de réfugiés, d’immigrés, de migrants.»
Le film documentaire #MyEscape retrace la fuite de réfugiés syriens, afghans et érythréens à partir des vidéos prises avec leurs téléphones portables.
Les causes profondes des migrations incluent les questions environnementales. De plus, les conflits armés sont souvent liés à l’accès aux ressources naturelles, c’est le double message qu’est venu porter le Directeur exécutif adjoint du Programme des Nations Unies pour l’environnement (ONU-Environnement) en marge du débat de haut niveau de l’Assemblée générale à New York récemment.
Des civils cherchant à échapper aux raids gagnent la ville de Yei, où se trouvent déjà des dizaines de milliers de personnes n’ayant pas la capacité de partir, alors que les opérations militaires se poursuivent.
INTERNATIONALES reçoit l’ambassadeur d’Afghanistan en France Abdel-Ellah Sediqi et Chekeba Hashemi, fondatrice de l’ONG Afghanistan Libre. La guerre n’est pas finie en Afghanistan. Le départ des forces étrangères a remisé ce conflit au second plan de l’actualité internationale, mais les Afghans fuient en masse, les attentats, la violence et la pauvreté. L’instabilité politique et la mauvaise gouvernance enrayent la reconstruction économique de même qu’une insécurité nourrie par des mouvements insurrectionnels qui rivalisent entre eux, sur le dos des populations.
Aujourd’hui, en marge de la session du Conseil «Justice et affaires intérieures» qui se tient à Luxembourg, l’UE a officiellement lancé un partenariat pour la mobilité avec la République de Biélorussie en vue de garantir une meilleure gestion des flux migratoires.
On ne voit plus. On ne veut plus voir les images de l’horreur quotidienne que vivent les réfugiés tentant d’atteindre les côtes européennes mais l’Onu vient de la résumer hier en un chiffre.
Aujourd’hui comme hier, les espoirs de nombreuses personnes exilées se fracassent sur la réalité des camps fermés des États européens qui, d’une part, érigent les droits de l’homme en étendard et, d’autre part, exigent des exilés qu’ils restent hors de l’Union européenne (UE). Au prétexte d’arrivées «massives», l’UE et ses Etats voisins n’ont cessé de renforcer leurs systèmes d’enfermement: de 2011 à 2016, la capacité totale connue des camps recensés par le réseau est passée de 32’000 à 47’000 places.
Il y a quelques semaines, j’ai pris la décision de renoncer à l’aide sociale. Elle ne m’est plus versée depuis le 1er octobre. Depuis ma demande d’asile il y a quatre ans, je vivais avec le soutien de l’Hospice général. Autant dire que je pars à l’aventure: à moi, dorénavant, d’assumer toutes mes charges, mon assurance maladie, ma nourriture…
La Commission annonce un nouveau cadre pour les partenariats de migration: une coopération renforcée avec les pays tiers pour mieux gérer les migrations.
Toute une série de programmes visant à faciliter l’accès du monde du travail aux réfugiés ont été lancées récemment. Les résultats sont toutefois pour l’heure insuffisants.
Les pouvoirs publics s’apprêtent à disperser la plus grande partie des mineurs isolés de la jungle de Calais, à l’instar du sort qu’ils réservent aux adultes, dans des centres provisoires disséminés un peu partout en France.
La région à cheval entre la Bulgarie et la Turquie est une pièce maîtresse dans le dispositif de sécurité européen. C’est aussi ici qu’opèrent ces milices de volontaires qui font la chasse aux migrants. Reportage au sein de la plus importante – et la plus secrète – d’entre elles.
Durant l’année 2015, le système de Dublin a été sévèrement critiqué de toute part, à commencer par la chancelière allemande, Angela Merkel. Au printemps 2015, la Commission européenne a commencé à débattre de l’idée d’une formule de répartition des demandeurs d’asile. Dans le même temps, la Commission est en train de planifier un sévère durcissement … Continued
Ceci est un résumé des déclarations du porte-parole du HCR Adrian Edwards – à qui toute citation peut être attribuée – lors de la conférence de presse du 21 octobre 2016 au Palais des Nations à Genève.
