Tribune de Genève | «Ici, on devient chaque jour un peu plus invisible»
Trois mois après l’incendie du centre d’hébergement verniolan, les requérants d’asile restent sous le choc. Et sans espoir
Trois mois après l’incendie du centre d’hébergement verniolan, les requérants d’asile restent sous le choc. Et sans espoir
Selon l’organisation médicale internationale Médecins Sans Frontières (MSF), les demandeurs d’asile, réfugiés et migrants qui ont risqué leur vie pour rejoindre l’Europe sont laissés en rade en Serbie, dans des forêts ou des bâtiments abandonnés, sans nourriture ni abri et sous des températures hivernales glaciales. Les équipes de MSF les approvisionnent en produits de première nécessité et leur prodiguent des soins médicaux d’urgence. Parallèlement, MSF appelle les autorités serbes et les États membres de l’Union européenne de porter assistance et protection aux demandeurs d’asile.
Ritz est un mot que tous les migrants ayant passé par la Bulgarie connaissent, comme « malaka » ou « jungle ». Le Ritz de Sofia est un hôtel particulier. Le luxe n’est pas de mise ici. Ce bâtiment a hébergé des centaines de réfugiés qui n’avaient pas trouvé de meilleure solution de logement. Ceci jusqu’à l’hiver 2014, soit jusqu’à ce que la Bulgarie n’ouvre de nouvelles structures d’hébergement.
Le nouveau rapport d’Amnesty International donne un éclairage humain à la crise des réfugiés en Syrie, à travers les témoignages de huit personnes et familles qui ont fui le conflit et luttent pour survivre au Liban, en Jordanie et en Irak.
L’excessive longueur de certaines procédures d’asile est due à différents facteurs tels que le manque d’effectifs du SEM, sa politique visant à laisser de côté le traitement de certaines demandes pouvant aboutir à l’octroi d’une protection, ou encore les obstacles financiers et politiques en matière d’exécution des renvois (non-effectivité des accords de réadmission). La présente restructuration, qui ne fait pas de ces points le cœur du sujet, n’est pas le meilleur moyen d’atteindre les objectifs annoncés.
Ils sont nombreux à avoir fui en canoë sans avoir eu le temps de prendre quoi que ce soit avec eux. Ils ont traversé le lac Tchad en pagayant pour échapper aux massacres. Les milliers de Nigérians qui ont fui les attaques lancées par Boko Haram sont maintenant coincés sur quelques-unes des innombrables petites îles qui parsèment le lac et ont un besoin pressant d’eau, de vivres, d’abris et de soins de santé.
L’emplacement des nouveaux centres fédéraux indispensables à la restructuration du domaine de l’asile se précise. Pour la région de procédure suisse romande, le canton de Fribourg a proposé un emplacement à la Confédération dans le cadre des discussions sur la planification des futurs centres fédéraux. Un centre fédéral d’une capacité maximale de 300 places sera exploité à partir de 2017 à Chevrilles.
Etienne Piguet suggère trois pistes pour éviter d’autres naufrages en Méditerranée: Un renforcement des capacités de sauvetage, en accroissant les moyens à l’opération Triton; l’intensification de l’aide sur place, dans les zones en crise; un meilleur accueil et des « portes ouvertes » pour les personnes qui ont besoin de protection.
Le dernier rapport sur les enfants demandeurs d’asile en détention montre le grave échec de la politique suivie à l’égard des réfugiés par le gouvernement australien. Toutefois, cela donne l’occasion de mettre en oeuvre des changements attendus depuis longtemps, selon le Service Jésuite des Réfugiés (SJR).
Au-delà des questions de dette, d’austérité et de prestations sociales, le résultat de l’élection grecque devrait avoir une conséquence moins médiatisée, mais de grande portée: l’adoption d’une politique bien plus accueillante envers les migrants et les demandeurs d’asile.
La plupart des gens surpris à essayer de traverser irrégulièrement une frontière de l’UE en 2013, était des ressortissants syriens, selon le dernier rapport de l’agence européenne des frontières Frontex.
Les Ministres de l’intérieur des Länder (les États fédéraux allemands) ont décidé que l’Allemagne allait accueillir 10’000 réfugiés syriens supplémentaires. L’Allemagne a ainsi accepté d’accueillir un contingent total de 20’000 réfugiés syriens. D’autres États membres de l’Union européenne ont proposé d’accepter environ 5’000 réfugiés provenant de la Syrie.
