Woking paper: La pauvreté parmi les réfugiés et demandeurs d’asile au Royaume-Uni
Papier de Jennifer Allsopp, Nando Sigona et Jenny Phillimore, publié par le Institute for Research into Superdiversity (IRiS)
Papier de Jennifer Allsopp, Nando Sigona et Jenny Phillimore, publié par le Institute for Research into Superdiversity (IRiS)
Alors que des familles se proposent pour héberger des réfugiés, Maurice Gardiol se souvient de son expérience avec des Chiliens en 1973.
Dans des centres de détention de migrants contrôlés par le gouvernement libyen, des gardiens ont torturé des migrants et des demandeurs d’asile avec des chocs électriques, et leur ont infligé de violents passages à tabac ainsi que d’autres abus.
Très attachée à sa région natale et habituée depuis toujours à l’âpreté de ses conditions de vie, Amina Aliyu ne se considère probablement pas comme une «réfugiée climatique» potentielle. Pourtant, il est fort probable que la région devienne inhabitable dans dix ou quinze ans. Ses habitants n’auront alors d’autre choix que de migrer vers une autre région ou même un autre pays.
En théorie, les étrangers privés de liberté dans les zones d’attente, les centres de rétention ou les prisons ont le droit de se défendre devant un juge. En réalité, contester une mesure d’éloignement, un refus d’entrée ou une privation de liberté relève bien souvent du parcours du combattant.
Le nombre de migrants et de demandeurs d’asile atteignant les côtes du sud de l’Europe ne cesse d’augmenter pour l’année 2014 – 75’000 environ au dernier décompte – et, avec lui, celui des victimes ayant succombé à leur traversée de la Méditerranée dans des embarcations surchargées impropres à tenir la mer.
Plus de mille victimes palestiniennes depuis l’offensive israélienne à Gaza. Le gouvernement belge se dit « horrifié », « consterné ». Et s’il aidait plutôt les civils à bénéficier du statut de réfugié dans notre pays ? On reparle d’octroyer des visas humanitaires. Encore faut-il avoir accès à ce droit.
Les réfugiés quittent leur pays indépendamment des politiques migratoires mises en place par les pays d’accueil.
Les civils déplacés lors des violents combats au Soudan du Sud ignorent les appels des autorités gouvernementales qui leur demandent de rentrer chez eux. Ils préfèrent la sécurité des bases sordides des Nations Unies au risque de voir la violence gagner des villes déjà dévastées par un conflit qui dure depuis six mois.
Une synthèse de recherche sur le centre de pré-départ d’Amydgaleza, en Grèce, pose la question de la pertinence de l’enfermement sans limite de temps au regard du coût financier que cela engendre et de l’efficacité au regard de l’objectif visé par cette politique.
Les demandeurs d’asile qui arrivent en Norvège sont aujourd’hui plus susceptibles que jamais de se retrouver en détention au lieu de recevoir un soutien et des soins appropriés. En partie à cause des politiques adoptées en 2008, les migrants arrivés en Norvège de manière irrégulière sont souvent détenus à tort pour entrée illégale. En vertu du droit de l’immigration, les immigrés en situation irrégulière peuvent être détenus à des fins administratives en raison d’un plus large éventail de circonstances suite à une récente modification législative adoptée en 2012.
Un nouveau rapport comparatif du European Migration Network révèle que l’organisation de l’accueil des demandeurs d’asile diffère considérablement entre les États membres de l’Union européenne et également dans certains États membres au niveau infra-étatique.
Des personnes continuent de fuir en quête de sécurité et de stabilité à l’étranger deux ans après l’éruption des violences intercommunautaires dans l’Etat de Rakhine au Myanmar. Selon le HCR, plus de 86’000 personnes sont parties en bateau depuis juin 2012. Ce chiffre inclut plus de 16’000 personnes pour la seconde moitié de 2012, environ 55’000 en 2013 et près de 15’000 autres entre janvier et avril de cette année. Ils sont majoritairement rohingya, bien que la proportion de Bangladais se soit accrue cette année.
La mise à jour met en évidence les nouveaux critères néerlandais de détention des demandeurs d’asile en attente de leur renvoi vers un autre État membre de l’UE dans le cadre du règlement de Dublin III. Selon ce règlement, la détention est autorisée lorsqu’il existe un « risque significatif de fuite », qui selon le droit néerlandais est atteint si au moins deux de ces trois circonstances sont présentes: (1) l’entrée irrégulière précédente et fuite illégale; (2) précédent non-respect de l’ordre de quitter les Pays-Bas; (3) précédente non-coopération dans la détermination de l’identité et de la nationalité, y compris si le demandeur a falsifié ou jeté les papiers d’identité, ou exprimé sa non-intention de coopérer. Le Secrétaire d’Etat néerlandais a déclaré qu’il y aura toujours une évaluation individuelle du cas si quelqu’un est arrêté et qu’il ne suffit pas de s’assurer que ces conditions soient remplies.