Les mots utilisés pour parler de la migration pourraient renforcer les préjugés du grand public à l’égard des réfugiés. Politiques et journalistes donnent-ils une image faussée? Interview de Robin Stünzi, collaborateur scientifique au Forum suisse pour l’étude des migrations de l’Université de Neuchâtel.
L’émission Forum de la RTS a rebondi, jeudi 20 octobre 2016, sur la table ronde organisée par Vivre Ensemble le 13 octobre à l’intention des médias romands. La rencontre avait pour but de travailler avec les journalistes sur un mémo proposant un glossaire, des informations et des contacts utiles pour les journalistes abordant la problématique de … Continued
Amnesty international s’insurge avec raison contre l’acharnement des autorités suisses à vouloir forcer le renvoi d’une famille afghane vers la Norvège.
Un lieu solennel – le Club suisse de la presse- pour un prix qui se veut placé sous le signe de la convivialité. L’association Vivre Ensemble a reçu mercredi le Prix Courrier des droits humains pour son patient et minutieux travail d’information dans le domaine de l’asile et de la migration. Une cinquantaine de personnes avaient fait le déplacement pour assister à la cérémonie.
Décerné tous les deux ans, ce prix vise à saluer l’activité d’individus, de groupes ou de mouvements de défense des droits humains ayant particulièrement marqué la rédaction du Courrier par leur engagement. Cette année, le prix a été décerné à Vivre Ensemble.
Dans son édition du 20 octobre, Le Courrier revient, par la plume de Laura Drompt, sur la table ronde organisée le 13 octobre par Vivre Ensemble pour réfléchir et finaliser un guide-glossaire à l’intention des journalistes pour parler d’asile et de migration. Cliquez ici pour lire l’article sur le site du Courrier.
La Suisse est l’un des pays qui applique le plus strictement la procédure Dublin. Le cas d’une famille afghane dans le canton de Zoug, dont le père, la mère et les enfants ont été séparés et les parents placés en détention est exemplaire pour démontrer que les autorités ne font aucun cas de la Convention des Nations unies relative aux droits de l’enfant dans les procédures de renvoi. Le bien des familles réfugiées et la tradition humanitaire de la Suisse sont du coup laissés pour compte.
L’année dernière, approximativement 30’000 personnes ont été détenues par le UK Home Office, le Ministère de l’intérieur britannique, dans les 13 centres de détention que compte le pays. Ces personnes sont incarcérées pour des raisons relatives à l’immigration, sans inculpation ni procès. Nombre d’entre elles sont des requérants d’asile et/ou des migrants qui n’ont commis aucun crime.
Vivre Ensemble a organisé une table ronde pour sensibiliser les journalistes aux mots utilisés pour parler asile et migration.
Le Asylum Information Database (AIDA) a publié un rapport intitulé « Admissibilité, responsabilité, et sûreté des procédures d’asile au sein de l’Union européenne » (en anglais). Le rapport relève une application limitée et fragmentée des concepts d’admissibilité et de pays sûr dans une vingtaine de pays de l’UE.
«Awat» habitait à Genève avec son épouse «Mariame» enceinte de trois mois, et leurs deux filles, «Melete » et «Awatif». Enfin réunie après un long périple et un exil forcé, cette famille se voit à nouveau séparée, cette fois par les autorités suisses: le père est renvoyé en Italie. Le Tribunal ne retient ni son droit à la vie familiale, ni l’intérêt supérieur de ses enfants à grandir auprès de leur père.
Victime de torture par les autorités tchétchènes, «Mourvan» vit caché pendant trois ans, avant de fuir avec sa famille lorsque divers indices lui font craindre qu’il a été repéré. Pourtant le SEM et le TAF estiment qu’il ne court aucun risque et rejettent sa demande d’asile. Il faudra une nouvelle expertise menée par une ONG pour que le SEM revienne sur sa décision.
Il n’y a rien à dire de ce qui est en train de se passer à Alep. Pas de commentaire à faire, aucun mot n’est à la mesure.
