Le Temps | Ces Suisses qui ouvrent leurs bras
L’ancien conseiller d’Etat fribourgeois Pascal Corminboeuf loge dans sa ferme une famille de migrants kurdes ayant fui l’Irak. Récit d’une nouvelle vie.
L’ancien conseiller d’Etat fribourgeois Pascal Corminboeuf loge dans sa ferme une famille de migrants kurdes ayant fui l’Irak. Récit d’une nouvelle vie.
Les réfugiés et les migrants sont régulièrement soumis à des violations généralisées de leurs droits par les fonctionnaires à certaines frontières européennes. L’Union européenne doit permettre aux personnes en recherche de protection d’obtenir plus de moyens juridiques pour atteindre l’Europe en toute sécurité.
Les préfectures de la Manche et du Calvados sont à l’œuvre et enferment des Iraniens, des Afghans, des Irakiens, notamment dans le centre de rétention de Rennes. Autant de personnes fuyant des pays en guerre, ou faisant état de persécutions dans leur pays d’origine. La Cimade demande l’arrêt immédiat de l’enfermement illégal de ces personnes en rétention.
« Quand on reçoit une décision négative de la Suisse, on pense parfois que personne ne nous veut ici. Mais de voir le soutien que nous avons au refuge et tout autour me donne l’impression qu’il y a des gens bons sur la terre ».
Après plus d’un an de luttes pour les droits des migrant.e.s, le Collectif R invite d’autres mouvements qui luttent à Bâle et à Genève à partager leurs expériences et penser ensemble les nouvelles formes de résistances. Venez vous informer et débattre avec nous le mercredi 27 avril!
SOS Asile Vaud a été alerté sur l’expulsion de la famille V. en février 2014. Ce qui pouvait apparaître comme une situation particulière s’avère en réalité un exemple de la nouvelle politique adoptée par le Conseiller d’Etat Leuba, approuvée par la majorité de gauche du gouvernement vaudois. En effet, plusieurs cas de renvois forcés de famille ont eu lieu dernièrement, entraînant traumatismes et déchirements, comme pour la famille V.
Le canton de Vaud a décidé de reprendre en main le programme d’hébergement des réfugiés chez les particuliers. Genève pourrait prochainement faire de même, à en croire les déclarations du Conseiller d’Etat Mauro Poggia, très remonté contre les lenteurs de l’Organisation suisse d’aide aux réfugiés (OSAR), qui n’aurait pas mis les moyens à la hauteur des attentes du public. Le Petit guide solidaire a été mis à jour avec les nouvelles informations et contact.
La Commission a publié aujourd’hui un rapport sur la mise en œuvre de l’accord passé entre l’UE et la Turquie. Elle prend acte des bons progrès réalisés pour traduire cette déclaration dans les faits. Les efforts et les engagements en ce sens doivent être poursuivis pour consolider cette position et mener des opérations de retour et de réinstallation s’inscrivant dans la durée, étant donné que cet aspect de la mise en œuvre reste encore largement à accomplir. Le 18 mars 2016, les chefs d’État et de gouvernement de l’UE et la Turquie ont convenu de mettre un terme à la migration irrégulière entre la Turquie et l’UE et de lui substituer des filières légales de réinstallation des réfugiés dans l’Union européenne. Cette nouvelle approche a commencé à porter ses fruits, comme en témoigne la forte diminution du nombre de personnes traversant clandestinement la mer Égée pour se rendre en Grèce à partir de la Turquie. Le rapport de ce jour constitue également le quatrième rapport sur la mise en œuvre du plan d’action commun UE-Turquie du 29 novembre 2015.
De nombreuses personnes ont mis leur santé en péril en voyageant pour atteindre ou traverser l’UE en raison des troubles dans leur pays d’origine qui ont conduit à la situation migratoire actuelle. Les infections, les maladies contractées sur la route et les blessures psychologiques subies représentent des défis pour les systèmes de santé des pays de première ligne. Ce constat est mis en évidence dans le dernier panorama mensuel de la FRA sur les questions relatives aux droits fondamentaux liées à la migration, qui s’appuie sur des données des neuf États membres de l’Union européenne les plus touchés par les flux migratoires.