Des milliers de demandeurs d’asile tentent de traverser la mer depuis la Grèce vers l’Italie chaque année. Cependant, s’ils parviennent à arriver en Italie, ils sont immédiatement retournés en Grèce sans évaluation individuelle de leurs cas et sans garanties juridiques, a révélé le rapport « Treated like human cargo – Italy pushes protection seekers back to Greece », publié par le Conseil grec pour les réfugiés et Pro Asyl.
Quelques semaines après la communication de la Commission relative au retour des étrangers, la réponse des ministres JAI vient faire écho au bilan tiré par cette dernière à l’égard de la politique de retour de l’UE et de la mise en œuvre de la directive 2008/115.
ABIDJAN, 31 Mars 2014 (UNHCR): Les Gouvernements de la République du Liberia et de la République de Côte d’Ivoire ont salué le processus de rapatriement volontaire de milliers de réfugiés ivoiriens vivants au Liberia lors d’une réunion de deux jours qui a eu lieu au Ministère d’Etat, Ministère des Affaires Etrangères à Abidjan, le 27 et 28 mars 2014.
Le HCR a appelé jeudi à une action européenne urgente pour enrayer la hausse des décès en mer parmi des réfugiés et des migrants, après que plus de 260 personnes aient trouvé la mort ou soient portées disparues dans leur tentative de traverser la Méditerranée vers l’Europe, pour la seule période des 10 derniers jours.
A Zurich, un projet pilote teste une procédure accélérée pour les requérants d’asile, soit en moins de 140 jours. Mais qu’en est-il de l’enseignement pour les enfants de ces familles exilées? Reportage au centre d’asile de Juch.
L’architecture globale du projet de loi présenté aujourd’hui au conseil des ministres montre clairement que les associations n’ont pas été entendues lors de la concertation nationale de 2013. La Coordination française pour le droit d’asile (CFDA) est inquiète du contenu de ce projet de réforme : les quelques améliorations cachent difficilement la suspicion et la volonté de contrôle pesant sur les demandeurs d’asile. Elles se traduisent par des dispositions dangereuses et incompatibles avec le droit d’asile.
Dans l’arrêt A.C et autres c. Espagne, n°6528/11 rendu le 22 avril 2014, la Cour Européenne des Droits de l’Homme rappelle qu’en matière d’éloignement du territoire, un recours dépourvu d’effet suspensif automatique ne répond pas aux conditions d’effectivité requises par l’article 13 de la Convention, et vient par voie de conséquence favoriser le refoulement arbitraire de l’étranger aux frontières du territoire où sa vie serait menacée.
2013, au niveau fédéral et européen: une vision politique étriquée et protectionniste qui se développe aux dépens des droits fondamentaux des migrants… Comment espérer avancer dans une politique d’ouverture, d’échange, de respect des droits si nous ne commençons pas par permettre aux autres de bouger comme nous trouvons normal de le faire nous-mêmes?
Le cas tragique de la jeune Syrienne ayant perdu son fœtus pendant son refoulement entre Vallorbe et Domodossola a permis d’intéresser les médias suisses au sort de milliers de personnes qui, après la guerre dans leur pays, des conditions de vie inhumaines en Libye et une traversée périlleuse, parviennent jusqu’en Europe où elles trouvent, au lieu d’une protection digne de ce nom, un traitement qui frôle parfois l’inhumain.
En réponse à une question du 9 janvier 2014 de la Commission parlementaire danoise de l’immigration et de l’intégration, le ministre de la justice a annoncé, le 5 février 2014, que le renvoi des demandeurs d’asile en vertu du règlement de Dublin vers la Bulgarie était suspendu. Selon le Conseil danois pour les réfugiés (Danish Refugee Council), les autorités n’ont pas indiqué qu’ils vont assumer la responsabilité pour les cas où la Bulgarie est l’Etat identifié comme responsable de l’examen de la demande d’asile.
Cour suprême au Royaume-Uni: pour empêcher un renvoi selon le Règlement Dublin, il ne faut pas prouver l’existence de « défaillances systémiques » dans le pays de destination.