La mise à jour du rapport AIDA sur la France, compilée par l’organisation membre de l’ECRE « Forum Réfugiés-Cosi », montre que l’accès des demandeurs d’asile à des infrastructures de réception demeure un problème en France, le nombre de places disponibles étant largement insuffisant. Le 31 décembre 2013, 15’000 demandeurs d’asile étaient sur une liste d’attente prioritaire pour obtenir une place dans un centre d’accueil, la période d’attente moyenne pour un montant de 12 mois. Seulement 32% des demandeurs d’asile ayant droit à un hébergement dans un centre d’accueil pour demandeurs d’asile a effectivement été accueilli dans un tel centre à la mi-2013, selon le Ministère de l’Intérieur.
Le 16 juin 2014, l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), en collaboration avec l’Association pour la prévention de la torture (APT) et l’International Detention Coalition (IDC) a lancé un guide pratique pour le suivi de la détention de migrants.
Le LGBTI Refugee Project Portal rassemble des projets et des approches qui visent à améliorer la protection des migrants forcés LGBTI. Le portail publie des informations concernant la détermination du statut de réfugié, l’élaboration de politiques et de recherches; il propose des informations sur des mesures concrètes de protection et sur la sensibilisation du personnel. Les projets réunis sur ce portail sont tirés de nombreux pays et proposent des idées et des pratiques pertinentes.
Alors que le Conseil européen définit les orientations stratégiques à adopter pour la poursuite du programme législatif et opérationnel concernant la liberté de mouvement, la sécurité et la justice, le Euro-Mediterranean Human Rights Network (EMHRN) avertit, dans son rapport « Violations of the Rights of Migrants and Refugees at Sea » (juin 2014) que l’approche sécuritaire adoptée jusqu’à présent non seulement porte atteinte aux droits des migrants et des réfugiés, mais met également en danger leur vie.
Dans le cadre de notre projet Le Comptoir des médias, nous avons écrit à la rédaction de 20 Minutes et à l’agence télégraphique suisse (ats) à propos d’un article sur le meurtre advenu dans le centre pour requérants d’asile de Waldau, Grisons.
Le HCR est choqué par de nouvelles informations signalant l’étendue réelle de la tragédie en Méditerranée après des tentatives de sauvetage menées lundi par les garde-côtes italiens. Selon des informations collectées par le HCR auprès des garde-côtes et de survivants à Lampedusa, il est désormais confirmé qu’environ 300 personnes sont portées disparues.
La nouvelle loi sur les étrangers et la protection internationale est récemment entrée en vigueur en Turquie, fournissant un premier cadre juridique global du pays en matière de migration et d’asile. La loi contient également de nouvelles dispositions relatives à la détention des immigrés et au changement de responsabilité de la gestion des centres de détention turques, désormais dans les mains d’une institution civile et non plus de la police. Bien que les observateurs ont salué les normes de procédure améliorées prévues par la loi, ils ont critiqué l’inclusion de certaines lois controversées reprises de la législation de l’Union européenne.
Des dizaines de milliers de personnes entrent, chaque année, dans les centres de détention administrative au Royaume-Uni. Ils abritent ceux que le gouvernement veut expulser en dépensant des millions de livres pour les détenir. Les journalistes ne sont pas autorisés à l’intérieur, la journaliste Catrin Nye a passé 3 mois à parler à des hommes et des femmes dans les différents centres par téléphone. Chacun raconte sa propre histoire de vie.
En 2013, selon le site « no-deportations.org.uk » il y a eu une tentative de suicide toutes les 27 heures dans les centres d’expulsion anglais pour immigrés (Immigration Removal Centres, IRC).
Dans la dynamique du précédent billet [voir], je profite ici du travail colossal réalisé dans le cadre du projet « The Migrants’ Files » pour réactualiser une nouvelle fois cette carte. J’en publie ici deux versions.
La Commission de la sécurité (CSéc) du Grand Conseil bernois s’inquiète de la forte augmentation du nombre de requérants d’asile mineurs non accompagnés (RMNA). Toutefois, elle propose majoritairement au parlement d’autoriser un crédit supplémentaire de 3,3 millions de francs par an pour leur hébergement. Elle approuve par ailleurs les crédits pour l’achat d’uniformes de la Police cantonale, pour les interventions de la protection civile lors des courses de Coupe du monde de ski à Adelboden et à Wengen ainsi que pour la rénovation et l’extension du centre sportif de Gstaad.