Une délégation du Comité pour la prévention de la torture et des peines ou traitements inhumains ou dégradants (CPT) du Conseil de l’Europe a effectué une visite ad hoc en Grèce du 13 au 18 avril 2016.
Elspeth Guild is Jean Monnet Professor ad personam at Queen Mary, University of London as well as at the Radboud University Nijmegen, Netherlands. Her interests and expertise lies primarily in the area of EU law, in particular EU Justice and Home Affairs (including immigration, asylum, border controls, criminal law and police and judicial cooperation in criminal matters). She also researches EU privacy and data protection law and the nexus with human rights.
La première vague d’expulsions sous l’égide de l’Union européenne de 66 migrants de l’île de Chios en Grèce vers la Turquie le 4 avril 2016 s’est faite dans la précipitation et le chaos, et a porté atteinte aux droits des personnes expulsées, a déclaré Human Rights Watch aujourd’hui. En Turquie, les expulsés détenus ont perdu le contact avec leur famille et amis retenus en Grèce et les autorités turques n’ont pas autorisé les visites par des groupes de défense des droits humains ou les Nations Unies.
Aujourd’hui, cela fait tout juste quatre ans que je suis arrivé à Genève. Jamais je n’aurais pensé en arriver là. Ni que je serais encore en Suisse, des années plus tard, ni que mon pays en arriverait à ce point d’atrocités, et, si on met le régime de côté, que la Communauté internationale pourrait se montrer aussi lâche.
Un groupe d’étudiants en santé (faculté de Médecine et HEDS), soutenu par la CUAE (Conférence Universitaire des Associations Étudiantes), organise une table ronde au sujet de la santé dans le contexte de la migration.
Selon Europol, ils seraient au moins 10’000 en Europe. Isolés, plusieurs d’entre eux seraient tombés dans les filets des réseaux criminels et des trafiquants en tous genres. Des chiffres et des faits alarmants, qui restent pourtant largement imprécis. Et occultent la véritable cause des «disparitions»: la faillite de l’Union européenne dans la gestion des mineurs non accompagnés.
De tous les conflits oubliés qui ont lieu de par le monde (et il y en a beaucoup), celui qui se déroule au Sahara occidental, avec ses réfugiés retirés dans une zone désertique isolée, est l’un des plus négligés.
Le 5 mai 2016, le Comptoir des médias est intervenu auprès de l’ats/nxp et des journaux (24 Heures, Le Matin, la Tribune de Genève, 20 Minutes) qui ont repris leur dépêche. Contrairement à ce qui a été communiqué dans les médias, les personnes qui arriveront en Suisse grâce au programme européen de localisation ne seront pas soumises une procédure Dublin.
Le Comptoir des médias est intervenu auprès de la RTS (La 1ère) à la suite d’une information, erronée, donnée au journal de 8 heures du 21 juillet 2015. Le journaliste a en effet annoncer le « nombre de voyages effectués dans les pays d’origine des réfugiés ou admis provisoirement ». Or, il ne s’agissait pas de « voyages effectués », mais de documents de voyages délivrés par le Secrétariat d’Etat aux migrations (SEM) selon l’Ordonnance sur l’établissement de documents de voyage pour étrangers.
Le programme pilote lancé en juillet à Genève a connu un grand engouement, mais peu de démarches se sont concrétisées.
À l’heure où les regards se portent sur la mise en œuvre de l’accord récemment conclu entre l’Union européenne (UE) et la Turquie, la situation de plus de 46’000 personnes réfugiées et migrantes bloquées dans des conditions déplorables en Grèce continentale risque d’être oubliée.
Depuis la vague de réfugiés de l’été dernier, l’Europe considère presque comme normal d’ériger des barrières de barbelés le long de ses frontières orientales. Et pendant ce temps, elle se plaint d’une économie atone, d’emplois qui n’existent pas et d’une croissance que Soeur Anne ne voit toujours pas revenir.
La Conférence universitaire d’associations d’étudiantEs (CUAE) organise des ateliers de pratique de la langue français orale et écrite. Les ateliers sont donnés par des étudiantEs universitaires. Les cours sont gratuits et ouverts à toutEs.