« From the field » est une mini-série du blog « Border criminologies » qui met en avant des informations provenant de chercheurs sur le terrain. Dans ce post, Mary Bosworth s’appuie sur l’article de Luigi Gariglio, « Gaining Access to Prison: Authority, Negotiations, and Flexibility in the Field », publié précédemment sur le même site, qui porte sur les défis de pouvoir inclure des photographies dans les recherches sur les prisons. Ici, Mary aborde les défis de l’intégration des images dans la recherche criminologique, en se fondant sur ses récentes expériences de vouloir photographier le centre de détention administrative de Colnbrook, en Angleterre.
Alors que les pourparlers de paix entre le gouvernement et l’opposition syriens sont entrés dans une impasse à Genève, la guerre continue de faire rage sur le terrain, et le nombre de morts et de réfugiés à augmenter. L’Europe a voulu que sa voix soit entendue dans les négociations, mais peut-elle garder ses yeux – et ses frontières – fermés pour les hommes, femmes et enfants qui fuient la Syrie? Comment l’Europe peut-elle mieux répondre à la catastrophe politique et humaine qui se profile à sa frontière extérieure?
J’ai d’abord entendu parler d’elle comme étant la « dame qui a fait des MOOCs (Massive open online course) dans un camp de réfugiés ». C’était complètement ambigu ce que cela signifiait, mais cela a suscité ma curiosité. Barbara Moser-Mercer est Professeure de psychologie cognitive à l’Université de Genève et a pratiqué et étudié l’éducation dans les situations d’urgence.
En décembre 2013, les institutions européennes ont dû évaluer la mise en œuvre de la « Directive retour » (2008/115/CE), qui régit le rapatriement des migrants en situation irrégulière et les standards à respecter pour protéger leurs droits.
La politique d’asile de la Turquie a été considérée dans le passé comme profondément déficitaire par rapport aux standards de l’Union européenne. Récemment, cette perception a commencé à changer avec l’adoption par la Turquie d’une nouvelle loi sur les étrangers. L’évolution y a été plus rapide en comparaison de la lente progression de la politique d’asile commune de l’UE et l’attitude restrictive envers les réfugiés syriens. Contrairement à une fermeture de facto de la politique de l’UE envers les nombreux réfugiés syriens, la Turquie a poursuivi une politique d’ouverture envers les citoyens syriens cherchant refuge à sa frontière sud, accueillant plus de 600’000 personnes depuis juin 2011. La Turquie et l’UE pourraient coopérer de plusieurs façons sur la politique d’asile en général, et la crise des réfugiés syriens en particulier.
Le Monde propose deux reportages interactifs sur la situation des migrants en Bulgarie: « La frontière bulgare, zone tampon de l’Europe » et « Les naufragés en Bulgarie ».
Le HCR appelle aujourd’hui les pays européens à intensifier leur aide aux réfugiés syriens. Dans un nouveau rapport (en anglais) intitulé « Syrian refugees in Europe: What Europe can do to Ensure Protection and Solidarity », le HCR exhorte les Etats à assurer aux réfugiés syriens l’accès à leur territoire, grâce à des procédures d’asile équitables et efficaces, afin d’assurer des conditions de réception décentes et de mettre en œuvre d’autres programmes pour assurer la protection et la sécurité aux réfugiés fuyant le conflit en Syrie.
Depuis début 2014 ce sont au moins 22 enfants et 10 familles qui ont connu le traumatisme de l’enfermement en rétention en France métropolitaine.
Le rapport Dividing Lines, publié par l’association Aslyum Aid, revient sur dix ans de couverture médiatique hostile à l’asile et à la question des réfugiés. Le rapport pose la question de savoir comment il est possible de passer à un débat public plus positif et progressif. Le rapport défend l’idée qu’il est plus que jamais temps de travailler plus étroitement et savamment avec les journalistes et les éditeurs.
Le 21 avril 2014 Border Monitoring Bulgaria (BMB) a enregistré un autre cas de refoulement d’une mère célibataire syrienne avec ses quatre enfants (âgés de 10, 17, 22, 24 ans). Ce push-back a été accompagné par de graves violences policières. La famille des victimes a indiqué que dans leur tentative de bénéficier d’une protection en Bulgarie, la famille a été renvoyée de force en Turquie. Après une journée passée en Bulgarie, la famille se trouve aujourd’hui en Turquie, sans que leur demande d’asile n’ait été respectée, entendue, ou évaluée. Le BMB a parlé des victimes de ce push-back qui sont maintenant dans un hôpital en Turquie en train de faire soigner leurs membres et côtes cassés.
Le Programme alimentaire mondial (PAM) et le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) ont lancé un appel aux dons urgent, car le manque de fonds se traduit déjà par une réduction des rations alimentaires pour un tiers de l’ensemble des réfugiés africains. À la mi-juin, près de 800 000 personnes réfugiées dans 22 pays africains ont vu leurs rations alimentaires diminuer de plus de la moitié pour la plupart.