Le renvoi des victimes les prive de facto de la possibilité de faire valoir leurs droits en indemnisation pour le défaut de conformité du bâtiment, et d’obtenir la réparation de leur dommage, notamment par des soins médicaux appropriés. Il serait parfaitement indigne, de la part de nos autorités, de renvoyer les victimes avant que l’enquête n’ait fait le jour sur d’éventuelles responsabilités de l’Etat de Genève ou de ses agents dans les conséquences meurtrières de ce sinistre.
Le manque de détermination dont fait preuve la Bulgarie lorsqu’il s’agit d’enquêter sur les crimes de haine et d’engager des poursuites contre leurs auteurs présumés alimente la peur, la discrimination et au final la violence, écrit Amnesty International dans un nouveau rapport publié lundi 9 février 2015.
Le nombre de réfugiés et de personnes déplacées internes continue à augmenter dans le monde. La guerre en Syrie explique en partie cette hausse. Alors que des pays voisins comme le Liban ou la Jordanie sont à deux doigts de ne plus pouvoir faire face à la situation, la Suisse s’interroge sur la manière d’intensifier son aide.
Parmi les douze projets qui marquent cet année l’entrée du Valais dans la Confédération, Le Pont 1815 – 2015 est mené avec des requérants d’asile. Pour en parler, Roger Fontannaz, chef de l’Office de l’asile de l’Etat du Valais est invité dans LE JOURNAL.
Le Comptoir des médias est intervenu au mois de novembre à propos de l’article publié sur RTSinfo « Les Erythréens, un point central dans les questions d’asile », un article dans lequel les journalistes Turuban et Henderson analysent la situation des Erythréens à la fois en Erythrée et dans les pays d’accueil, et notamment la Suisse.
Le 9 novembre 2014, La Matin Dimanche a consacré un article à une interview avec Mr. Blocher. Ce dernier explique les raisons qui le poussent à lancer une nouvelle initiative sur l’asile. Le même jour, nous sommes intervenus auprès de Mr. Fabian Muhieddine, auteur de l’article.
Lundi 26 janvier 2015, les partenaires du dialogue instauré en octobre 2012 par la Conférence tripartite sur les agglomérations (CTA) sur l’intégration « Travailler – Donner sa chance, saisir sa chance » ont dressé un bilan intermédiaire positif. Depuis le début de ce dialogue, l’Etat, les associations d’employeurs et les partenaires sociaux de plusieurs branches économiques se sont attelés à différents projets en vue de tirer un meilleur parti du potentiel que représentent les migrants vivant en Suisse et de favoriser leur intégration professionnelle.
Des requérants d’asile hébergés dans des abris PC à Genève ont dénoncé lundi leurs conditions d’hébergement. La ville a dû rouvrir des abris en octobre.
Dans un arrêt destiné à être publié dans le recueil des ATAF1, le Tribunal administratif fédéral (TAF) examine la situation des femmes déplacées internes («Internally displaced persons») en Somalie. Il reconnaît ainsi la qualité de réfugié à une femme veuve, vivant seule, appartenant à un clan minoritaire, qui est privée de la protection d’un homme adulte de sa parenté. Un retour de cette dernière dans son pays d’origine l’exposerait à un risque de persécution. L’Office fédéral des migrations (ODM; actuellement Secrétariat d’Etat aux migrations, SEM) est tenu d’accorder l’asile à cette femme et à ses enfants mineurs.
Ce mois-ci, le Parlement du Royaume-Uni doit publier les résultats d’une enquête sur la détention des migrants et demandeurs d’asile, à la suite de cas très médiatisés de violences sexuelles et de décès. La détention illimitée de migrants favorise – voire provoque – des problèmes durables en matière de santé mentale chez les détenus, d’après des entretiens IRIN réalisés auprès d’anciens détenus, d’organisations humanitaires et de groupes de défense, et les décisions des tribunaux britanniques.
Michel Agier est anthropologue et directeur de l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS) à Paris. Il est notamment l’auteur du livre Un monde des camps.
Les conditions de vie des réfugiés palestiniens vivant dans le camp établi dans la banlieue de Damas se sont considérablement détériorées au cours de ces dernières semaines, avec la mise en place de nouvelles restrictions sur les articles de secours. Ces restrictions ont entraîné une aggravation de la pénurie de produits alimentaires et d’eau potable ainsi qu’un manque de soins de santé décents, d’après des résidents.
Lure, en Haute Saône,12’000 habitants et un centre d’accueil des demandeurs d’asile de soixante-dix places. Autour des personnes dont la démarche a échoué, un Comité d’entraide aux réfugiés. Ce qui se vit là est ce qui se vit partout en France en 2015, et que la nouvelle loi sur l’asile s’attache à aggraver.