Une famille de requérants d’asile d’origine macédonienne avec quatre filles âgées de trois ans et demi à sept ans a rencontré un problème d’adaptation dès son arrivée au Centre de Bremgarten dans le canton d’Aarau. Tout leur était nouveau, les autres demandeurs d’asile, la nourriture et les fouilles systématiques à chaque entrée au centre. Le père de famille, aujourd’hui membre de la rédaction valaisanne de Voix d’Exils, a souhaité raconter cette expérience qui, le temps aidant, a fini par s’arranger.
Une importante opération de transfert gérée par le HCR, visant à améliorer les conditions de vie de près de 10’000 demandeurs d’asile mozambicains, a commencé au sud du Malawi, a déclaré vendredi l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR).
Le nouveau rapport de l’Association nationale d’assistance aux frontières pour les étrangers (Anafé) « Des zones d’atteintes au droit » dresse un état des lieux du quotidien dans les zones d’attente et dénonce le traitement des migrants et des violations des droits aux frontières en France.
Les pratiques à la frontière entre l’Italie et l’Autriche s’inscrivent dans une tendance plus générale de pratiques contestables auxquelles recourent les États membres de l’UE, et qui vont à l’encontre aussi bien de l’Accord de Schengen que du Règlement Dublin.
Le conseiller d’Etat genevois en charge des affaires sociales Mauro Poggia assure que les réfugiés mineurs non accompagnés sont bien encadrés à Genève, même si le manque de place d’hébergement est criant.
Le Bureau du journalisme d’investigation vient de publier une infographie intéressante sur la situation des mineurs non-accompagnés (MNA) arrivés en Europe en 2015.
Grâce à leur inventivité, cinq Palestiniens et Syriens vont réussir l’impensable, au nez et à la barbe de la “forteresse Europe! Pour éviter une arrestation, ils décident de mettre en scène un mariage en impliquant une amie palestinienne qui jouera le rôle de l’épouse, et une dizaine d’amis italiens et syriens qui se déguiseront en invités. Le film les suit dans leur périple de 3’000 kilomètres entre Milan et Stockholm. Une aventure incroyable de rires et de larmes qui n’est autre que le récit d’une histoire réelle se déroulant en novembre 2013.
Depuis la fermeture de la frontière macédonienne et l’accord UE-Turquie, les demandes d’asile augmentent sensiblement en Grèce. Les migrants arrivés avant le 20 mars peuvent, pour certains, entamer une procédure de relocalisation, après avoir demandé l’asile. C’est-à-dire demander un transfert vers d’autres pays d’Europe, à condition d’être «éligible» à ce procédé (les Irakiens et les Syriens le sont par exemple. Pas les Afghans).
L’observatoire romand du droit d’asile et des étrangers (ODAE) présente une exposition sous forme de témoignages, photographies et court métrages pour rendre visible la réalité des personnes titulaires d’une admission provisoire (permis F).
Les mauvais traitements infligés partout en Europe à l’encontre de migrants et de réfugiés sont si choquants. Ils nous rappellent une période sombre de notre histoire. Nos dirigeants européens sont responsables de vouloir imposer l’immigration au compte goutte même envers des personnes qui peuvent prétendre au statut de réfugié.
Fin janvier 2016, plusieurs articles de presse ont évoqué les disparitions d’enfants migrants: «Plus de 10 000 enfants migrants disparus depuis deux ans », «L’inquiétante disparition d’au moins 10 000 enfants migrants en Europe », «Comment 10 000 enfants réfugiés peuvent disparaître des radars », a-t-on pu, par exemple, lire sur les sites respectifs de Libération, de RFI ou de l’Obs. La source de ces articles? Les déclarations d’un responsable d’Europol, l’agence policière européenne, dans l’hebdomadaire britannique The Observer précisant que ce chiffre concerne les enfants dont la trace a été perdue après leur enregistrement auprès des autorités européennes sur les dix-huit à vingt derniers mois. Une grande partie d’entre eux serait des mineurs isolés et environ la moitié serait passée par l’Italie.
Sur 467 familles que l’ONG a jugé prêtes, seules 45 d’entre elles hébergent effectivement quelqu’un.