Le HCR a publié le 3 juillet 2014 une nouvelle stratégie globale pour aider les pays à faire cesser la détention de demandeurs d’asile, de réfugiés et d’apatrides à travers le monde.
L’Union européenne investit des millions pour verrouiller ses frontières extérieures. La barrière de barbelés entre la Bulgarie et la Turquie, longue du plus de 20 kilomètres et surveillée par des gardes-frontières suisses dans le cadre de Frontex, en est un exemple. Lors de sa visite de travail en Bulgarie lundi, la Conseillère fédérale Simonetta Sommaruga a qualifié cette barrière de désolante. Un nouveau rapport d’Amnesty International documente les coûts humains de la politique migratoire européenne.
Le HCR est préoccupé par l’arrestation et la détention de plus d’un millier de réfugiés et demandeurs d’asile qui ont eu lieu au cours des opérations antiterroristes lancées par les forces de sécurité kényanes à Nairobi depuis le 4 avril 2014 ciblant les étrangers sans papiers. La plupart de ceux qui ont été arrêtés sont des Somaliens, et 82 ont été déportés à Mogadiscio le 9 avril 2014.
Près d’un quart de million de Sud-Soudanais ont fui vers les pays voisins, l’Ouganda étant la destination principale avec environ 87’000 réfugiés.
Le rapport de l’International Refugee Rights Initiative, « Conflict in South Sudan: Refugees seek protection in Uganda and a way home » explore la situation de ces réfugiés récemment arrivés et les implications à long terme pour la paix et la sécurité dans le Sud-Soudan.
Loi sur les étrangers, Dublin III et mesures de contrainte. Demande d’évaluation concernant la prise en compte réelle des alternatives à la détention administrative.
Le documentariste Fernand Melgar a pu filmer pendant neuf mois le quotidien d’un centre de rétention, à Frambois en Suisse. Il dévoile les conditions de détention et d’expulsion inhumaines que subissent les sans-papiers. Un réquisitoire implacable contre une politique migratoire de plus en plus absurde et indigne.
Les schémas migratoires de l’Irlande ont considérablement changé au cours des dernières années, reflétant l’évolution de la situation économique du pays. Dans les années 1990, le boom économique avait stimulé une hausse de la migration dans le pays, alors qu’il avait traditionnellement été un pays producteur de migrants. Le pays a également connu une croissance rapide du nombre de demandeurs d’asile au cours de cette période, passant de 362 en 1994 à un sommet de 11’634 en 2002 (DoJ 2008) .
Les documents administratifs produits par les tribunaux, la police aux frontières, la gendarmerie ou parfois les douanes puis remis aux personnes arrêtées et enfermées pour infraction à la législation sur l’entrée et le séjour des étrangers et les lettres écrites par les étrangers eux-mêmes, sont devenus des éléments constitutifs d’importants dossiers. Les imprimés (procès-verbal, notification, ordonnance, sauf-conduit, etc.) offrent l’avantage de s’intéresser aux différents cheminements administratifs auxquels les étrangers peuvent être confrontés.
« Notre vision est celle d’une société dans laquelle les droits humains des femmes soient respectés et dans laquelle les femmes puissent vivre sans être persécutées ».
« Un seul homme, un autre Suisse, un autre héros avait jusque-là réussi à tirer pareil. C’était Guillaume Tell. »
Hommage de la RTS à Shaqiri et à ses trois buts marqués contre l’équipe du Honduras, le 25 juin 2014.
Profil publié par le Global detention project en janvier 2014. Cliquez ici pour lire le profil complet. (traduit de l’anglais par Cristina Del Biaggio)
Le 15 janvier 2003, Eurodac, la base données contenant les empreintes digitales des demandeurs d’asile et des migrants irréguliers, est entrée en fonction. 11 années après, elle contient les données personnelles de 2.3 millions de personnes.
Le Département de la diaspora du Ministère des droits de l’homme et des réfugiés de Bosnie-Herzégovine et la Faculté de sciences politiques de l’Université de Sarajevo ont publié conjointement un rapport sur les travaux d’un atelier de recherche international, qui s’est tenu à Sarajevo en septembre 2012. Le rapport s’intitule « Migration de la Bosnie-Herzégovine ». Cet atelier a été co-financé par le TAIEX et la Direction de la coopération et du développement suisse (DDC).
Analyse du rapport EUROSTAT « Asylum applicants and first instance decisions on asylum applications » concernant le troisième trimestre 2013 et publiée en italien sur le site Asilo in Europa, le 20 janvier 2014.