Le 4 février 2015, le Comité des droits de l’enfant des Nations Unies a adressé à la Suisse une série de recommandations à l’issue de l’examen du respect de la Convention relative aux droits de l’enfant dans le pays. Une partie de ces recommandations concerne spécifiquement les droits des enfants migrants, en particulier dans les domaines de l’asile, du regroupement familial et de l’accès à l’apprentissage indépendamment de leur statut.
Près de 170’000 migrants sont arrivés par la mer en Italie en 2014. L’opération Triton de surveillance des frontières européennes ne les décourage pas.
La détention prolongée et systématique des migrants et des demandeurs d’asile en Grèce a des conséquences désastreuses sur leur santé et leur dignité humaine, met en garde l’organisation humanitaire médicale internationale Médecins Sans Frontières (MSF).
L’Asylum Information Database (AIDA) a mis à jour sa fiche sur la Hongrie. Dans un rapport publié le 16 mai 2014, AIDA montre que l’utilisation de la détention administrative est très répandue en Hongrie. Cela fait suite à l’introduction, en juillet 2013, de l’utilisation de la détention pour des raisons, entre autres, de risque de fuite et dans les cas où l’identité ou la nationalité du demandeur d’asile est incertaine.
Depuis son village en Erythrée, le garçon a voyagé durant des mois à pied, en stop, en camion et en bateau. Il fait partie des quelque 800 mineurs non accompagnés arrivés en Suisse en 2014.
En 20 ans (1993-2014), 30’000 migrants sont morts ou portés disparus en essayant de rejoindre l’Union européenne, soit l’équivalent de la population totale d’une ville comme Montbéliard, Biarritz, Périgueux, Palaiseau ou Dieppe. Noyés, asphyxiés, écrasés, accidentés, empoisonnés, explosés sur un champ de mines, morts de faim, de soif, d’épuisement, morts par manque de soins médicaux, autant de drames humains qui auraient pu être évités.
Depuis plusieurs années, la Grèce a été pointée du doigt par l’Europe pour n’avoir rien fait pour mettre fin à la migration irrégulière. Dans le même temps, la crise économique du pays a exaspéré les divisions sociales menant à l’augmentation de la violence et des hostilités contre les étrangers.
Le rapport danois sur les causes de l’émigration érythréenne a déclenché une polémique et un défilé de délégations occidentales à Asmara. Une délégation suisse vient de rentrer de mission. A Copenhague, deux analystes du service ayant enquêté en Erythrée sont portés malades.
«How the World Views Migration», un rapport que l’OIM publiera au printemps, fournira de rares informations sur les comportements du grand public vis-à-vis de la migration à travers le monde entier. Certains éléments marquants des premières conclusions du rapport sont publiés cette semaine à l’occasion du Forum économique mondial à Davos.
Les autorités viennent de diffuser le nombre d’arrivées d’exilés sur l’ile de Lesbos pour l’année 2014: 11’000 personnes, contre 3700 en 2013. Cette information confirme ce qui s’est vu au fil de l’année: le renforcement des contrôles à la frontière terrestre entre la Turquie et la Grèce, ainsi qu’entre la Turquie et la Bulgarie, amène les exilés à emprunter de manière plus importante la voie maritime, entre la Turquie et les iles grecques, comme Lesbos, mais aussi par la Mer noire vers la Roumanie, ou de la Turquie ou Chypre vers l’Italie.
Interview de Jasmin Caye, juriste bénévole à l’aéroport de Cointrin sur le recours d’Elisa-Asile.
Ce jeudi, 29 janvier 2015 à 11h00, le Comité pour la libération de Muzaffer Acunbay a manifesté de la place des Nations ver le Haut commissariat des Nations unies aux réfugiés (UNHCR) à Genève. Muzaffer Acunbay est un réfugié politique reconnu par la Suisse. Lors d’un séjour en Grèce en été 2014, Muzaffer Acunbay a été arrêté par les autorités grecques. Malgré le fait que Muzaffer Acunbay dispose en Suisse du statut de réfugié politique, la Grèce maintient l’expulsion prévue vers la Turquie.
Cent cinquante mille personnes. C’est le nombre de réfugiés que la guerre dans le Nord du Mali, survenue il y a trois ans, a poussés sur les routes de l’exil. Quelque trente cinq mille ont trouvé refuge au Burkina Faso, dans un des trois camps mis sur pied par le Haut-Commissariat aux réfugiés (HCR).