Les gouvernements d’Amérique centrale alimentent une crise des réfugiés de plus en plus grave en se révélant incapables de s’attaquer à la violence généralisée et aux taux extrêmement élevés d’homicides au Guatemala, au Honduras et au Salvador, qui poussent des centaines de milliers de leurs ressortissants à fuir, écrit Amnesty International dans un nouveau rapport rendu public le 14 octobre 2016.
Ces personnes n’ont pas obtenu l’asile, ni le statut de réfugiés, mais ne peuvent pas être renvoyées dans leur pays en guerre.
SINGA est un mouvement citoyen né en France et favorisant l’émergence d’espaces et d’outils de rencontre, d’échange et de collaboration entre les réfugiés et leur société d’accueil afin de favoriser le vivre ensemble, l’enrichissement culturel et la création d’emplois.
Le Collège de France a organisé son colloque de rentrée (12, 13 et 14 octobre 2016) autour du thème de la migration: « Migration, Réfugiés, Exil ».
Question posée à Analyse pays de l’OSAR: Comment est punie la sortie illégale du pays sans désertion/refus de servir préalable?
Une membre du collectif Solidarité Tattes, Aude Martenot, est allée leur rendre visite en Croatie. Elle ramène de cette visite des précisions sur leur arrestation, leur voyage vers la Croatie, leur situation actuelle.
Question posée au Conseil fédéral par Monsieur Balthasar Glättli du Groupe des Verts (question n°16.1045) le 14 septembre 2016: « Monsieur le conseiller fédéral Maurer, Madame la conseillère fédérale Sommaruga, que se passe-t-il à Chiasso? »
Le Conseil fédéral a adopté ce mercredi 12 octobre le rapport « Admission provisoire et personnes à protéger: analyse et possibilités d’action ». Établi en réponse à trois postulats, ce document décrit la situation actuelle et ouvre des pistes pour améliorer le statut de l’admission provisoire, que beaucoup perçoivent comme insatisfaisant.
La conseillère fédérale Simonetta Sommaruga a participé ce jeudi à Luxembourg à la réunion du Conseil Justice et affaires intérieures (Conseil JAI) de l’UE. Les mesures pour répondre à la crise des réfugiés et à la pression migratoire ont été au cœur des discussions. La cheffe du Département fédéral de justice et police (DFJP) s’est entretenue, en marge de la rencontre, avec le ministre allemand de l’intérieur Thomas de Maizière sur les questions liées à la migration irrégulière.
L’Organisation suisse d’aide aux réfugiés OSAR s’est rendue à plusieurs reprises à Côme et Chiasso afin de se faire une idée de la situation sur place et d’analyser la situation juridique. Bilan: l’OSAR identifie un besoin d’agir sur la pratique des renvois et exige l’arrêt immédiat des renvois de mineur-e-s non accompagné-e-s.
Ce court-métrage a été réalisé en 2016 par Gaëlle Pasche, Stéphanie Stucki, Alexandre Berset, étudiants de 1ère année de Master en géographie (Université de Genève).
Lundi matin très tôt, Aman Nesrur, un jeune homme érythréen de 29 ans demandeur d’asile a été arrêté par la police et amené à Cointrin pour être expulsé vers l’Italie. Aman s’y étant opposé il a été incarcéré à la maison d’arrêt de Favra. Mardi matin il a été transféré à Zurich et hier il a été expulsé vers l’Italie.
Un jeune érythréen a été renvoyé vers l’Italie, malgré des contre-indications médicales.
Aideriez-vous un réfugié clandestin? Des élus appellent à braver les lois au nom de la solidarité. Mais désobéissance civile et députation sont-elles compatibles?
Le juge a reconnu qu’Ayop Aziz, jeune Tchadien blessé lors de l’incendie des Tattes, avait agi pour préserver sa santé.
Un foyer d’accueil pour jeunes réfugiés à Saint-Omer leur fournit un hébergement , assure leur protection, et leur donne une chance de retrouver leur enfance.