Même si le nombre de requérants d’asile a une nouvelle fois diminué au mois de mars, les autorités suisses doivent se préparer à toutes les éventualités. En effet, l’évolution de la situation dans les zones de conflits et le long des routes migratoires reste difficile à prévoir, en dépit de tout l’engagement de la communauté internationale et de la Suisse. La Confédération, les cantons, les villes et les communes ont donc mis au point le plan d’urgence pour le domaine de l’asile et en ont fixé, jeudi, les valeurs de référence. Le Conseil fédéral se penchera également sur ce plan d’urgence lors d’une de ses prochaines séances et prendra les décisions qui relèvent de la compétence de la Confédération.
L’Autriche poursuit la mise en place de son dispositif anti-migrants. Les barbelés se rapprochent de la Suisse
C’est l’aube, et il n’y a pas encore de pluie. Plus tard dans la journée, il va faire froid et une pluie grise, d’automne déjà, va tomber; à quelques kilomètres de là, de nombreuses personnes vont courir le long des rails en tenant des sacs en plastique au-dessus de leurs têtes. D’autres vont se servir de sacs pour se les attacher autour des pieds — certains portent seulement des tongs, certains sont pieds nus — ou protéger leurs affaires. S’ils ont des affaires. D’autres n’ont pas de sacs.
Les exilés bloqués sur les îles grecques de Chios et Lesbos, en attendant leur renvoi vers la Turquie, vivent dans des conditions déplorables. Des volontaires romands racontent.
Les violences survenues hier à la frontière entre la Grèce et l’ex-République yougoslave de Macédoine près d’Idomeni ainsi que d’autres incidents, y compris le recours au gaz lacrymogène que nous avons tous vu, sont un sujet de grande inquiétude pour le HCR. Cela devrait l’être également pour toutes les personnes préoccupées par la réponse de l’Europe à la situation des réfugiés et des migrants.
Le Comptoir des médias est intervenu auprès de bluewin.ch et de L’Hebdo, qui ont repris, le 11 novembre 2015, une dépêche ats concernant la hausse des demandes d’asile de ressortissants afghans. Notre intervention a porté sur le taux de reconnaissance du besoin de protection des ressortissants afghans.
Les élus de la Ville demandent le retour d’Amanuel G., des capacités d’accueil accrues et de favoriser la solidarité des habitants.
Le canton souhaite augmenter sa capacité d’accueil autrement qu’en ouvrant des abris de protection civile, mais il peine à convaincre certaines communes. Tour d’horizon.
Les réfugiés et les migrants sont régulièrement soumis à des violations généralisées de leurs droits par les fonctionnaires à certaines frontières européennes. L’Union européenne doit permettre aux personnes en recherche de protection d’obtenir plus de moyens juridiques pour atteindre l’Europe en toute sécurité.
L’appel téléphonique provient de New York, en décalage horaire de sept heures en moins par rapport à l’heure d’Athènes. Une femme d’origine syrienne se trouvant aux États-Unis tente de retrouver la trace de son cousin et de son oncle. Elle pense qu’ils sont morts tous les deux durant la traversée de la mer Egée depuis la Turquie vers la Grèce. Elle veut en être sûre et, si c’est le cas, prendre des dispositions pour rapatrier les corps.
Les propositions de la Commission européenne sur la politique d’asile de l’Union européenne sont sans aucun doute le reflet du climat politique délétère qui règne en Europe et de la tendance à restreindre les droits des réfugiés, a déclaré Human Rights Watch.
Des milliers de réfugié-e-s et de migrant-e-s sont maintenus en détention arbitraire dans des conditions déplorables tandis qu’incertitude, peur et désespoir montent parmi eux quant au sort que leur réserve le nouvel accord conclu par l’Union européenne (UE) et la Turquie sur les réfugiés, a déclaré Amnesty International après que des délégués de l’organisation ont été autorisés à entrer dans deux centres de détention sous haute surveillance sur les îles grecques de Lesbos et Chios.
Cinquième cinéaste invitée de la série multimédia d’Arte Reportage «Réfugiés», Yolande Moreau a passé une dizaine de jours dans les jungles de Calais et de Grande-Synthe en janvier 2016.
Le canot pneumatique de Monzir a atteint la côte de Lesbos aux petites heures d’un matin de mars, mais il était déjà trop tard.