Tous deux sont originaires du Darfour, tous deux avaient déposé sans succès une demande d’asile en France, qui avait abouti à un rejet malgré les éléments apportés. Tous deux avaient été arrêtés et placés en rétention pour être renvoyés au Soudan, l’un en 2011 à Calais, l’autre en 2013 à Mulhouse.
Des milliers de réfugiés nigérians sont déjà arrivés dans l’ouest du Tchad par canoé ce mois-ci. Leurs témoignages sur la situation au nord-est du Nigéria sont poignants et le HCR se prépare à d’autres afflux du fait de la poursuite des violences.
Le HCR s’est félicité vendredi de la réforme sur la procédure d’asile en Grèce, et ce lors d’une période de difficultés économiques et politiques dans ce pays de l’Europe du Sud. Toutefois davantage doit être fait.
Depuis novembre 2014, une nouvelle opération, « Triton » a été lancée en Méditerranée pour tenter (sans y parvenir) de contrôler la migration massive partant d’Afrique du nord et du Moyen et Proche Orient pour l’Europe. Confiée à Frontex l’agence européenne de surveillance des glacis de la «Forteresse Europe», « Triton » remplace « Mare Nostrum », opération purement italienne qui avait permis de récupérer en mer plus de 150’000 migrants. « Triton » n’est pas ce qu’était « Mare Nostrum », une opération humanitaire de sauvetage des migrants en perdition dans le grand cimetière marin ou des milliers d’entre eux ont déjà sombré, « Triton » est une opération de surveillance des frontières: 20, pays y participent, mais les fonds qui lui sont alloués sont trois fois moins importants, le personnel qui lui est affecté quinze fois moins nombreux et elle mobilise deux fois moins de navires que « Mare Nostrum » par l’Italie seule.
Le HCR a publié une mise à jour des lignes directrices sur les besoins de protection internationale des personnes fuyant la Somalie méridionale et centrale. Bien que la sécurité s’est améliorée dans certaines parties du sud et du centre de la Somalie, le conflit armé continue. L’insécurité et les atteintes aux droits humains généralisées continuent de contraindre les Somaliens à quitter leur pays. Plus de 42’000 Somaliens ont cherché asile dans les pays voisins et ailleurs en 2013.
La Grèce fait face à sa sixième année de crise économique profonde, les réponses de la police aux tensions sociales continuent de bafouer les droits de l’homme. Une série de politiques étatiques et les descentes de police ont conduit à une augmentation des violations des droits de l’homme, telles les contrôles au faciès et la détention arbitraire.
« Trapped in Europe’s Quagmire: The situation of asylum seekers and refugees in Bulgaria » est le titre du rapport de Bordermonitoring sur la Bulgarie. La rédaction du rapport a été réalisée par quatre chercheurs indépendants et analyse les conditions structurelles d’un pays, la Bulgarie, qui met les demandeurs d’asile et les réfugiés dans une position extrêmement vulnérable.
Le HCR dirige le lancement d’un plan de réponse régionale pour le Central African Republic situation Refugee Emergency. Le plan couvrira quatre pays: le Cameroun, le Tchad, la République démocratique du Congo (RDC), et la République du Congo. Il a été lancé le 16 avril et met en évidence les besoins de sept agences des Nations Unies, de l’OIM et de six ONG qui fournissent une aide dans la région;
Le groupe Refugee Protest Vienna a produit une série de pictogrammes, créée en collaboration avec les réfugiés. Basés sur des signes de « danger poison », ils sont conçus pour qu’ils aient des utilisations multiples. Ils ont été utilisés comme des affiches, des bannières et des panneaux pour les manifestations. Ils ont également été présentés sur un panneau érigé au Sigmund Freud Park, un espace public à Vienne que plusieurs centaines de réfugiés occupaient à l’automne 2012.
Le site « The arrivalists » publie des écrits de personnes qui sont actuellement ou ont été incarcérées dans un centre de détention administrative en Australie.
Plus d’un million de réfugiés syriens ont été accueillis dans un pays qui compte seulement 4 millions d’habitants.
De nombreuses voix s’élèvent en Suisse pour que la Confédération accueille davantage de réfugiés syriens. Parmi elles, la directrice d’Amnesty Suisse Manon Schick appelle à « assouplir les règles ».