Le 5 octobre 2016, la Conférence de Bruxelles sur l’Afghanistan se réunira avec la participation des représentants de 70 pays et 20 organisations et agences internationales. Elle sera l’occasion pour le gouvernement afghan d’exposer sa vision et son bilan en matière de réformes. Pour la communauté internationale, la conférence sera l’occasion d’affirmer sa volonté de fournir un soutien politique et financier durable en faveur de la paix, de la consolidation de l’État et du développement en Afghanistan.
Ce documentaire poignant de Daphne Matziaraki pour le NEW YORK TIMES est intitulé 4.1 Miles. Il raconte le travail du corps des garde-côtes de l’île de Lesvos en Grèce en 2015 et 2016. C’est une plongée extrême dans la détresse de femmes, d’enfants et d’hommes sauvés au large d’une île qui se trouve seulement à six kilomètres des côtes turques.
Vivre Ensemble. Un beau nom. Et une belle démarche pour défendre les droits fondamentaux des migrants et plus largement la dignité humaine. Le Prix Courrier des droits humains 2016 va donc à ce bulletin de liaison pour la défense du droit d’asile.
L’expulsion de la fratrie Musa a indigné le Conseil municipal de la Ville de Genève. Du moins les élus de gauche, voire du centre. Mercredi soir, grâce à l’abstention du PDC et au vote favorable de trois démocrates-chrétiens, l’Alternative a pu renvoyer au Conseil administratif une motion lui demandant «de mettre en œuvre tout ce qui est dans son pouvoir et en s’adressant au Canton et à la Confédération, pour permettre la réunion de la fratrie Musa à Genève».
Un film noir sur blanc et les cahots d’un wagon où se cachent des voyageurs d’outre-monde qui transbahuttent leurs angoisses et leurs peurs à travers des murs de frontières et des sentiments. Un court métrage sur la longue histoire tragique des immigrés qui arrivent au pays du lait et de la Croix-Rouge emplit d’espoirs et d’illusions qui, pour beaucoup, finiront sur une suite improbable pour un autre quelque part. Un film d’amour aussi, trame de toutes destinées, où les regards s’échangent, se soutiennent, se lient et s’autorisent entre deux couloirs, deux interrogatoires, deux départs.
En franchissant le cap d’un million de réfugiés sud-soudanais, le Soudan du Sud rejoint la Syrie, l’Afghanistan et la Somalie – des pays ayant généré plus d’un million de réfugiés.
Tout le monde connaît tout le monde dans le village de Vavyloi, sur l’île grecque de Chios. Cette familiarité s’est longtemps traduite par une absence de criminalité et par un sentiment de sécurité. Mais tout a changé il y a environ un mois, lorsque des paysans ont remarqué que des oignons et des pommes de terre de leurs champs avaient été subtilisés dans la nuit. Et quand leurs maisons ont commencé à se faire cambrioler, les villageois se sont regroupés par quatre pour former des patrouilles nocturnes.
Angela Merkel a été l’une des seules dirigeantes européennes à oser la solidarité envers les hommes, les femmes et les enfants qui fuyaient les affres du conflit syrien. «Cela fait partie de l’humanité fondamentale de notre pays d’accueillir un réfugié avec sympathie, comme n’importe quel autre être humain», déclarait-elle dans une interview au quotidien Bild.
Ils ont été arrêtés il y a quinze ans. C’était le 18 septembre 2001 au petit matin. Les forces de sécurités érythréennes, ont arrêté 11 membres officiels du gouvernement parce qu’ils avaient émis, dans une lettre ouverte, des critiques sur les excès dictatoriaux du Président Isaias Aferworki. Ils demandaient l’application de la Constitution et la tenue d’élections. Cette lettre avait lancé le débat et mis le feu aux poudres. Quelques jours plus tard, les rédacteurs en chef de tous les médias indépendants furent arrêtés et transférés dans un lieu de détention isolé. Depuis ce jour, il n’y a plus de presse indépendante en Erythrée.
Pour les milliers de réfugié·es qui ont pris le chemin de l’exil, la vie s’est figée dans le temps et dans l’espace, coincé·es en Italie, en Grèce ou en Turquie. Depuis l’accord UE-Turquie du 18 mars 2016, l’Europe s’efforce de contenir à tout prix leur mouvement dans sa partie méridionale. En témoigne ce reportage photographique de la vie des réfugié·es dont l’attente est devenue la mesure du temps et l’absence d’informations la cause du désespoir.