«La petite fille était étendue sur la plage, le visage dans les galets», raconte le plombier municipal, Pantelis Markakis, alors que nous nous dirigeons vers le bord de l’eau. «Ce qui m’a choqué, c’est quand j’ai vu que ses mains étaient tournées comme ça et blanches comme des pierres», dit-il en tournant ses paumes vers le ciel et en se tordant les doigts. «J’ai demandé à un garde-côte si elle portait des gants.»
D’un point de vue humanitaire, la phase test de procédure accélérée n’a pas été satisfaisante. Elle a laissé en suspend les demandes de personnes qui ont subi des horreurs dans leur pays d’origine alors que ce sont eux qui méritaient une attention particulière et qui devaient être rassurés sur leur avenir en Suisse.
La Commission européenne lance aujourd’hui le processus de réforme du régime d’asile européen commun (RAEC), en présentant: des options en vue d’un système équitable et durable de répartition des demandeurs d’asile entre les États membres; une plus grande harmonisation des procédures et des normes en matière d’asile afin de créer des conditions identiques dans l’ensemble de l’Europe et, ainsi, réduire les facteurs d’attraction qui suscitent des mesures visant à diminuer les mouvements secondaires irréguliers; et un renforcement du mandat du Bureau européen d’appui en matière d’asile (EASO). Dans le même temps, la Commission expose des mesures destinées à garantir la sécurité et une bonne gestion des voies de migration légale en Europe.
Reportage auprès d’une Onésienne qui accueille depuis 15 mois une famille de réfugiés syriens. « Cela s’est décidé sur un coup de coeur », dit-elle.
On aurait pu croire à un élan éphémère de solidarité, né d’images chargées émotionnellement que d’autres instantanés auraient tôt fait de remplacer. Mais c’était plus profond que cela. Aux discours de haine et de rejet, aux réflexes de peurs assourdissant toute autre forme d’opinion, l’affirmation d’une volonté d’accueil émanant de particuliers, de gens ordinaires n’ayant … Continued
Le numéro d’avril de la revue Vivre Ensemble sort de presse. Une édition qui taille la part belle aux actions de solidarité et aux multiples formes d’engagement de la société civile dans l’accueil des réfugiés et des demandeurs d’asile arrivant en Suisse. Un accueil non seulement digne, mais aussi humain, basé sur le lien, clé de l’intégration et du fameux « vivre ensemble ». … Continued
Le nombre de procédures a augmenté de 78% depuis 2014. Le tribunal administratif peine à suivre.
Pour discuter des nombreuses initiatives mises en place par la société civile grecque et de l’accueil des réfugiés en Grèce et en Suisse, nous avons l’honneur d’inviter la représentante d’une «clinique de solidarité» et aussi présidente d’UNICEF Grèce, la pharmacienne Sophia Tzitzikou, qui rencontrera le public dans une soirée ouverte au débat.
Vivre Ensemble a maintes fois décortiqué et critiqué dans ses colonnes la restructuration de l’asile. Le scrutin du 5 juin 2016 prochain porte sur la réforme de la législation attaquée en référendum par l’UDC sur deux dispositions: l’assistance juridique et la réquisition de terrain par la Confédération. Or, c’est sur l’entier de la loi que les Suisses sont amenés à voter.
Communiqué de presse publié le 22 mars 2016, Berne – Genève. Le référendum lancé par l’UDC contre la restructuration du domaine de l’asile a abouti et le peuple sera appelé à se prononcer le 5 juin 2016. Bien que la révision votée par le Parlement constitue un nouveau durcissement de la Loi sur l’asile, Amnesty … Continued
Le 5 juin 2016, les citoyens et les citoyennes suisses se prononceront sur la révision de la loi sur l’asile adoptée par le Parlement l’année dernière. L’UDC a en effet lancé un référendum contre les « avocats gratuits » prévus. Solidarité sans frontières recommande de faire barrage à l’UDC. Nos raisons.
Le 5 juin 2016, nous devrons voter une nouvelle fois sur une révision de la Loi sur l’asile (LAsi). Une situation bien connue? Non, car, cette fois, le projet est porté par une ministre socialiste et c’est l’extrême-droite qui a fait aboutir le referendum. Cette configuration est une première et elle plonge les organisations de … Continued
L’Europe traverse la plus grave crise humanitaire depuis la deuxième guerre mondiale. En 2015, près de 1.1 million de personnes y sont arrivées à la recherche d’une protection internationale et le nombre ne cesse de croître. Cet afflux de migrants a mis sous pression les systèmes d’asile européens qui ne parviennent plus à garantir une procédure d’asile effective, ni un accueil conforme aux normes internationales.