Shaadi fume et attend: assis dans le hall de l’hôtel qui est devenu sa deuxième maison, il allume une cigarette après l’autre, regarde nerveusement son téléphone portable en attendant un appel. « Le bruit court qu’il en part un demain » dit-il sur un ton qui hésite entre espoir et résignation. Il vient d’avoir trente-quatre ans, il a une femme et deux enfants qu’il a laissés à Damas. C’est un ancien comptable, avec le sourire éteint d’un employé triste, et il a déjà versé six mille dollars aux passeurs pour s’embarquer à bord d’un navire qui l’emmènera directement en Italie, et « de là en Allemagne, où il obtiendra l’asile politique et fera venir sa famille ».
État des lieux et examen de quelques aspects critiques dans une perspective des droits humains.
En 2014, près de 800 mineurs non-accompagnés ont demandé l’asile en Suisse. En tant que migrants, mineurs et sans parents, ils sont triplement vulnérables et sont en principe protégés par la Convention internationale des droits de l’enfant. Mais en Suisse, des cantons les laissent végéter, avec à peine de quoi se nourrir convenablement, en attendant leur possible renvoi. La Suisse, berceau du droit humanitaire, ferme les yeux sur un gaspillage d’années de vie précieuse.
L’association elisa-asile, qui apporte une assistance juridique aux requérants d’asile, s’oppose à la construction d’un nouveaux bâtiment à l’aéroport de Genève. L’association a déposé un recours au Tribunal fédéral.
Le rapport de l’OSAR réfute toute embellie. En Suisse, les demandes d’asile déposées par des Érythréens ont atteint un point culminant, comme le prouve la statistique en matière d’asile 2014 publiée aujourd’hui. Certains milieux politiques veulent que la Confédération réévalue sa pratique en matière d’asile pour l’Érythrée. Or, une récente recherche de l’Organisation suisse d’aide aux réfugiés montre que le régime de ce pays de la Corne d’Afrique recrute même des enfants dans les camps militaires.
Au croisement des frontières entre la Turquie, la Grèce et la Bulgarie, se déroule une terrible partie de cache-cache entre les autorités et les migrants tentant d’entrer par cette porte de l’Europe. Beaucoup racontent avoir été refoulés, parfois avec violence, au mépris du droit international.
Il est désormais évident que l’Italie ne peut plus faire face aux demandes d’asile qui lui sont adressées. La Suisse doit assurer la protection des personnes qui viennent demander l’asile ici et cesser immédiatement les renvois vers l’Italie. Le SEM et le Conseil fédéral doivent au plus vite éviter d’autres traitements inhumains et dégradants au sens de l’art. 3 CEDH.
Un jeune demandeur d’asile érythréen a été assassiné à Dresde, le fief de la «Pegida» et des néonazis en Allemagne. La Police ferme d’abord les yeux, les habitants de la ville s’indignent.
Le manuel Asile et retour est un ouvrage de référence et un outil de travail pour les collaboratrices et collaborateurs du Secrétariat d’Etat aux migrations (SEM). Il contient les informations les plus importantes sur des thèmes particuliers spécifiques de la procédure et du retour. Il prend en considération les dispositions légales, la doctrine, la jurisprudence et la pratique s’y rapportant.
Aéroport de Genève: Elisa-Asile maintient son opposition à la construction d’un lieu de détention pour les requérant-e-s d’asile
Dans un courrier remis hier à l’Hospice général, cent dix-sept résidents d’abris PC dénoncent des conditions de vie indignes qui nuisent à leur santé.
On a pu observer, après les sauvetages de fin 2014 au large de l’Italie, que la règle numéro un du passeur est de ne pas se laisser piéger au milieu de ses passagers. C’est pourtant bien là que la campagne Mos Maiorum de l’UE comptait les épingler.
À Saint-Ouen, en Seine-Saint-Denis, ils sont 168 à attendre depuis 3 mois que les autorités françaises les prennent en considération. Ils ne représentent pourtant qu’un pourcentage infime des deux millions de réfugiés syriens qui pour la moitié se sont arrêtés au Liban, et pour le reste survivent, dans leur écrasante majorité, entre la Jordanie, la Turquie et l’Irak.
Lisbonne été 1980. Deux sœurs âgées de seize et dix-sept ans viennent d’arriver d’Angola pour fuir la guerre. Livrées à elles-mêmes, Alda l’aînée et Maria vont devoir apprendre à survivre sans argent, dans une ville étrangère. Avec la complicité d’autres angolais, elles s’organisent une existence précaire dans une banlieue grise et polluée. Cet exil leur apprendra aussi à choisir leur destin en devenant des femmes fortes et dignes…
Le 26 janvier 2015, un groupe de demandeurs d’asile logés dans trois différents abris de la protection civile à Genève ont remis une lettre ouverte à l’Hospice général portant sur leurs conditions d’hébergement. Cette lettre a été signée par 117 personnes.