Alors que les gouvernements de l’Union européenne ont rendu plus difficile l’accès à l’asile en Europe, le flux de réfugiés fuyant des conflits sanglants a augmenté. The Guardian vous invite à prendre les mêmes décisions qu’eux et à découvrir ce que signifie, concrètement, d’aller chercher la sécurité dans la Forteresse Europe.
Faciliter le retour des réfugiés déplacés par le conflit dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC) fait partie des éléments clés des efforts de stabilisation de la région.
Contrainte d’adopter dans l’urgence une nouvelle loi sur l’asile il y a cinq ans, la Serbie est toujours à la traîne. En cause : le manque de moyens, mais aussi une certaine mauvaise volonté. Plutôt que d’améliorer les infrastructures, quoi de plus simple en effet que de renvoyer les demandeurs d’asile dans les pays jugés « sûrs » qu’ils ont traversés, parfois au prix de nombreux dangers ?
Polémique autour des gardes-frontière suisses: ils auraient ignoré les appels à l’aide d’une Syrienne enceinte. Sa fille est mort-née.
Présentation du 5ème rapport annuel de la Commission européenne sur l’immigration et l’asile 2013.
La Grèce fait tout pour se protéger contre les migrants indésirables. Un voyage à la frontière avec la Turquie révèle les efforts déjà entrepris par Athènes, soutenue par l’agence européenne Frontex. La Suisse y participe. Reportage.
La Commission nationale de prévention de la torture (CNPT) a rendu le 8 juillet son rapport annuel sur l’exécution des renvois sous contrainte par la Suisse. Celui-ci a été établi suite à l’observation de 26 transferts à l’aéroport et 52 vols spéciaux, pour un total de 286 personnes (dont 20 familles et 39 enfants). La CNPT a formulé de nombreuses recommandations concernant notamment l’entravement des personnes à renvoyer, le traitement des familles avec enfants, la prise en charge médicale et des pratiques cantonales critiquables en matière de transferts à l’aéroport.
« Soraya », originaire d’Érythrée, demande l’asile en Suisse. Comme elle a déjà demandé l’asile en Suède, elle est incarcérée en vue d’un transfert. Enceinte, son état de santé se détériore en prison et elle doit interrompre sa grossesse. Suite à ce tragique événement, le TAF impose l’application de la clause de souveraineté de l’accord de Dublin, annulant ainsi son transfert.
Depuis le 20 mars, les étrangers peuvent être emprisonnés au-delà de la limite des dix-huit mois fixée par l’UE. Avec des conséquences catastrophiques pour cette population fragilisée.
Une famille de demandeurs d’asile équatoriens gagne devant la Cour européenne des droits de l’homme. Le Centre social protestant (CSP) et le AIRE Centre saluent la décision de la Cour européenne des droits de l’homme de Strasbourg dans le cas M.P.E.V et autres c. Suisse. La Cour a reconnu que les autorités suisses avaient violé le droit des recourants au respect de leur vie familiale.
Contre l’avis des médecins, l’Etablissement d’accueil des migrants décide de déplacer une famille de requérants en foyer collectif. Le tribunal le rappelle à l’ordre.
Les combats se sont encore une fois intensifiés dans la région de Kidal, dans le nord du Mali. Selon certaines informations, les affrontements survenus les 16 et 17 mai derniers entre les séparatistes touaregs et l’armée auraient fait 36 victimes. En dépit de l’échec de la rébellion menée en 2012 dans le nord du Mali et de la perte de la majeure partie du territoire qu’ils avaient brièvement réussi à contrôler, les séparatistes touaregs disent que la lutte pour la création d’un Azawad indépendant n’est pas terminée. Des militants du Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA) vivant maintenant dans des camps de réfugiés situés au Burkina Faso voisin disent que leurs revendications initiales tiennent toujours.
Rédigé par Médecins du Monde Grèce et le Conseil grec pour les réfugiés, « Assez ! Rapport national sur la violence raciste » étudie le phénomène à partir de cas et de témoignages, décrit un cadre législatif insuffisant et conduit à des propositions adressées aux autorités.
Le tout carcéral des dernières années n’a apporté ni solutions concrètes contre la récidive, ni même la preuve de l’effet dissuasif de la prison, notamment sur les courtes peines. Cette politique a, au contraire, aggravé la surpopulation carcérale, créant des conditions de détention indignes pour les personnes détenues et les personnels.
Le HCR est vivement préoccupé par de récents retours forcés, ou refoulements, d’Erythréens ainsi que de demandeurs d’asile et de réfugiés d’autres nationalités, depuis le Soudan. Un incident a notamment eu lieu lundi 30 juin à l’est du Soudan, où 74 Érythréens ont été refoulés en Erythrée via le point de passage frontière de Laffa, selon des informations fournies par les services soudanais pour l’immigration.