Le Comptoir des médias est intervenu auprès du 24 Heures et de la Tribune de Genève concernant l’article « Le petit bidouillage des chiffres de l’asile », publié le 11 mars 2016. Notre intervention a porté sur la manière dont le journaliste a présenté l’analyse statistique du nombre de nouvelles demandes d’asile.
Le nombre de migrants arrivés en Grèce et en Italie et de personnes ayant demandé l’asile en Allemagne a dépassé le million en 2015. Présentant une synthèse des statistiques disponibles, Philippe Fargues examine s’il s’agit d’une crise de migrants ou de réfugiés. Quels en ont été les facteurs déclencheurs? Quelles sont les solutions pour en sortir?
Le Théâtre du Galpon a organisé mercredi soir une table ronde instructive. Plusieurs pistes à suivre sans tarder « pour sortir de l’impasse et retrouver la surface ». Compte rendu.
Le 5 juin 2016, nous devrons voter une nouvelle fois sur une révision de la Loi sur l’asile (LAsi). Cette votation se présente dans la plus grande confusion. Madame Sommaruga, cheffe du DFJP, a fait aboutir ce qui est présenté dans presque tous les médias comme une nouvelle procédure d’asile «efficace, rapide et équitable». Il n’en est rien, et l’accélération promise est à bien des égards un leurre.
Trente-trois hommes emménagent ce mardi dans les anciens locaux d’ONU Sida réaménagés.
Bien que les camps de fortune, tels que ceux qui ont proliféré à travers l’Europe, puissent devenir des espaces où l’ingéniosité et la capacité d’action peuvent s’épanouir d’une manière qui ne serait pas possible dans des camps de détention dirigés par les autorités publiques, aucun de ces camps temporaires ne représente pour autant une solution définitive.
Le sort d’un ancien employé communal, sous le coup d’un renvoi en Guinée-Conakry, provoque un vif élan de soutien.
Les nombreuses expulsions de réfugiés effectuées par la Turquie vers une Syrie ravagée par la guerre illustrent les profondes failles de l’accord récemment signé par la Turquie et l’Union européenne (UE), a révélé Amnesty International vendredi 1er avril.
Le HCR appelle aujourd’hui les parties ayant convenu du récent accord UE-Turquie sur les réfugiés et les migrants à assurer que toutes les garanties soient mises en place avant le début des retours.
Face à l’afflux de réfugiés, l’Hospice général s’apprête à ouvrir un abri PC réservé aux femmes et n’exclut pas de le faire pour des familles. Inquiétudes.
Je n’ai plus honte. Plus honte d’être capable de boire un café au chaud, quand je sais que tant d’autres en Syrie sont dans le malheur et n’ont même pas de quoi manger. Oui, je me sens plus léger. Je ne ressens plus autant cette pression de me savoir sauvé, de savoir que j’ai aidé à en sauver d’autres et que, pourtant, ils sont si nombreux à rester pris au piège.
L’accord entre Bruxelles et la Turquie, s’il devait être ratifié, serait une victoire pour le sultan d’Ankara au nom d’un consensus construit pour satisfaire les dirigeants xénophobes de certains pays d’Europe centrale, alors même que le gouvernement turc n’est pas respectueux du droit.
Son histoire a bouleversé les Romands. Requérant d’asile érythréen, Amanuel, 32 ans, a été cueilli dans son sommeil devant sa femme et leurs deux fillettes, vendredi 11 mars, dans le Centre de réfugiés d’Anières (GE). Expulsé aussitôt en Italie, il erre dans la capitale. «L’illustré» l’a retrouvé.
Les agressions de centaines de femmes en Allemagne et à Zurich pendant les fêtes ont horrifié le monde. Les enquêtes de police ont révélé que certains des agresseurs étaient des demandeurs d’asile et l’instrumentalisation politique de ces violences ne s’est pas fait attendre. Mais beaucoup ont oublié que les femmes migrantes sont exposées à une double violence: la misogynie et la xénophobie.