Les demandes d’asile ont augmenté de 11% en Suisse l’an passé par rapport à 2013. Une question qui se pose notamment est celle du logement. L’Organisation suisse d’aide aux réfugiés (OSAR) avait appelé les privés à ouvrir leur porte. A Onex, dans le canton de Genève, une femme accueille chez elle une famille syrienne, chrétienne. La mère, son fils de 29 ans et sa fille de 36 ans ont fui Damas en décembre dernier.
La situation actuelle concernant les réfugiés montre l’importance de la collaboration à l’échelle européenne dans le domaine de l’asile. C’est dans ce contexte que la Commission des institutions politiques du Conseil des Etats s’est prononcée en faveur de la participation de la Suisse au Bureau européen d’appui en matière d’asile.
Le Centre Suisses-Immigrés de Sion est connu de tous les requérants d’asile du Valais. Créé en 1984, il est devenu, trente ans après, un lieu incontournable de réflexion et d’engagement autour de l’asile et de la migration. La rédaction valaisanne de Voix d’Exils est allée à la rencontre de Mme Françoise Jacquemettaz, l’une des fondatrices du Centre. Interview.
Les demandeurs d’asile et migrants vivant dans le dénuement dans la ville portuaire de Calais sont victimes de harcèlement et d’exactions de la part de la police française, a déclaré Human Rights Watch aujourd’hui. Les abus décrits à Human Rights Watch comprennent des passages à tabac et des attaques au gaz lacrymogène alors que les migrants et demandeurs d’asile marchaient dans la rue ou se cachaient dans des camions dans l’espoir de se rendre au Royaume-Uni.
Quelque 7300 réfugiés nigérians sont arrivés dans l’ouest du Tchad ces dix derniers jours, fuyant les attaques des insurgés ciblant la ville de Baga et les villages environnants dans le nord-est du Nigéria. Les équipes du HCR au Tchad sont à la frontière et recherchent plus d’informations sur les nouveaux arrivants et leurs besoins. Selon les médias, l’attaque sur Baga a fait des centaines de victimes et forcé la plupart de ses habitants à fuir.
L’agence des Nations Unies pour les réfugiés a fait état vendredi de l’intensification des combats à Benghazi et dans d’autres villes de l’est de la Libye depuis début 2015 et qui a provoqué de nouveaux déplacements.
Une atmosphère d’étrangeté nimbe la Boisselière, maison de retraite en déclin, au milieu des forêts. Des êtres en fuite – hommes, femmes, enfants – y trouvent asile puis s’y installent, en entente avec les résidents. D’où viennent-ils? À quoi veulent-ils échapper? Guerre, invasion, épidémie? On ne sait. Un jour, trois nouveaux arrivants rompent le fragile équilibre autarcique: menaçants, violents, cyniques, il font éclater la communauté. Plus tard, dans la maison abandonnée, le narrateur tente de reconstituer le drame à partir de traces à demi effacées: journal intime, notes, lettres. Le mystère pourtant reste entier. Romancière au talent affirmé, Sylviane Chatelain maîtrise le trouble et l’incertitude.
Jamais, depuis 1945, il n’y a eu autant de réfugiés dans le monde, selon le HCR. Malgré les douanes et la police, les migrants gagnent l’Europe du Nord. La répartition des exilés entre les pays, et particulièrement l’accueil des Syriens, ne peuvent laisser la Suisse indifférente. Nous avons suivi le voyage de six Syriens.
Nabil a fui, sans se retourner, le pays de son cœur transformé en théâtre de guerre. Derrière lui, des cendres. Devant, l’Europe, où son épouse a réussi à s’échapper. Entre les deux, une forteresse. Trouvera-t-il la faille?
Collectif de réalisateurs lausannois, Climage offre ses documentaires en ligne pour ses 30 ans. Une première en Suisse. Explications avec Fernand Melgar.
Le rapport « I am human. Refugee women’s experience of detention in the UK » publié par l’association Women for refugee women en janvier 2015, souligne le harcèlement sexuel auquel font face les femmes détenues dans le centre de détention de Yarl’s Wood, qui se situe à une heure de Londres.