Hyam Hussnie n’en est pas revenue lorsqu’après une fuite éperdue sur une route dans le désert elle est arrivée en Jordanie et que « mes enfants étaient encore en vie et à mes côtés ».
Les camps de réfugiés sont imprégnés, dans l’imaginaire populaire, avec des idées qu’ils entretiennent l’anarchie, le danger et la passivité des réfugiés. Le livre Governing Refugees Justice, Order and Legal Pluralism défie ces hypothèses, en faisant valoir le fait que les camps de réfugiés devraient être reconnus comme des endroits où le capital social peut non seulement survivre, mais également prospérer.
Dans le rapport de 2014, l’APDHA a décidé, du fait du contexte actuel, de se focaliser sur la situation à Ceuta et Melilla. En se focalisant sur ces deux « scénarios », l’APDHA souhaite montrer qu’il ne s’agit en aucun cas de cas isolés ou de regrettables accidents mais bien de la conséquence de plus de deux décennies de gestion désastreuse – tant au niveau politique que juridique – des frontières.
La Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) a rappelé le principe selon lequel les migrants sous le coup d’une mesure d’expulsion ne peuvent être détenus en prison au seul motif qu’il n’y a pas de lieu d’enfermement spécifique disponible. Les seuls cas où une telle situation serait envisageable serait lorsque un nombre important et imprévu d’étrangers doit être renvoyé, ou au vu des circonstances personnelles particulière de l’individu concerné. Même dans ce cas les migrants doivent être séparés des prisonniers de droit commun.
Le HCR a fait part vendredi de sa vive préoccupation après la récente vague d’attaques contre les civils dans le nord-est du Nigéria. « La brutalité et la fréquence de ces attaques est sans précédent », a indiqué Adrian Edwards à Genève. « Les deux derniers mois ont été le théâtre de multiples enlèvements et de nombreux décès, ce qui a généré des déplacements de populations à la fois à l’intérieur du Nigéria et dans les pays voisins », a-t-il déclaré aux journalistes.
Menacé en Palestine, « Issam » prend la fuite avec sa femme « Samra ». La Suisse leur refuse l’asile en 2003, décision confirmée sur recours en 2009. L’ODM, informé dès 2009 que le retour en Cisjordanie est rendu impossible par les accords d’Oslo, ne statue sur leur demande de réexamen qu’en avril 2014, malgré les graves problèmes psychiques de « Samra ». En attendant, le couple et ses 3 enfants seront restés 4 ans à l’aide d’urgence.
L’année 2014 est considérée par beaucoup comme un tournant pour l’Afghanistan, après trente-cinq ans de conflits qui ont laissé l’une des plus grandes populations du monde en situation de déplacement prolongé. Le retrait des forces militaires internationales est en cours et le pays se trouve dorénavant «en transition», et de nombreux doutes planent encore quant à la capacité du pays à répondre aux défis du rapatriement, de l’intégration et de la réintégration, de la protection, de l’accès aux droits et du déplacement continu. Ce numéro inclut 21 articles sur Afghanistan, ainsi qu’un mini-dossier sur «l’apatridie».
Dans le cadre de la campagne lancée par ECRE en mars dernier visant à attirer l’attention sur les difficultés rencontrées par les réfugiés fuyant la Syrie pour accéder à la protection de l’Europe, Forum réfugiés-Cosi et France terre d’asile ont recueilli plusieurs témoignages de réfugiés syriens se trouvant en France. Ils racontent leur vie d’avant l’exil, les raisons de leur fuite, ou encore les multiples obstacles rencontrés pour rejoindre la France ou d’autres pays européens.
L’année dernière, 12 690 mineurs non accompagnés ont introduit une demande d’asile dans l’UE. Certains d’entre eux n’ont personne vers qui se tourner dans les États membres de l’UE et, confrontés à des difficultés particulières dès les premières étapes de la procédure d’asile, se trouvent dans des situations d’extrême vulnérabilité.
Oui, les mots sont importants. Un collègue journaliste syrien me racontait, il y a quatre ou cinq ans, qu’à chaque fois qu’il entendait ses interlocuteurs lui parler du « dialogue euro-méditerranée », ça le faisait bien marrer d’imaginer l’Europe dialoguant avec… la mer. Expression bien symbolique des « termes de l’échange » que propose le nord envers ses voisins du sud : le Maghreb, le Machrek ou le Proche-Orient, c’est en gros la Méditerranée. On va pas non plus faire dans le détail. C’est peut-être cette conversation qui m’a donné envie de créer la trilogie cartographique que je présente ici, pour essayer de donner une autre vision. Ce projet reprend d’ailleurs des thèmes que j’ai déjà largement exploité et cartographié : migrations, tourisme et concurrences_géopolitiques.