Une partie importante de Manhattan a été pratiquement paralysée plus tôt cette semaine lorsque des milliers de délégués, de représentants des médias et de leaders du monde entier – ainsi que leurs accompagnateurs – ont convergé vers le siège des Nations Unies pour participer au sommet sur les réfugiés et les migrants. Les résultats de l’événement de lundi, pourtant très attendu, sont cependant décevants. Le texte adopté – la Déclaration de New York – avait déjà été rendu public il y a plus d’un mois et avait été largement présenté comme un document édulcoré peu contraignant pour les États membres.
Les termes «crise des réfugiés» ou «vague migratoire» ont souvent fait les gros titres des journaux au cours des dernières années. Mais les chiffres confirment-ils le sentiment dominant selon lequel l’Europe fait face à un phénomène migratoire d’un niveau encore jamais égalé?
A la mi-août, nous sommes partis pour le nord de l’Italie afin de rencontrer les migrants refoulés dans le parc de la gare de Côme. Des centaines de personnes venant d’Erythrée, d’Ethiopie, de Somalie, du Soudan et de l’Afrique de l’Ouest se sont échouées là. Elles ont été refoulées à la frontière suisse à Chiasso et empêchées de poursuivre leur exil vers la Suisse, l’Allemagne ou plus loin vers le nord.
Après la perquisition de leur domicile respectif la semaine dernière, les deux élus lausannois David Payot et Léonore Porchet – par ailleurs parrains du Collectif R – lancent un appel à l’hébergement illégal de migrants.
Face à l’arrivée imminente de réfugiés, une association citoyenne visant à faciliter leur accueil verra le jour à Veyrier.
Une partie importante de mon travail en tant que traducteur juridique dans ma ville Qamishli, située dans le nord-est de la Syrie, à la frontière avec la Turquie, était de travailler avec les demandeurs d’asile et les migrants; particulièrement les Irakiens qui avaient fui leur pays après l’invasion américaine en 2003. A cette époque, je ne pouvais en aucun cas imaginé que je me retrouverais dans leur situation.
Le Collectif R appelle à la désobéissance et enjoint au canton de s’engager contre les renvois Dublin.
Pour fuir la guerre, deux enfants et leur maman se lancent dans un long et dangereux voyage loin de leur pays. Passer la frontière, traverser la mer, se cacher, sans jamais perdre espoir… Leur chemin est celui de tous ceux qui tentent de trouver un endroit où vivre en paix.
Alors que le corps des gardes-frontières multiplie les refoulements de requérants d’asile vers l’Italie, de nombreuses voix s’élèvent en Suisse pour demander une autre politique d’asile et une autre gestion des frontières. C’est dans ce sens qu’aura lieu le 1er octobre prochain à Lausanne une grande manifestation pour le droit d’asile. Plus de 55 associations de la société civile, partis politiques et syndicats soutiennent à ce jour l’appel lancé par les organisateurs. En effet, alors que l’Europe devient une forteresse aux murs infranchissables et que le règlement Dublin permet à la Suisse de se décharger de sa responsabilité d’accueil sur d’autres États européens, il est urgent d’envoyer un signal contre le repli identitaire et de défendre un véritable droit d’asile pour celles et ceux qui fuient la guerre et les persécutions.
C’est aujourd’hui que l’Assemblée générale des Nations unies doit adopter une série d’engagements pour renforcer la protection des migrants et des réfugiés. Une fois adoptés, ces engagements seront connus sous le nom de Déclaration de New York. Celle-ci comprend deux annexes qui doivent mener à l’adoption de deux Pactes mondiaux en 2018, l’un sur les réfugiés, l’autre sur une meilleure protection des migrants.
Diplômés dans leurs pays, ils souhaitent poursuivre leur cursus académique en Suisse. C’est désormais possible dans plusieurs cantons. Le Temps a suivi l’un d’eux: Tarek, 28 ans, chrétien orthodoxe de Syrie qui espère bien décrocher son master en chimie.