La coopération entre Etats et à l’échelle internationale consiste à faire ratifier et appliquer les textes internationaux en faveur de la protection des réfugiés, à renforcer la solidarité internationale pour mieux partager la solidarité et la protection des réfugiés, au sein de la communauté internationale et du HCR. Mais nombre d’accommodements subsistent à l’échelle régionale. Le droit d’asile demeure un droit mal respecté, peu légitime au regard des Etats d’accueil qui ne cessent d’en restreindre la reconnaissance et peu reconnu par la communauté internationale. Les défis sont nombreux, car ils sont liés à la fois à un contexte international sans cesse recomposé, à une mondialisation des migrations en marche et à une approche sécuritaire mêlant réfugiés et politiques de contrôle. En revanche, la coopération reste balbutiante, enlisée parfois entre une dérive souverainiste et une gestion régionale des flux.
Près d’un demi-million de personnes ont été contraintes d’abandonner le Waziristan du Nord en raison de l’opération militaire qui s’y joue. Parmi elles, environ 80’000 se sont rendues jusqu’en Afghanistan dans un mouvement sans précédent.
Le gouvernement kényan, l’ONU et les bailleurs de fonds devraient agir pour mettre fin aux violences généralisées, à la détention dégradante, à l’extorsion, et aux dysfonctionnements policiers.
Sur les 14’700 réfugiés congolais hébergés au camp rwandais de Gihembe, rares sont ceux qui envisagent de bientôt rentrer chez eux. La majeure partie des 75’000 réfugiés congolais accueillis au Rwanda sont des Tutsis arrivés entre 1995 et 1997 des territoires de Masisi et Rutshuru, dans le Nord-Kivu, une province qui compte toujours une pléthore de groupes armés, la rendant trop dangereuse pour que les Nations Unies organisent le retour des réfugiés.
Une enquête de mortalité rétrospective de Médecins Sans Frontières (MSF) révèle que 2 599 membres des familles centrafricaines réfugiées à Sido, au sud du Tchad sont morts entre novembre 2013 et avril 2014 (soit 8% de la population), lors de la campagne de persécutions contre les minorités musulmanes en République centrafricaine (RCA). Avant leur départ ou pendant leur exode vers le Tchad, 91% des décès au sein de cette population sont imputables à la violence. Au Cameroun, les réfugiés qui continuent d’affluer après des semaines d’errance sont épuisés, traumatisés et leur état nutritionnel est alarmant.
Les barrières couronnées de barbelés installées autour du port de Calais dans le cadre du dernier accord franco-britannique avaient été renversées par le vent une première fois le 27 décembre, puis une deuxième fois ce 15 janvier.
La crise syrienne est aujourd’hui la plus grande crise de PDI au monde et probablement aussi la crise dans laquelle le plus grand nombre de personnes se retrouvent «coincées». De surcroît, le nombre de réfugiés originaires de Syrie ne cesse d’augmenter.
Il n’est pas facile de mesurer le rôle de la foi dans le secteur humanitaire. Les croyances promeuvent généralement l’hospitalité envers autrui, et un grand nombre d’organisations (et de personnes) inspirées par leur foi ou leur religion portent assistance aux nécessiteux, de même que de nombreux chefs religieux et communautés religieuses agissent localement pour fournir assistance et protection.
Plus de 20ʹ000 mineurs sont arrivés en Italie par la Méditerranée en 2014. Le nombre de ces migrants ne cesse d’augmenter. En Suisse aussi. L’accueil et l’encadrement de ces ados est crucial. Reportages en Sicile et en Suisse.
Le Service de renseignements de la Confédération (SRC) examine les demandes d’asile en relation avec le risque terroriste. Cette réglementation introduite après les attentats du 11 septembre 2001 vise à empêcher que des djihadistes entrent en Suisse en tant que requérants.
Un nombre croissant d’enfants migrants sont placés en détention dans les pays où ils cherchent l’asile, alors que de plus en plus de travaux scientifiques montrent que ce genre d’enfermement génère des difficultés psychologiques et des problèmes de développement à long terme.
Pendant que vous lisez ces mots, un blocus instauré par le régime syrien affame depuis 500 jours les civils du camp de réfugiés palestiniens de Yarmouk, sis au sud de Damas. Une action immédiate pour changer cette situation est absolument nécessaire!
En 2014, TERRE DES FEMMES Suisse a publié une étude sur la situation des femmes requérantes d’asile dans un certain nombre de logements collectifs en Suisse romande et en Suisse alémanique. Il s’est avéré que les hébergements collectifs favorisaient les discriminations et ne pouvaient répondre de manière adéquate aux besoins spécifiques des femmes réfugiées.