Comme chaque canton de la Confédération, Genève doit accueillir une partie des requérants d’asile mineurs non accompagnés (MNA) qui déposent une demande en Suisse. Ces jeunes, dont 85% ont entre 15 et 18 ans, sont arrivés sur le territoire sans leurs parents et aucune personne majeure n’est sur place pour prendre soin d’eux.
A quelques pas du boulevard périphérique, un groupe d’enfants syriens joue au football dans la rue. Leurs mères sont assises sur le trottoir sur des sacs de couchage. Certaines font des allers et retours dans la rue avec leurs bébés dans des poussettes.
Le camp d’Azraq a officiellement ouvert ses portes le 30 avril 2014. Il sera géré par les autorités jordaniennes avec l’appui du HCR et de ses partenaires humanitaires. Ce camp a été ouvert pour soulager la pression portée sur le camp de Za’atri, localisé à environ 80 kilomètres au nord-ouest. Avec près de 100 000 résidents, Za’atri est l’un des plus grands camps de réfugiés au monde et il est à court d’espace.
La Bulgarie a entrepris un « Plan d’endiguement » pour réduire le nombre des demandeurs d’asile dans le pays, a déclaré Human Rights Watch dans un rapport publié le 29 avril 2014. Ce plan a été réalisé en partie en refoulant sommairement les ressortissants de la Syrie, de l’Afghanistan et d’autre pays lors de leur tentative de franchir illégalement la frontière à partir de la Turquie.
Le 29 avril 2014, Amnesty a lancé le premier numéro d’AmnestyStories, une série d’articles interactifs et de reportages sur l’actualité des droits humains réalisée en partenariat avec France 24, RFI, NouvelObs.com et Polka Magazine.
Aujourd’hui, samedi 28 juin 2014, plus de 1’000 migrant.e.s avec et sans autorisation de séjour, soutenus par des activistes antiracistes et de soutien aux sans-papiers ont manifesté à Berne pour le respect et le renforcement de droits des réfugié.e.s.
La Confédération et les cantons ont précisé les grandes lignes de la restructuration du domaine de l’asile, prévoyant notamment un recours plus important à la détention administrative pour les personnes déboutées de l’asile.
Le Commissaire du Conseil de l’Europe pour les droits de l’homme, Nils Muižnieks, a visité la Turquie, la Bulgarie et l’Allemagne, entre le 15 et le 19 décembre 2013, pour voir la situation des réfugiés syriens.
A la frontière gréco-turque, l’agence européenne de surveillance des frontières extérieures, Frontex, participe à un dispositif qui empêche les réfugiés de bénéficier de la protection internationale. Le dernier rapport de la campagne FRONTEXIT, « Frontex entre Grèce et Turquie : la frontière du déni » souligne les conséquences dramatiques de l’intensification de la surveillance à cette frontière (« push back », non accès à la demande d’asile, violences physiques et verbales, etc.) ainsi que le défaut de responsabilité de l’agence.
Il y a 10 ans, le 24 juin 2004, s’est créée la Coordination Asile Vaud, comme réponse à la volonté des autorités d’expulser 523 personnes débouté-e-s du droit d’asile. Le « Mouvement des 523 » était ainsi lancé. Durant plus de 4 ans, une lutte de résistance a été menée, bénéficiant d’un formidable soutien populaire et débouchant sur la régularisation de centaines de personnes réfugiées.
Le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) a exprimé le 13 mai 2014 sa tristesse concernant le bilan de plus en plus lourd des tragédies maritimes en mer Méditerranée cette année. Un nombre croissant de demandeurs d’asile et de réfugiés effectuent la traversée sur des bateaux impropres à la navigation, souvent aux mains de passeurs sans scrupule.
A l’occasion de la Journée Mondiale des Réfugiés, le 20 juin 2014, les habitants de Genève annoncent le lancement du mouvement « Wake Up Genève » pour le peuple syrien.
En août 2013, la Suisse s’est engagée à reprendre les acquis du nouveau Règlement Dublin III. Celui-ci établit une durée maximale de trois mois de détention administrative pour les personnes en attente d’un transfert Dublin1. Or, dans le projet de loi visant à transposer ces dispositions dans le droit suisse, le Conseil fédéral a plus que doublé cette période de détention, puisqu’il s’arroge une durée totale maximale de 7 mois et demi. Une information qu’il se garde bien de mettre en avant dans sa communication2. Pour ne pas s’attirer les foudres de Bruxelles ?