Le Comptoir des médias est intervenu auprès de la rédaction de Mise au Point (RTS) concernant le reportage « L’Europe coûte que coûte », qui a été diffusé le 4 octobre 2015. Notre intervention a porté sur la manière dont les passeurs ont été représentés et qualifiés.
Le Comptoir des médias est intervenu auprès de deux journalistes qui ont publié un article intitulé « Les clandestins traqués dans les cars de touristes » paru conjointement dans La Tribune de Genève et dans le 24 Heures, les 17 et 18 juillet 2015. Notre intervention a porté sur l’utilisation des termes « illégal » et « clandestin » utilisés dans l’article.
Avec la fermeture de la route des Balkans, les migrants s’entassent dans le port d’Athènes. Face au manque d’informations et à la lenteur des procédures, l’angoisse gagne les candidats à l’asile.
Entre les 7 et 9 mars derniers, plus d’un millier de personnes vivant en marge de la ville de Grande-Synthe (Nord-Pas-de-Calais-Picardie), dans la « jungle » du Basroch, désignée comme pire camp de réfugiés en France, ont déménagé vers le nouveau camp de la Linière. Celui-ci a été mis en place par Médecins Sans Frontières (MSF), en partenariat avec la mairie de Grande-Synthe.
L’Europe fait face à une crise migratoire sans précédent. En première ligne se trouvent les pays sud-méditerranéens qui, chaque jour, accueillent des migrants de tous âges. Je vous propose de lire le témoignage de Nina, la fondatrice d’un des nombreux groupes solidaires citoyens de soutien aux réfugiés en Grèce.
Le haut commissaire des Nations unies pour les réfugiés (HCR), Filippo Grandi, a déclaré à la RTS jeudi que l’Europe ne devait surtout pas devenir un exemple négatif en matière de droit d’asile.
Le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a demandé mercredi à plusieurs dizaines de pays, venus participer à une conférence de haut niveau à Genève sur les réfugiés syriens, d’accueillir davantage de réfugiés syriens et de ne pas laisser cette responsabilité au Liban, à la Turquie et à la Jordanie.
Une frontière sépare désormais le réfugié érythréen, renvoyé sans ménagement en Italie le 11 mars, de sa femme et de ses filles, restées à Genève. La famille se retrouve dans une situation kafkaïenne.
Le décalage est saisissant. Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a tenu à ouvrir personnellement, le 30 mars, la Conférence ministérielle sur la Syrie à Genève, mais peu de représentants politiques ont effectué le déplacement. La centaine de délégations présentes étaient majoritairement présidées par les chefs des missions diplomatiques accréditées auprès des Nations Unies à Genève.
Bien que le nombre élevé de migrants et de réfugiés arrivant en Europe en 2015 ait accentué les pressions et les tensions, il s’agit d’une crise que les pays européens ont la capacité de gérer ensemble, en tant qu’union. À cette fin, nous devons penser et agir de manière collective et audacieuse pour élaborer une approche véritablement exhaustive.
En 2015, la Commission a pris des mesures décisives pour aider certains États membres de l’Union et des pays voisins à faire face à la crise des réfugiés à laquelle ils étaient confrontés. Pour la première fois dans l’histoire de la politique européenne en matière de migration, elle a proposé de relocaliser 160’000 personnes ayant manifestement besoin d’une protection internationale, depuis les États membres de l’Union soumis à une très forte pression vers d’autres États membres, en témoignage d’une solidarité concrète entre tous. Parallèlement, en vue de répondre à la crise migratoire mondiale dans toutes ses dimensions et de faire preuve de solidarité avec les pays tiers pareillement touchés, elle a recommandé de mettre en place un programme européen de réinstallation pour 20’000 personnes ayant besoin d’une protection internationale.
Le 7 mars, les dirigeants de l’Union européenne se sont accordés à reconnaître que des mesures audacieuses devaient être prises pour fermer les routes empruntées par les passeurs, démanteler leur modèle économique, protéger nos frontières extérieures et mettre un terme à la crise migratoire en Europe. À cette fin, les dirigeants ont accueilli très favorablement les propositions supplémentaires présentées par la Turquie et sont convenus de collaborer avec ce pays en se fondant sur un ensemble de six principes. Le président du Conseil européen a été chargé d’approfondir ces propositions et d’en définir les modalités avec la Turquie avant le Conseil européen des 18 et 19 mars.