«Au début des années 1990, après l’effondrement du régime Ceausescu, les Roumains étaient réticents à laisser les ONG s’occuper des petits orphelins. « Pourquoi vous occupez-vous d’eux ?, nous demandaient-ils. Vous voyez bien que ce sont des monstres c’est pour cela qu’ils ont été abandonnés! » Nous répondions : « C’est parce qu’ils ont été abandonnés que ce sont des monstres. »» 1 Et ce n’est pas parce qu’ils sont des «monstres» aujourd’hui qu’ils sont des enfants perdus à jamais, soutient Boris Cyrulnik. Le psychiatre est aujourd’hui indissociable du concept de résilience : des enfants ayant vécu un grave traumatisme peuvent rebondir, voire avoir un parcours de vie exceptionnel. A condition qu’on leur tende la main.
Dans un courriel adressé à l’Office genevois de la population, l’ODM lui intime de mettre la pression sur une famille pour qu’elle quitte la Suisse. Une pratique généralisée?
3 minutes 15 pour comprendre pourquoi la migration est-elle criminalisée. Avec François Crépeau, professeur de droit de l’Université Mc Gill, au Canada, et Rapporteur spécial de l’ONU pour les Droits de l’homme des migrants. Extrait d’une conférence organisée par Stopexclusion intitulée: Les droits souvent oubliés des migrants.
4 minutes pour comprendre pourquoi les migrants ne trouvent pas de soutien dans la défense de leurs droits fondamentaux et quels sont les outils pour permettre à ces droits d’être protégés.Avec François Crépeau, professeur de droit de l’Université Mc Gill, au Canada, et Rapporteur spécial de l’ONU pour les Droits de l’homme des migrants. Extrait d’une conférence organisée par Stopexclusion intitulée: Les droits souvent oubliés des migrants.
3 minutes 25 pour comprendre pourquoi et depuis quand les migrations existent. Avec François Crépeau, professeur de droit de l’Université Mc Gill, au Canada, et Rapporteur spécial de l’ONU pour les Droits de l’homme des migrants. Extrait d’une conférence organisée par Stopexclusion intitulée: Les droits souvent oubliés des migrants.
L’Observatoire romand du droit d’asile et des étrangers (ODAE romand) revient sur l’intention de votre Conseil d’exclure les personnes en procédure d’asile ou au bénéfice d’une admission provisoire des prétendant-e-s aux bourses d’études et d’apprentissage dans votre canton dans le cadre de la modification de la Loi sur l’aide aux études et à la formation professionnelle (LAEF).
L’association italienne Medici per i diritti umani (MEDU) publie les chiffres des migrants interceptés et réadmis en 2013 en Grèce depuis les ports adriatiques italiens en 2013.
Mahmoud est l’un des 300’000 réfugiés syriens qui, il y a trois ans, ont cherché refuge en Égypte depuis le début du conflit dans son pays. Mahmoud, âgé de neuf ans, avait tellement envie d’aller à l’école qu’il a risqué sa vie pour arriver en Europe. Il a été arrêté et renvoyé en Égypte. Le … Continued
L’histoire de la famille d’Amiir a été racontée au journaliste Benjamin Dix et dessinée par l’artiste Lindsay Pollok.
Depuis le milieu des années 1990, plus de 20 000 migrants sont morts dans la Méditerranée lors de leur tentative de gagner l’Europe. En juillet 2012, la coalition euro-africaine Boats4People affrète un bateau de la solidarité pour exercer un droit de regard citoyen et défendre la liberté de circulation.
À court d’argent, les organisations humanitaires tentent désespérément de répondre à la crise humanitaire grandissante après la prise de contrôle de Mossoul, la deuxième ville d’Irak, par des extrémistes islamistes. En quelques jours, l’avancée des djihadistes a forcé environ un demi-million de personnes à fuir vers la région semi-autonome du Kurdistan.
Le mot « passeur » a de nombreuses significations, l’une d’elle liée aux migrations : « Personne qui fait clandestinement passer une frontière » (Larousse). Il est aussi accompagné d’une multitudes de représentations, véhiculées notamment par le discours médiatique et le discours politique. Sa connotation n’a pas toujours été négative. Elle est même positive s’agissant de la seconde Guerre mondiale, alors même que certains passeurs agissaient par intérêt financier et abusaient de la vulnérabilité des personnes, ou les remettaient aux autorités après avoir empoché le prix du passage. Mais personne ne remet en cause le rôle positif des passeurs pour sauver des Juifs et d’autres personnes menacées, ou pour faciliter l’action de la Résistance.