Depuis l’entrée en vigueur de l’accord entre l’Union européenne et la Turquie le 20 mars, la situation des réfugiés dans les îles grecques de la mer Egée s’est encore aggravée. Ils ne savent pas si et quand ils seront renvoyés en Turquie. Les travailleurs humanitaires aussi se sentent déstabilisés et impuissants. Des bénévoles suisses se disent indignées par la situation sur place.
Rares sont les ministres qui feront le déplacement ce mercredi à Genève pour soulager le Liban, la Jordanie ou la Turquie du fardeau des réfugiés syriens. Le HCR réclame près d’un demi-million de places d’accueil dans des pays tiers
Alors que les ONG comme MSF fustigent l’accord européen avec la Turquie, le professeur Vincent Chetail évoque le risque d’un Calais à l’échelle de la Grèce.
Genève fait face à un besoin urgent de places d’hébergement supplémentaires pour les requérants d’asile. Mais les divergences de vues entre la Ville et le canton ralentissent la réalisation de structures d’accueil.
De 4000 à 5000 réfugiés vivent actuellement dans le port du Pirée. Ils vivent dans des entrepôts et des tentes. Ces immigrés en provenance de Syrie, d’Afghanistan, d’Irak et d’autres pays sont pris en charge par diverses organisations non gouvernementales et d’innombrables bénévoles, parmi lesquels des Suisses.
L’Unicef utilise des dessins animés pour sensibiliser le jeune public international à la situation que vivent depuis plus de cinq ans les enfants syriens. Horreur de la guerre, faim, froid, peur du lendemain et tristesse, rien n’est occulté. Le spectateur regarde de très belles animations qui n’ont pourtant rien de commun avec les contes de fée.
Fin février une centaine de réfugiés syriens sont arrivés de Beyrouth à Rome par avion. Avec ce premier couloir humanitaire en Europe, l’Italie espère faire école auprès de ses voisins! Le programme approuvé par le gouvernement italien et surtout permis par les règlements européens a été mis en œuvre par trois organisations religieuses, dont la communauté de Sant’Egidio. Dans un premier temps, 1000 réfugiés syriens vont pouvoir en bénéficier.
Les pays riches n’ont réinstallé que 1,39% des près de 5 millions de réfugiés syriens. C’est très loin des 10% que représentent les personnes jugées vulnérables et en besoin d’un refuge sûr dans les plus brefs délais. Ce 30 mars, les pays riches se réunissent à Genève pour discuter de la crise des réfugiés en Syrie. Oxfam les exhorte à redoubler d’efforts et à contribuer équitablement à l’aide dont ont besoin les centaines de milliers de réfugiés.
Le canton craint que les réfugiés à la ferme ne soient utilisés comme une main-d’œuvre à prix cassé. Le projet national se poursuit, quant à lui, doucement.
Le nombre de Mozambicains ayant fui au Malawi continue de croître. Le HCR appelle toutes les parties à respecter leur droit à demander l’asile dans un contexte de pressions pour les expulser vers leur pays d’origine.
La Suisse n’accorde l’asile aux déserteurs syriens que de manière très limitée, car ceux-ci sont rarement en mesure de prouver qu’ils seraient exposés à des sanctions disproportionnées en cas de retour. Ce faisant, la Suisse ignore les recommandations du HCR qui considère que les réfractaires et les déserteurs présentent un profil à risque sous l’angle du droit d’aile.
Créer un espace pour les trafiquants et faillir dans la fourniture d’assistance humanitaire, tels sont les échecs de l’Europe. L’ouverture de routes légales vers l’Europe pourrait résoudre ces deux problèmes.
Le Conseil européen réuni le 7 mars était supposé examiner l’état d’avancement du Plan d’action entre l’Union européenne et la Turquie, conclu en novembre 2015. L’idée était que, faute de résultats probants, d’autres mesures soient arrêtées. L’arrivée d’une moyenne de 2000 personnes par jour en Grèce depuis le début du mois de janvier plaidait en ce sens.